Azzura


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Onyria Azzura - Reine d'Azzura / Baltazar Numengar - Archimage

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◈ Missives : 615

◈ Âge du Personnage : 79 ans, en oubliant les cinq millénaires plongés dans l'obscurité...
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Azzura
◈ Localisation sur Rëa : Azzura
◈ Fiche personnage : Baltazar Numengar / Onyria Azzura

Maître du Jeu
Baltazar Numengar

◈ Mer 30 Oct 2013 - 21:32

◈ Prénom :  Onyria
◈ Nom : Azzura (d'Almeriani)
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 39 ans, en oubliant les cinq millénaires plongés dans l'obscurité...
◈ Date de naissance : 4ème jour du mois de Bremisc, il y a 5151 ans pour vous...
◈ Race : Sang mêlé Valduris - Eressåe
◈ Ethnie : Vreën - Eressåe des Abysses
◈ Origine : Azzura
◈ Alignement : Neutre
◈ Métier : Reine d'Azzura


◈ Prénom :  Baltazar
◈ Nom : Numengar
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 79 ans, à ce qu'il dit...
◈ Date de naissance : 17ème jour du mois d'Ordo, l'année est indéterminée
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Lyria
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Métier : Archimage d'Azzura



Magie


La reine Onyria était de son temps un archimage extrêmement puissant. Au diapason de ce statut, elle maîtrisait l'intégralité des formes de magie existant dans ce monde.
Hélas, elle n'est maintenant plus qu'une ombre. Une coquille vide scellée par le destin tragique qui fut le sien...

En ce qui me concerne, moi, Baltazar et bien... Disons que je suis toujours l'Archimage que j'étais auparavant. Je maîtrise des arcanes bien complexes, et notamment... Celles de sonder le cœur des gens...


Compétences, forces & faiblesses


Dans un passé lointain, Onyria était une Reine aimée de son peuple. En cela, elle acquis nombre de compétences, liées à sa haute lignée.

Connaissance
Histoire de son temps (expert)
Noblesse et royauté, étiquette et bienséance (maître)

Art des combattants
Stratégie des combats magiques (maître)
Magie destructrice, défensive, soin et anticipation (maître)

Art des chevaliers
Équitation (expert)

Art des politiciens
Gouvernement & politique (maître)
Diplomatie (maître)

Art des sages
Concentration (expert)

Art de représentation
Danse de cour (expert)

Il ne fut que peu de zones d'ombre sur sa royale personne durant sa vie, à son zénith. Son indéniable qualité de gouverneur de la cité et du royaume d'Azzura en faisait un être choyé des siens.
Pourtant, elle est aujourd'hui un corps vide dont l'esprit s'est échappé bien trop loin...
Peu pensent possible le retour de celui-ci, car cette étrange compétence de la lignée Azzura semble s'être délitée avec le temps...

Son unique capacité, maintenant, est de pouvoir marcher et de mouvoir ses quatre membres. Son corps semble presque un automate, guidé par les seuls instincts primaires...

Il m'incombe de prendre soin d'elle, depuis notre réveil et malgré mes qualités en tant qu'Archimage. Je ne saurais pourtant souffrir longtemps de rester debout et éveillé, à mon âge... Voici donc mes modestes éruditions.

Artisanat
Alchimie (expert, je rate parfois encore mes quelques préparations...)

Connaissance
Histoire de la magie, mystères (maître)
Histoire de notre passé (expert)
Religions (expert)

Art des politiciens
Gestion, diplomatie (maître)

Art des sages
Concentration (maître)

Langues parlées
Kaerd, Alšhra, Eressåe, Nymeriin, Demeri



Physique


Onyria Azzura


Cheveux : noirs
Yeux : bleu azur
Taille : 5 pieds, 5 pouces (1,77 mètre)

Au loin se détache une silhouette élancée. Belle, elle l'est.
Entre les pâles colonnes, les tapisseries d'argent et les velours d'azur, elle déambule, ses yeux d'un bleu céleste semblent perdus dans le néant...
Ses lèvres incarnates adoptent une moue légère et délicate, sa peau marmoréenne, à l'image de ce palais s'irise de reflets à peine rosés qui reflètent la vie de ce corps dénué de volonté propre.
De longs cheveux noirs, soigneusement coiffés par ses suivantes, sont agrémentés des plus jolies parures et perles d'argent, de lapis lazuli et d'or, tout comme ce trône presque laissé vacant.

