Azzura

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Terkel Strand - Roi de Valdrek.

◈ Missives : 33

◈ Âge du Personnage : 43
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Alsdern
◈ Origine : Valdrek (en Tveit, Hildeborg)
◈ Localisation sur Rëa : Wargarth
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Ici

Héros
Terkel Strand

◈ Dim 27 Sep 2015 - 15:10

◈ Nom :  Strand
◈ Prénom : Terkel
◈ Surnom : L'Ours Valdra
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 43
◈ Date de naissance : 10 de Friest, An 46 de l'ère des Rois.
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Alsdern
◈ Origine : Valdrek
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Roi de Valdrek


Magie


Aucune.


Compétences, forces & faiblesses



Compétences Générales

Artisanat :

- création d'objets (Intermédiaire) : Terkel, malgré la noblesse de son père, a grandi parmi des forgerons, des chasseurs et des pêcheurs, comme la grande majorité des enfants alsderns. Il ne saura pas forger une épée mais pourra l'arranger au besoin, tout comme il sera capable de créer un arc de fortune ou quelques lances.

Connaissance :

- folklore local (Maître) : En tant que Valdra traditionaliste, Terkel connaît les coutumes de son peuple et les fait respecter. Il veille à ce qu'elle soient perpétuées.

- géographie locale (Expert) et mondiale (Novice) : Osmond a appris à son fils à connaître les moindres recoins de leur région, avant de lui enseigner la géographie de Valdrek. En ce qui concerne celle des autres nations et du monde en général, elle lui provient tout autant des savoirs des marins que des sages qu'il aura rencontrés par son père ou pour sa fille. En tant que roi, il s'est nécessairement mis à jour auprès de ses conseillers.

- histoire locale (Expert) et mondiale (Novice) : Tout comme pour le folklore, l'histoire de Valdrek est aussi présente dans l'encre des manuscrits des maîtres que le sang dans les veines du roi. L'Histoire du peuple est une leçon éternelle qui guide Terkel dans ses choix, et qui a fondé une partie de ses valeurs. Celle du monde lui a été enseignée plus épisodiquement et par nécessité.

- noblesse et royauté (Expert) : Terkel, puisqu'il avait un père Jarl, était déjà au fait des manœuvres politiques avant de les mettre lui-même en place par la suite. En tant que roi, il excelle dans ce domaine et il mène d'une main de fer les jarls à ses ordres.

- religion Alsdern (Maître) : L'Ours valdra a autant de respect pour ses dieux qu'il a de désintérêt ou de dédain pour ceux des autres races et espèces.

Art des combattants :

- combat à mains nues ou armé (Maître) : Terkel est un berserk, les meilleurs combattant valdras. Il sait donc tuer aussi bien avec une arme que sans. Son surnom, l'ours valdra, lui vient d'ailleurs de sa férocité au combat.

- stratégies de combat (Expert) et de guerre (Intermédiaire) : Le roi est né d'un père déjà remarqué pour sa violence en combat et ses exploits de meneur. En tant que digne fils, il s'est inscrit dans la tradition de ce dernier. Terkel privilégie les manières de faire ancestrales des alsderns ; l'escarmouche et un déversement inouï de violence contre leurs ennemis. Ses ambitions ne dépassent cependant pas sa raison et il saura quand, qui et où frapper.

Arts des navigateurs :

- maîtrise des cordes et navigation (Expert) : Tveit étant situé le long d'une côte, Terkel n'a pu manquer d'être bercé par les drakkars. Son père lui a appris à naviguer.

- natation (Intermédiaire) : Tout en sachant nager, l'océan qui entoure Valdrek n'est pas propice à la natation. Terkel ne se noiera pas, loin de là, mais il n'est pas non plus un grand nageur.

Art des chasseurs :

- pistage (Intermédiaire) : Par sa formation et sa jeunesse passée au sein de chasseurs, Terkel a de bonnes bases en pistages.

- survie (Expert) : Un Valdra est de fait un survivant. Tout l'apprentissage du peuple du nord est basé sur la survie et leur force ne leur vient pas seulement de leur grande taille ; elle est une récompense des dieux pour leur vaillance.

