Azzura


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Drekryax Sraal - Haut Magistrat de l'Empire de Neya

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◈ Missives : 1

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Aventurier
Drekryax Sraal

◈ Jeu 10 Jan 2019 - 13:56

◈ Prénom : Drekryax
◈ Nom : Sraal
◈ Âge : 272 ans
◈ Date de naissance : Deuxième jour de Siralon de l'an 855 de l'ère de la Paix.
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : Caudata
◈ Origine : Neya
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Haut Magistrat de l'Empire de Neya

Magie


Magie arcanique : lévitation. La première chose qu’il fit léviter était organique. Malheureusement pour sa dignité, c’était lui.
Il fut la victime de sa magie : pendant quelques instants, il vola tête en bas, la toge frôlant les dallages de la salle du trône de Neya, en s’agitant frénétiquement en l’air avant de choir au sol devant l’Empereur et le reste de son conseil.


Compétences, forces & faiblesses


◈ Langues
Le Kaerd pour son plus grand malheur. Chaque fois qu'il use de ce dialecte infâme une houle rageuse s'empare de son cruer.
Le Gordhien est sa langue de prédilection et il souhaiterait l'instaurer comme dialecte universel.
Sinon il est un expert dans diverses langues : l'alkhabirois, l'eressåe, le nymeriin et le demeri.
Il est la tête pensante de l'Empire, il se doit de compenser les trublions jonchant les marches du pouvoir.

◈ Forces
- Une loyauté indéfectible : son cœur et son esprit sont entièrement tournés en direction de l'Empire. C'est ce qui le fait avancer plus loin et plus haut, Drekryax serait prêt à gravir une montagne – malgré sa faible force et le risque certain de se rompre le cou – s’il savait que cela serait salvateur pour la coalition.  
- Intelligence supérieure : Drekryax est un Caudata, une race dont la majorité des membres est condamnée à rester à son état larvaire. Amphibiens néoténiques, ils sont portés sur la survie de leur faible carcasse, mais le Sraal est l'un des rares représentants de son espèce à avoir pris sa forme adulte et de ce fait son intelligence semble s'être développée en conséquence. Plus astucieux que le commun dans sa jeunesse, avoir évolué a exacerbé son intellect.  
- Une patience d'or : lorsqu'on est la tête pensante de la coalition Ordhaleron il est conseillé pour la survie de ses nerfs d'avoir une patience à toute épreuve.
◈ Faiblesses
- Capacité de régénération : elle aurait pu être une force pour Drekryax, malheureusement sa capacité est incomplète et moins performante que celles des autres Caudata restées à l'état larvaire. Son évolution au stade adulte lui a ouvert des possibilités intellectuels immenses, mais lui à restreint un des atouts de survie essentiels de sa race, surtout que sa constitution physique est très faible à l'instar du reste de son espèce.
- Mauvaise vue : avec des globes oculaires aussi protubérants, on se serait attendu à ce qu'il possède une vue digne d'un rapace. Malheureusement, elle est davantage faite pour percer les eaux troubles des fonds lacustres et est de ce fait de faible portée dans les ambiances aérobies.
- Dépendant de l'eau : sa peau doit rester constamment humide, ainsi, il ne peut rester bien loin d'un apport régulier d'eau. Lorsqu'il se trouve au palais, il doit boire énormément d'eau et se trouver dans des zones exemptes de sécheresse. Depuis qu’ils s’étaient « installés » en Radjyn, il n’en pouvait plus des litres d’eau ingurgitée.

Physique


- Iris : Brou de noix
- Chevelure : Aucune
- Peau : Grisle pâle aux reflets iridescent
- Taille : 1m30 / 4 pieds

Lorsqu'on appartenait à un rassemblement hétéroclite de créatures plus immondes les unes que les autres, certains espéreraient découvrir enfin un peu de beauté dans ce vaste camaïeu d'atrocité bestiale. Malheureusement, le Sraal ne rachètera pas ce bémol par son apparence, pour les Valduris et autres bipèdes simiesques n’appartenant pas à l’Empire. Il était un Caudata, une espèce amphibienne et il n'exprimait pas la panacée de la perfection physique par son corps. Petite créaturelle longiligne à la limite de la maigreur racée. Il était rachitique, même pour le commun des Ordhaleron, un peu courbé, voûté sous un invisible fardeau. Et dans la ligne fluide de sa charpente humanoïde se rattachait un appendice caudal aussi long que sa stature dressée ; elle tanguait, régulièrement, de senestre en dextre par-delà les toges dont Drekryax se vêtait.
Dans le tableau, en apparence, une chose aurait pu rattraper l'horreur ou le désabusement que pouvait inspirer sa personne, sa peau. Elle était d'une couleur rare, d'une moire irréelle où chaque éclat du jour, chaque chatoiement lumineux pouvait créer une kyrielle de nuance australe sur son derme. Malheureusement, seul l'éloignement permettait  de profiter de ce spectacle, car dès qu'on entrait en contact avec sa chair, elle se révélait molle et visqueuse. Elle laissait un mucus se déposer sur chaque chose entrant à son contact.  
Il était un vestige, celui qui s'étiolait en s'approchant de sa fin. Le Haut Magistrat avait muté, il avait évolué, néanmoins son faciès était celui ayant le moins changé, de forme oblongue à la zone mandibulaire peu proéminente. Il se distinguait essentiellement deux choses sur son visage : la longue crête nasale mangeant la majorité de sa physionomie et ses globes oculaires s'accaparant le reste.
Peu engageant, c'était le terme le plus approprié pour qualifier le Sraal. Drekryax n'invitait pas à la conversation pour le commun, sauf lorsqu'on appartenait à un tel peuple. Il faisait partie du décor, se fondant dans les monstres à merveille.