Et pourtant, sa stature et son charme magnétique demeure à travers les âges, à travers le temps qui lui a fait perdre son essence. Certains trouveront ses yeux vides étranges, d'autres, en les croisant, espéreront qu'elle puisse un jour revenir à la vie.

Elle se met à marcher, guidée par aucune sensation. Prisonnière d'une enveloppe qui n'est plus la sienne. Pourtant, quelque part, je sais que son esprit attend et patiente pour retourner à elle...


Baltazar Numengar


Cheveux : blancs
Yeux : bruns
Taille : 5 pieds, 2 pouces (1,68 mètre)

Disons que j'ai pour moi la stature d'un vénérable à la barbe blanche dont le temps a marqué les traits. Je suis plutôt de faible constitution, comme en témoignent les nombreuses années passées à l'étude dans l'immense bibliothèque d'Azzura. Je suis plus accoutumé à sillonner les bancs de l'académie plutôt qu'à me battre. Je n'ai pas besoin d'en avoir les connaissances, par ailleurs. La magie me suffit bien assez...


Caractère


Longtemps avant notre sacrifice, de cette histoire que l'on a pu vous conter, Onyria était un être fort, déterminé et presque froid, pour ceux qui ne la connaissaient pas. Ses choix étaient justes, parfois cruels, mais la gestion d'un royaume, de milliers d'êtres, ne peut entraîner que des événements qui peuvent être jugés indignes, ou mauvais. Il en était ainsi, comme ça l'est pour tous les royaumes qui parsemaient les terres de notre monde, bien qu'aujourd'hui celui-ci soit si différent pour nous que l'on ne puisse pas encore vraiment le comprendre.

Onyria était ainsi. Droite, sévère et à la fois aimante de ses sujets. Parfois, elle pouvait faire preuve d'un humour délicieux, toujours subtil et fin, dû à sa condition et à sa stricte éducation.
Douée en politique, en gestion, elle sut utiliser tous les moyens à notre disposition afin de conserver le statut du royaume et de sa cité-mère, celui d'un asile à ceux qui chercheraient ici fortune, ceux dont le cœur serait bon. Si elle dut faire de difficiles choix à ce propos, car Azzura avait aussi ses limites, elle mettait tout son être à l'ouvrage afin de trouver des compromis pour aider ceux qui le nécessitaient.

Elle reste aujourd'hui une digne descendante de la lignée Azzura en ayant choisi de perdre son nom originel, comme son père avant elle. En ayant accepté de ne faire qu'un avec son royaume et de partager ce lien mystique et magique si particulier que seuls les Rois Azzura pouvaient pratiquer...

Maintenant, néanmoins, cette pauvre femme qui s'est sacrifiée pour le monde semble ne plus être elle-même. Avant de devenir ce qu'elle est aujourd'hui, elle savait ce qui allait être, car la prophétie l'avait mentionné.
Généreuse, conservant en elle l'espoir de jours meilleurs, elle accepta son odieux anathème et renonça à son existence pour sauver nos vies de Lui...

Moi, je reste pourtant convaincu de son retour prochain, même si l'espoir s'amoindrit avec le temps. Je suis optimiste et reste gai et fort afin de la voir revenir ici, heureuse de voir que nous avons pris le temps à nos soins pour elle et pour Azzura. Si certains peuvent se méprendre sur ce bonheur que j'affiche, je peux vous l'assurer, je le suis pour de bonnes raisons : nous avons préservé Azzura et le monde de Ses méfaits... Nous en sommes tous soulagés, mais jusqu'à quand ?


Inventaire


Une reine se doit d'être parée des plus beaux atours en toute circonstance. Ses domestiques et ses proches lui choisissent une toilette différente chaque jour, pour qu'elle conserve, malgré son état, son allure altière et noble d'autrefois.
Pour en revenir à mon humble sujet, je porte toujours mes vieilles robes de sorcier...


Histoire


Il fut un temps où tout était différent de votre histoire.
Un temps où tout était encore possible, où le destin était celui qui vous guidait dans tous les chemins de votre existence. Cette existence, plongée dans des millénaires d'histoire passée, existe encore et nous en sommes les seuls témoins encore vivants...

Azzura était une cité à nulle autre pareille, dont les Arkvalds blancs étaient l'emblème et dont la lignée de Rois avait forgé dans la magie et la sueur d'un travail centenaire les contours...
Au-delà de ces immenses statues félines, se dressait l'autel consacré à la grandeur de ce pays formé par des générations multiculturelles ayant façonné de bien des manières ses rues, ses bâtiments ou même ses esprits.