Art des chevaliers :

- équitation (Intermédiaire) : Comme tout valdra, on a enseigné à Terkel à monter durant sa formation. Le roi est donc l'aise sur une monture mais il ne montera pas lors des batailles.

Art des politiciens :

- diplomatie (Intermédiaire) : Difficile de juger la manière de parlementer de Terkel, parce qu'il parlemente très peu. Le roi est réputé pour son intransigeance et si une proposition ne lui semble pas digne d'intérêt, il la refusera tout bonnement.

- intimidation (Maître) : C'est là que réside la plus grande force de Terkel. Il n'est pas maître parce qu'il impose la terreur  tyranniquement. Il maîtrise l'art de l'intimidation parce qu'il sait être terrifiant pour ses ennemis et exemplaire pour les siens. Cette stratégie de la terreur s'applique également dans sa manière de faire la guerre ; les forêts brumeuses et hurlantes sont son champ de bataille favori.

- charisme (Expert) : De l'intimidation qu'exerce Terkel découle son charisme. Dans sa manière de parler et d'agir, le roi dégage une force qui impressionne, une assurance qui met en confiance les siens. Dans une salle ou sur le champ de bataille, on ne manque pas Terkel, et il ne souhaite pas qu'on le manque. Il désire que chacun entende ses mots, qu'ils lui parviennent par la verve de sa voix ou la fureur de sa hache.

Arts des sages :

- connaissance de la flore (intermédiaire) et de la faune locales (Expert) : Pour survivre, il faut savoir ce qui est comestible, ce qui peut permettre d'apaiser le corps ou de le soigner. Il faut connaître chaque animal, sur terre ou sous l'eau, pour espérer le manger. Ainsi, comme chaque valdra, Terkel a appris à connaître la faune et la flore de son pays pour y survivre.

Langues :

- Valdra (Langue maternelle - Maître)

- Kaerd (Intermédiaire) : Terkel refuse de parler le Kaerd, bien qu'on le lui ait enseigné. Pour lui, l'imposition d'une langue est un acte de guerre et il le combat autant qu'il peut. C'est également un bon élément de surprise que de faire croire à un émissaire qu'il ne comprend pas sa langue. Il ne comprend pas tout, mais il a suffisamment de bases pour saisir les grandes lignes lorsque le discours n'est pas trop élaboré.

Forces et faiblesses :

Indiscutablement, la force de Terkel réside dans son titre, avant tout. Un roi de Valdrek peut influencer le cours de l'histoire, et l'Ours Valdra n'est pas étranger à cette idée. Outre la force de son peuple qui l'entoure et le supporte, c'est la sienne qui est notable. Terkel est un berserk, donc parmi les meilleurs guerriers valdras, et est reconnu pour être monté sur le trône à la suite de nombreux duels. Une autre force, si on peut l'appeler ainsi, est sa terrible intransigeance. Il n'a d'abord aucune estime pour les étrangers, seul son peuple compte et il massacrerait des villes vreëns pour un seul des siens. Ensuite, c'est son intransigeance pour tout ce qui peut représenter une menace envers son peuple, lui-même, ou ses proches. Toute opposition à son encontre mène Terkel à la supprimer, sans cérémonies.

Les proches de Terkel sont sa plus grande faiblesse. S'il devait leur arriver malheur, toute la rigueur instaurée par le valdra disparaîtrait au profit d'une rage infinie. C'est la quête d'un avenir sain pour les siens qui mène le roi. Sans eux, il n'est plus rien si ce n'est une âme réduite à ce pourquoi elle a toujours été disposée ; une aptitude innée à tuer.


Physique


Terkel est tout ce qu'on peut attendre d'un valdra, si ce n'est qu'il est brun, et non blond comme le veut l'image qu'on se fait des hommes du nord. Ses six pieds et demi de haut pour deux cents soixante dix livres en font un être imposant, et qui l'est d'autant plus lorsqu'on croise son regard. Entre sa longue barbe et sa chevelure sauvage, nichés au dessus de deux pommettes saillantes, les yeux gris de Terkel jettent un regard calme sur tout ce qui passe à leur portée. Sa peau, blanche, est marquée par ses quarante années passées dans le froid valdra, le sel de l'océan et ses combats qui laissent à des nombreux endroits des cicatrices ; impacts de flèches, brûlures, estafilades ou coups de hache, c'est toute une histoire qu'on peut lire sur son corps. Ses épaules sont solides, ses bras puissants et ses cuisses larges. Vêtu de fourrures ou d'une armure de cuir, il fait preuve de plus de raffinement dans le choix de ses vêtements depuis qu'il est roi, même s'il se défait difficilement de ses codes simples ; Terkel n'ignore pas qu'on le craindra plus en armure de cuir qu'en belles chemises, et les marques sur sa peau valent parfois de lui épargner bien des mots.