Les étals des marchés et les boutiques, toujours ouvertes, offraient des merveilles, vestiges d'anciens souvenirs, aux étrangers ou aux collectionneurs. L'école des mages y était la plus qualifiée, car Azzura était bâtie sur l'essence de la magie même de ce monde. Un puits d'énergie mirifique et mystique voué depuis toujours au Bien.
L'arbre qui condensait cette essence s'appelait Brimeäl. En Alšhra, il signifiait "vent de vie" et était le centre magique de tout. Nul ne sait encore d'où vint cet arbre, s'il fut déposé ici par les dieux eux-mêmes. La seule chose dont nous sommes certains, c'est que ce dernier choisit à l'origine, il y a des temps immémoriaux, une famille, un sang.

Nous pensons que cette famille était déjà de sang-mêlé, comment expliquer alors que tous ceux qui aient par la suite été choisis, descendants de nos lointains ancêtres, aient dû être à la fois Eressåe et Vreën ?...

Les prémices de cette sélection demeurent incertains, mais il semble que les propriétés de ces deux races, capables de s'unir, aient déterminé une essence des plus particulières. Ce mélange fut donc de tout temps pratiqué. Brimeäl choisissait l'enfant qui allait bénéficier de ses sacrements et celui-ci se voyait marqué dès la naissance d'un étrange sceau. Une empreinte divine en forme de fleur au creux de sa nuque.
D'une existence de magie, personne ne se demandait s'il s'agissait d'un fait étrange. Il s'agissait d'une banalité affligeante pour nous, bercés dans les illusions des vents magiques que beaucoup savaient utiliser.

Le destin d'Onyria fut donc scellé dès sa venue au monde. Ses yeux nimbés d'une lueur astrale et ses cheveux noirs étaient tout à fait semblables à ceux de sa mère, cette lignée proche de celui qui allait leur apporter cette affreuse nouvelle, celle du futur qui allaient tous les condamner.

Eressa. L'oracle. La prophétie.

Avant tout cela, cette princesse, future reine, apprit tout de la bienséance, des liens tortueux de la politique et de la gloire de ses pairs, comme des histoires d'antan. L'enfant grandissait, apprenait à se lier à la terre et à chérir Brimeäl, comme son royaume.
Son père lui enseigna l'art de la séparation. Celui qui faisait sortir son âme de son corps, propre à la seule lignée Azzura dont ils prenaient alors le nom.

Cette étrange compétence, on la devait à l'arbre de Vie. Il était le lien entre l'âme du Roi et de tout son royaume. Sans pour autant en ressentir les souffrances ou les joies, l'élu de Brimeäl devenait son royaume, était Azzura.

Les années passèrent, heureuses, partagées entre l'éducation politique et magique, puis le père d'Onyria, lui aussi sang-mêlé, mourut. Il avait alors soixante ans. Fatigué et rongé par une maladie qui l'avait condamné depuis des années, ce dernier s'éteignit dans un soupir soulagé, laissant alors à sa fille la charge de ce royaume entier. Elle n'avait alors que dix-neuf ans et la force magique résiduelle de l'ancien roi se déversa en elle, brusquement.

Bien que rongée par la tristesse, sa mère s'attendait à ce trépas : son époux était de constitution fragile, malgré le sang d'Eressa qui parcourait ses veines. Laen se devait de continuer à veiller sur sa fille et sur le pays, pendant qu'Onyria apprenait les rouages et les difficultés que la royauté entraînait.
Afin que le mélange demeure équitable, Onyria devait épouser un Vreën de pure et haute lignée. Ce privilège lui fut donc accordé, mais le bonheur fut de courte durée. Comme si une malédiction s'abattait sur elle, elle perdit en couches son premier enfant. Longtemps, le couple tenta de concevoir un héritier, mais sans succès... Onyria ne pouvait plus enfanter.
Les ans passèrent... Malgré la douleur et ce vide dans son existence, la reine restait forte, droite, juste et se plongeait dans l'étude des légendes afin de comprendre pourquoi Brimeäl souhaitait laisser vide sa descendance, lui refusait de donner naissance à un nouveau roi. Quelque chose l'empêchait de continuer à propager le futur d'Azzura, mais elle ne trouva jamais pourquoi...

Cette réponse lui fut apportée de nombreux cycles plus tard, par celui-même qui venait demander asile à Azzura. Par son cousin lointain, Lyssaendrel, alors roi d'Eressa et déchu de son trône pour quelques odieuses affaires qui préoccupaient l'État.

Avec joie, elle attendit sa venue et lui offrit, à son arrivée, tout ce dont il avait besoin pour rester auprès d'eux. Elle se devait d'être son refuge, son asile et ayant appris à mieux le connaître par lettres depuis des années déjà, lui fit une place de choix au sein de son Conseil. Cet homme avait été un Roi, il saurait tout autant que Baltazar et Anja comment appliquer les meilleures sélections pour la gestion de ce royaume au gouvernement délicat.

Mais celui-ci n'emmenait pas que ses compétences, ici-bas.

Il portait avec lui un terrible message, la raison des malheurs d'Onyria. Puis son avenir.

Des années durant, nous dûmes apprendre de cette prophétie qu'il transportait avec lui, mîmes à profit les artefacts qu'il fit emmener pendant son exil, dont un d'une taille immense et suffisante afin d'alimenter un dôme magique, conçu par les plus grands archimages de notre temps.
Pourtant, cela ne fut pas suffisant...

Le trépas était proche, la reine Azzura avait accepté son destin. Celui de se condamner et de condamner son peuple à un sommeil millénaire, guidée par la seule volonté de sauver le monde qui allait être en danger.

« Ce sacrifice, Baltazar, je le fais pour tous ceux qui possèdent encore un avenir ici... »

M'avait-elle dit à cette époque. Pourtant, je refusais de voir l'évidence moi-même. Je n'étais alors que l'Archimage le plus puissant de mon temps, ayant appris ma vie durant à canaliser les vents magiques, à les appréhender et allant même jusqu'à les guider de volonté. Comment cette magie pouvait porter sur nous cette damnation ? Pourquoi ne pouvais-je pas avec mes sciences trouver d'autres solutions que celle qui était écrite ?

« Baltazar... C'est écrit. S'il s'agit du jugement de l'Oracle, qu'il en soit ainsi. Ne pleurez pas ma perte, il est écrit que je vivrai. Si mon âme doit quitter à jamais ce corps, sachez au fond de vous que celle-ci restera à jamais en Azzura, dans les feuillages balayés par le vent, dans la terre que nous chérissons. Si je dois sauver ainsi ce royaume, je le ferai. Je vous en prie, apprenez-moi cette incantation. »

Malgré mes protestations et celles des conseillers, nous dûmes nous rendre à l'évidence. Ce qu'Onyria avait traversé et ce que nous allions subir n'était pas dû au hasard. Le destin était écrit bien avant notre naissance...
En ce jour funeste, celui où nos vies ont basculé, je m'évertuais à me « battre » avec ce cher Lyssaendrel qui se rendait maître de « ma » bibliothèque. Peu importe, je lui laissais son vieux statut de bibliothécaire. J'étais un Archimage, après tout. C'était bien suffisant.

Pourtant, ce combat était inégal. Si ma magie était la plus forte, la sienne était bien plus précise et plus belle. Ses connaissances de certaines créatures me dépassaient et je dus me rendre à l'évidence, en voyant cet immense Arkvald blanc en face de moi, aux yeux glacier, au poitrail et à la tête scellés d'argent et de saphirs, que je ne pourrais jamais faire si beau...

Pourtant, Il s'abattit sur nous à ce moment précis, ce qui n'était pas attendu...
Dans notre insouciance, dans notre rixe, nous avions oublié l'épée qui se balançait au-dessus de nos têtes...

Onyria, elle, l'avait senti arriver. Consciente de demeurer la seule clé dans ce destin funeste, elle s'était déjà enfermée dans cette salle d'onyx, lieu amplificateur de magie, située au-dessus-même du gigantesque artefact qui établissait alors notre dôme magique protecteur...
Qui sait ce qu'elle put vivre, seule éveillée dans un corps piégé par la glace pendant cinq millénaires ?
Cinq mille années d'attente ou son être, son âme se sont délités, doucement, inexorablement, puis où elle dut libérer avec l'ultime parcelle d'humanité présente en elle son dernier souffle... Son esprit, libéré... Puis égaré.

Et nous, nous sommes tous éveillés comme s'il ne s'était passé que quelques secondes...

À notre réveil, j'ai compris et me suis immédiatement dirigé vers cette salle, mais lorsque notre Reine en sortit... Elle demeurait un corps vide, dénué d'esprit. Nous avions alors perdu Onyria...

Depuis, nous faisons de notre mieux afin de rétablir notre équilibre perdu, mais il est si difficile d'appréhender l'histoire d'un monde qui, pendant cinq mille années, nous a oubliés...

J'ai encore foi en de meilleurs lendemains.