Caractère



L'esprit de Terkel est constamment tourné vers les intérêts de son peuple. Quoi qu'il fasse, ou qu'il pense, le bien des siens entre en compte et décide de ses choix. Traditionaliste, il n'estime que le respect des coutumes ancestrales jusqu'à considérer l'adoption du Kaerd comme une traîtrise. Il se refuse à parler la langue commune, d'ailleurs. Valdrek avant tout, c'est sa devise, et il n'a aucun remord à sacrifier des dizaines d'étrangers pour un seul des siens. C'est sa sévérité, cette brutale dureté, qui l'a érigé à sa place, et il ne laisserait pour rien au monde le destin de son peuple dans d'autres mains que les siennes. Terkel a écrit son histoire dans le sang de ses opposants et il met un point d'honneur à distiller la terreur dans l'esprit de ceux qui oseraient aller contre sa volonté,  en prenant toujours soin de rappeler qu'il agit pour le bien commun, car le roi doit être aimé de ceux qu'il protège et seulement craint de ses ennemis.

Si le tableau peut sembler noir, c'est parce que Terkel le souhaite ainsi. Quiconque n'est pas valdra ne peut saisir l'amour que porte son peuple à son souverain. Vu de l'extérieur, le roi est un être violent, donc inscrit dans la tradition des nordiques, dont il faut se méfier mais respectueux de sa parole. Si Terkel a de quoi inquiéter ceux qu'il n'estime pas, ces derniers peuvent néanmoins compter sur sa manière de faire, directe, juste et sans mesquinerie. L'ours valdra n'est pas amateur des stratagèmes ambigus ; il frappe fort et clairement.

Il y a donc une face cachée de l'homme qui échappe à ceux qui ne subissent que celle qu'il veut bien leur montrer. En plus du sentiment paternel qu'il dégage auprès de son peuple, Terkel se montre d'une douceur frappante, pour qui la découvre, auprès de sa femme, Sohvi, et de son fils Vriek. Sa fille, Svanhilde, bien qu'il l'aime tout autant que les deux autres, n'a jamais reçu autant d'affection, car il l'a élevée dans l'optique d'en faire son héritière. Plus âgée que Vriek, elle possède également un don qui lui aura été refusé à la naissance, la vue. Terkel protège son fils, le chérit et l'estime comme un présent du dieu dont il lui a donné le nom. Lorsque Terkel doute, il trouve auprès de Sohvi et Vriek une présence apaisante et réconfortante, des réponses aux questions incessantes qui troublent les nuits d'un homme de pouvoir et aux responsabilités immenses. Si le roi possède un point faible, une faille, il s'agit bel et bien de son garçon et de sa femme.


Inventaire


Terkel n'a jamais aimé le faste, en plus de coller à l'archétype du berserk. Même en tant que roi, il se vêt du simple nécessaire ; quelques fourrures, des braies, un bracelet à son poignet gauche pour seule fantaisie. Quotidiennement, il porte à sa ceinture une hache simple pour ne jamais être désarmé mais, lors des batailles, il aura une hache de guerre et portera bien souvent son armure de cuir ; d'une simplicité propre à Terkel, un plastron constitué de bandes qui auront l'avantage de le sauver de quelques coups ou estafilades sans le ralentir.


Histoire




Aussi loin que remontait la mémoire de Terkel, il se souvenait des longues journées aux pieds des montagnes, sur un lit de neige crissant, entre les reflets parfaits de l'eau dormante d'un lac et les vagues capricieuses d'une mer lointaine. Pour un enfant du sud, ce paysage serait d'une triste monochromie, mais il était pour le garçon le visage d'une terre qu'il estimait plus que tout. Terkel ne rêvait de rien outre les monts aux neiges éternelles, ses rêves de jeune valdra ne les dépassaient jamais. Lui, il voulait rester là pour toujours, et défendre les terres, comme père.

Son père, Osmond Strand, était l'homme qui avait pris par la force de ses armes le pouvoir en Tveit, et qui avait défendu, pendant deux ans, Valdrek contre l'assaillant heisen. Il portait sur son visage les marques de ses combats et, dès la naissance, Terkel fut baigné par la gloire de cet homme estimé partout autour de lui. La fierté de l'enfant, liée à son essence indubitablement valdra, en firent dès ses premières années un esprit ouvert à la voie que lui désignaient les siens. Osmond cultiva la nature de son fils et développa au plus vite son esprit guerrier en le mettant en concurrence avec les autres enfants de leur entourage. Le fils du jarl était plus grand et plus fort que les autres et, dans les simples jeux et concours de l'enfance, il se montrait déjà infatigable et combatif. Lorsqu'arriva son frère, Hagbard, Terkel se montra très tôt protecteur et les deux grandirent soudés. Quatre ans de différence, une tête de plus, deux silhouettes qui ne se quittaient jamais, et n'avaient jamais aucun différend.

La séparation fut difficile lorsque Terkel dut intégrer un centre de formation pour jeunes valdras à ses douze ans, mais il quitta sa famille avec une phrase de son père en tête ; chaque camarade serait pour lui un frère. Ce fut effectivement le cas. Au centre de formation, Terkel tissa des liens éternels avec ses désormais frères d'armes. Remarqué pour ses capacités martiales supérieures à la moyenne, en partie dues à son entrainement poussé dès le plus jeune âge mais également à sa nature, chacun porta sur lui un œil respectueux et fraternel, et le jeune ours grandit d'année en année, s'élevant même auprès de ceux qui le dépassaient seulement de taille. Terkel était un chef-né, un esprit qui savait jouer de sa fierté et de sa passion pour les siens. Lorsqu'il y avait un litige entre frères, il était présent pour le résoudre. S'il fallait porter un camarade blessé, il se proposait naturellement et, lorsqu'il y avait un homme à honorer, il se dressait fièrement.

Le retour de Terkel en Tveit, à ses dix huit ans, se passa sous les célébrations des siens. En six années, il s'était métamorphosé et le désormais homme était devenu plus grand que son père. Ce dernier, fier que son fils rentre glorieux de sa formation, avait organisé un banquet pour fêter la nouvelle. Terkel Strand, Berserk en devenir, représentait la digne succession d'un jarl craint pour sa férocité au combat et, déjà, les affaires pressaient Terkel ; des chefs de la région entretenaient un conflit depuis plusieurs semaines et si Osmond avait l'habitude de laisser ce genre de rixes éclater, il n'aimait pas lorsque ces dernières s'éternisaient et nuisaient à la région. Dès le lendemain, ils iraient mater les deux clans.

L'armée du Jarl de Tveit écrasa les insoumis et Osmond plaça de nouveaux chefs à la tête des villages responsables. En plus de régler un problème qui tardait  à l'être, Terkel avait pu s'illustrer pleinement dans de véritables affrontements et démontrer sa force aux siens, balayant les rangs de sa hache tel le véritable berserk qu'on lui avait appris à être. Dès ses dix-huit ans, celui qu'on appellerait par la suite l'ours valdra enseignait la règle qui dicterait sa vie ; être admiré des siens, et craint de ses ennemis. Morten Jansson, Jarl de Njörd, eut vent de la popularité du jeune Strand et, alors qu'il cherchait pour sa jeune fille, Sohvi, un parti, Terkel lui sembla tout désigné. Sur un accord par messagers dans un premier temps, Osmond et Morten se rencontrèrent en Tveit. Commodément, on confia à Terkel la tâche de faire visiter les lieux à Sohvi, tandis que les pères s'entretenaient. On ne leur avait pas dit clairement, mais chacun devinait pourquoi il rencontrait l'autre.

Sohvi était ravissante, exemplaire mais pas très bavarde. Cependant, à mesure que Terkel l'avait éloignée de leurs pères, il avait senti qu'un moindre poids reposait sur ses épaules, et ils purent dès lors profiter d'un moment plus vrai, relâché, alors qu'ils longeaient les côtes de l'océan calme. Le vent gonflait les plis de sa robe ou la plaquait contre sa peau, et balayait légèrement ses cheveux dorés le long de ses fines épaules. En milieu d'année, ils ne souffraient que du vent capricieux du large, et Sohvi venait d'une région où il faisait bien plus froid. Tous deux profitaient donc de cet instant pour dépasser leur gêne et découvrir davantage l'autre, bien que l’œil attentif des hommes d'Osmond et Morten les surveillait de loin. Terkel s'était montré très doux, d'autant plus qu'il avait ressenti l’appréhension de sa promise. Plus que de la comprendre, il avait désiré l'apaiser. Finalement, ils s'apprécièrent bien assez vite l'un l'autre ; Terkel était impressionné par tout ce que savait faire Sohvi, des instruments qu'elle jouait à ses savoirs et son élégance. Quant à elle, il devinait qu'elle était déjà surement satisfaite qu'il ne soit pas une brute. Plus encore, leurs échanges lui avaient permis de percevoir la sensibilité du jeune homme, une sensibilité qu'il ne réservait qu'à ceux qui avaient grâce à ses yeux. Ils s'entendaient et, après des heures passées à parler l'un de l'autre, ils retournèrent auprès des leurs.

Osmond et Morten eurent un accord. Sohvi épouserait Terkel d'ici une année, et sur le tribut d'une centaine d'oryns. Tous approuvèrent et on  ne revit pas Sohvi en Tveit avant. En attendant, Terkel remplissait sa tâche de fils de Jarl et aidait la région selon les besoins. Qu'il faille chasser, construire, mater, il accomplissait ses tâches sans bavures et, pendant des mois, il ne fit que renforcer son statut, jusqu'à ce que vienne l'heure de son mariage avec Sohvi. Fidèles à la coutume, la famille et les amis de chacun des époux les accompagnèrent jusqu'au temple d'Elysae. Situé dans les hauteurs, sur les flancs de la montagne qui surplombait l'océan, ils y prêtèrent leur serment. Puis, leur union faite devant les dieux, ils le célébrèrent à la table d'un banquet dressé à leur honneur. Des événements de sa vie dont Terkel se rappelait avec nostalgie, cette soirée magnifique était sûrement l'une de celles qu'il chérissait le plus ; il s'agissait d'un moment qui lui semblait hors du temps et l'indicible souvenir de Sohvi, vêtue de sa robe de mariage, lui avait toujours arraché un sourire quelle que soit la situation.

Jusqu'alors, la vie de Terkel lui avait toujours souri et il était persuadé qu'il ne pouvait y avoir alsdern plus heureux que lui. Il était respecté des siens, sa réputation avait dépassé ses terres et permis son mariage avec une femme merveilleuse. Que pouvait-il espérer de plus ? A cela Sohvi répondit et, deux ans après leur union, elle donna naissance à une fille, Svanhilde. Ce fut dès lors que Terkel se sentit investi d'une quête qu'il ne savait expliquer mais dont il ressentait la nécessité ébranler tout son être. Ses yeux portèrent sur son monde un regard nouveau et il sut voir, dans ce qui lui semblait auparavant être perfection, des impuretés néfastes pour l'avenir. Devenir père lui avait fait prendre conscience de la fragilité de l'existence, et de la capitale importance de préparer un futur pour ce qu'il chérissait plus que tout. Svanhilde avait été bien plus qu'elle ne pourrait jamais l'imaginer et Terkel, malgré toutes ses bonnes intentions, n'aurait jamais assez de mots pour exprimer l'amour qu'il avait pour elle. Pour la protéger, il devait la préparer, elle et les autres. Il n'était plus question de rester en Tveit sagement et de laisser les puissances étrangères dessiner le monde selon leurs désirs. Il fallait forger l'avenir de Valdrek pour en faire le berceau d'une jeunesse forte et imperméable aux vices qui rongeaient leur peuple par le sud comme les rejets d'une terre putride. Il était question d'affirmer la toute puissance du peuple valdra et de rester sourd au moindre murmure, indifférent à la moindre supplique.

Vinrent les raids contre Lyria et autres peuples du sud de l'Ordanie, l'appel du roi Sven qui répondait à la requête d'Ivar. Les valdras partirent par milliers mais Terkel fut contraint de rester, sur ordre de son père. Des regrets qui hantaient l'ours, ce dernier était sûrement celui qui le rongeait le plus. Il avait beau savoir que la décision de lui refuser ces pillages avait été sage, Terkel ne pouvait s'y résoudre. Osmond n'était pas revenu, lui et un nombre incalculable d'hommes que les butins ne suffirent pas à remplacer. Cerné par la colère et les remords, le nouveau Jarl de Tveit se promit de faire renaître son peuple sur les os de ses fils, frères et pères tombés. Sous le regard des dieux, Terkel jura d'écraser ses ennemis, qu'ils portent le visage des siens ou ceux des étrangers. Il n'aurait aucune pitié et serait intransigeant, pour le bien de tous, pour le bien de Svanhilde et Sohvi.

Les années passèrent en Tveit, tumultueuses ; le legs de son père n'avait pas fait l'unanimité, malgré la réputation de Terkel, et nombreux furent ceux qui s'opposèrent à ce qu'il devienne le jarl de la région. A ceux qui le contestèrent, Terkel répondit d'une manière que tous entendaient et ne pouvaient réfuter ; il affronta en duel tous les chefs de clan, du moins ceux qui désiraient sa place. A chaque ennemi vaincu, Terkel, en plus de tuer un opposant, ralliait à lui ceux qui le soutenaient ou changeaient d'avis. Avec le retour de son frère, Hagbard, au sein du clan et le soutien du père de Sohvi, Terkel renforça sa position et il ne resta bientôt plus un chef pour le défier. En deux ans, la région s'était pliée sous son autorité et il hérita du surnom qui le suivrait par la suite ; l'Ours Valdra. Chaque année apportait à Terkel son lot d'affrontements, de moins en moins nombreux, jusqu'à ce que sa renommée s'étende à tout Valdrek, le plaçant comme un potentiel successeur au roi Sven qui se mourrait sans héritiers.

Du moment où Terkel devint Jarl de Tveit jusqu'à la mort du Roi Sven, treize années passèrent. Treize ans pendant lesquels Svanhilde avait grandi parmi les meilleurs guerriers de l'est de Valdrek. L'Ours Valdra, malgré ses nombreuses occupations et responsabilités, avait donné à sa fille une éducation comme peu de jeunes Valdras en avaient. Si la question de former Svanhilde aux armes et d'en faire une guerrière avait longtemps été en suspens, d'autres évènements avaient poussé Terkel à s'y résoudre. En tout premier lieu, l'infertilité de Sohvi. Le Jarl avait beau aimer sa femme et n'en désirer aucune autre, elle ne lui avait donné qu'une fille et, plus tard, eut une fausse couche qui n'aboutit qu'à plus de questions. Quelques langues avaient soufflé à Terkel de trouver d'autres femmes pour lui faire des fils, mais il avait vite repoussé l'idée de telle manière qu'on n'osa pas lui proposer de nouveau. Devant la volonté des dieux d'en faire le père d'une seule fille, Terkel leur jura qu'il en ferait la femme dont se souviendrait Valdrek pour des milliers d'années et, s'il fallait, le monde. Il l'avait donc entraînée dès le plus jeune âge au maniement des armes, avec plus de discipline que pour n'importe quel guerrier. Pour les sciences et la culture, il convia un sage en Tveit et le paya pour qu'il enseigne tout ce qui était nécessaire à sa fille, tout ce qu'il n'avait pas lui-même appris. Qu'il s'agisse du Kaerd, qu'il détestait pourtant, ou de l'histoire des peuples du sud, il désirait que Svanhilde possède un savoir qui ferait d'elle une stratège et meneuse sans égal. Quand viendrait son heure, elle tuerait le père pour sortir de son ombre et le monde serait sien.

Alors vint Vriek. Pas le dieu, mais ce fut tout comme. Sohvi, que les années avaient embellie de maturité, donna à Terkel un nouvel enfant, un fils. D'abord ravi par cette réponse lointaine à des prières antérieures, le Jarl eut la surprise de constater que son enfant était aveugle. Terkel mit longtemps à comprendre le sens de ce présent, puis il saisit le message divin comme il avait entrevu le destin de son monde des années auparavant, à cet instant même où Svanhilde naquit. Devant l'acceptation du sort de sa femme et l'obstination avec laquelle il avait fait de sa fille une guerrière en devenir, les dieux lui avaient accordé un fils. Pas pour qu'il devienne le combattant ou l'héritier qu'il espérait autrefois, mais pour le guider le long de sa quête. Dans les heures de doute, Vriek, puisque Terkel lui offrit le nom divin, serait pour les siens un phare dans les ténèbres qui les assailliraient. Il serait pour Svanhilde un esprit sage et canalisateur, lorsque sa colère et sa jalousie s'estomperaient. Terkel connaissait sa fille et la chérissait plus qu'il ne pouvait le lui exprimer, mais un jour elle comprendrait le sens de tout ce qui pouvait la révolter. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle ne réagisse pas à l'amour et la tendresse qu'il portait à Vriek sans retenue, au contraire, il était normal qu'elle s'indigne. C'était un parcours de vie rude qu'il avait choisi pour elle, un parcours qui ne lui permettrait la gratitude qu'après l'heure fatidique.

Le roi Sven mourut un an après la naissance de Vriek, et cet événement lança Terkel dans une nouvelle campagne qu'il était bien déterminé à gagner. De nombreux chefs réclamaient le trône, de toutes les régions de Valdrek. Seul Njörd soutenait un autre Jarl que le sien pour le trône ; le père de Sohvi avait joint ses forces à celles de Terkel. La simple renommée de Terkel avait suffi pour que la plupart des prétendants abandonnent et, pour les autres, l'Ours Valdra s'était proposé en duel. Une fois de plus, les moins téméraires s'étaient retirés, et les plus courageux, ou fous, y perdirent au moins leur droit si ce n'était leur vie. La conquête du trône de Wargarth avait été en réalité plus facile pour Terkel que de garder son titre de jarl des années durant, et il devint le nouveau roi de Valdrek en moins de quelques mois. Hagbard devint Jarl de Tveit à sa place et Sohvi, Svanhilde et Vriek vinrent vivre à la capitale.
Svanhilde eut droit à l'enseignement des meilleurs érudits et à la formation de maîtres d'armes lorsque Terkel ne pouvait pas se charger lui-même de son entraînement. En tant que roi, il put donner à sa fille les meilleurs enseignements afin de la préparer aux épreuves de ce monde. L'avenir de Valdrek, Terkel le préparait déjà depuis longtemps et, aussitôt que les jarl se réunirent comme chaque année pour convenir des changements et règles à faire respecter sur leurs territoire, l'Ours Valdra donna ses ordres ; il fallait préparer Valdrek pour la guerre. Il interdit les affrontements entre Jarls car chaque homme devait être présent le jour où son roi l'appellerait. Le Kaerd, langue imposée par les royaumes unis, ne serait plus enseignée qu'à certains hommes, ou femmes, dont le rôle serait de servir de traducteurs. En presque dix années de règne, Terkel renforça les traditions en Valdrek et s'inscrivit comme un véritable alsdern. Il préparait son peuple à la guerre.


Ambitions & Desseins


Terkel désire un peuple fort et craint, et plus de terres pour ses enfants. Si rien ne le laisse penser, il prépare une vengeance. Depuis dix ans, le roi renforce son peuple pour une guerre contre Heisenk. Il ne peut y avoir qu'un peuple alsdern, et Valdrek sera leur nation.


Divers


Reconnaissez-vous être âgé de 18 ans ? : Oui
Si vous prenez un personnage important et que vous disparaissez, nous autorisez-vous à nous inspirer de votre personnage pour créer un nouveau prédéfini ? : Terkel est déjà un personnage prédéfini.
Moultipass : MDP validé par pépé

Très beau forum. Exigeant mais souriant. Il me tarde de rp. Smile


◈ Missives : 2046

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Mer 30 Sep 2015 - 14:01

C'est une validation pour cette superbe fiche !

Bienvenue à toi, cher Roi !

Je t'invite à créer dès maintenant ton Journal de Bord en partie Parchemins Héroïques, et à formuler une demande de RP si le cœur t'en dit !