Caractère


L'esprit du Sraal était constamment tourné vers ses intérêts propres, c'est-à-dire, la coalition. Quoiqu'il fit ou pensa, l'élévation de l'Empire Ordhaleron restait le maître-mot de son être et la chose primordiale à son existence. Créature à l'esprit tant féal que vicieux, Drekkryax estimait que la survie de leurs diverses ethnies se devait par l'unicité. Il fallait rendre la gloire véritable aux peuples Ordhaleron et les mener plus loin qu'ils ne fussent jamais allés et ce qu'importa le prix à payer pour quiconque. La vie des maudits devait se payer par la mort des vermisseaux. Il exterminerait les Valduris jusqu'au dernier à cause de leur essence même : la domination. Ils les avaient broyés, le Sraal en ferait autant.
De ses idées, il n'était pas celui se targuant haut et fort de ses opinions, mais parvenait habilement à les placer dans l'intellect de ses compatriotes à l'esprit belliciste et peu tendu vers les sphères intellectuelles. De cette sobriété même, aussi discret qu'une légère brise matinale le caudata pratiquait la politique du silence en toute chose.  Ainsi, il était aisé pour lui et surtout plus confortable, en demeurant plus habile, d'être la face cachée de l'empire. Il était effectivement agréable à Drekryax de se masquer dans l'ombre imposante et dominatrice des Reff. Support infaillible des Empereurs de Neya, il était fidèle non pas en eux, mais à leur représentation et l'idée qu'ils véhiculaient par leur simple présence.
Un peuple aussi hétéroclite ne suivrait jamais un être misérable comme lui-même en apparence. Mais la puissance brute, oui. Elle était le lien entre ces créatures traquées depuis des millénaires. Le combat était l'essence même de leur survie et il leur offrira toutes les nuances infinies à son peuple.
Les maudis renaîtront de leur cendre par le sang.
Il se plaisait à créer une farce, à l’aune de la rancœur accumulée, que seuls les siens allaient se gausser à loisir.

Inventaire


Drekryax n’avait jamais apprécié de façon ostentatoire le faste, ainsi ce qu'il possède était simple. Même dans sa vêture coutumière, il faisait montre d'une sobriété frôlant l’ascétisme, car il savait qu'il aurait perdu tout crédit s’il s'était attifé comme un oiseau Sharda.
Néanmoins, ses possessions étaient nombreuses, car dans son cœur et son intellect il possédait l'empire au creux de ses paumes. Mais de façon plus matérielle et prosaïque, il résidait dans le palais impérial, malheureusement maintenant au sultanat, et entassait inlassablement les recueils et toutes connaissances diverses bonnes à prendre.

Histoire


Des esprits de génies naissaient dans toutes les latitudes et longitudes du monde. Parfois, c’était une sincère surprise de les découvrir lorsqu’on voyait la glaise initiale ayant permis d’atteindre une porcelaine si fine et délicate. Drekryax faisait partie de ces exceptions. Né d’une espèce seulement destinée à survivre, il alla au-delà du potentiel de celle-ci : il évolua.
Les Caudata étaient des Ordhaleron bloqués à un stade larvaire jusqu’à la fin de leur vie. Leur fin était d’autant plus prématurée, qu’ils appartenaient à ces espèces incapables de survivre à la fosse annuelle où les jeunes à l’orée de leurs vingt-cinquièmes années devaient prouver leur maturité. Trop faible et trop peu intelligent pour survivre à ces bains de sang, ils misaient la pérennité de l’espèce, au-delà de l’intellect, par une reproduction rapide à l’aube de leur prime jeunesse. C’était le cas chez la majorité d’entre eux, car Drekryax lui dès l’aurore de sa destinée, il marqua la tendance opposée.
Enfant, alors que ses autres frères et sœurs s’esbaudissaient dans les eaux sombres des étangs et lacs, non loin de la Capitale, lui lisait. Il apprenait ce qui lui était à portée et d’abord son goût pour le savoir se porta vers les langues. L’expression, la capacité première qu’il développa avant même de savoir marcher sur la terre ferme. Les langues furent ses premières amours, seul le Kaerd, lui fut plus difficile. C’était viscéral, mais puisqu’il le fallait, il l’apprit. Ensuite, vint l’histoire connue dans les premiers temps par les légendes de son peuple, le passé horrible que subit la coalition.
Il grandit bercé par ces histoires et une haine viscérale pour les Valduris naquit dans son petit corps à l’aune d’un désir farouche pour les anéantir à leur tour.
Il était un être à part, ce sentiment d’être supérieur resta toujours en filigrane tous le long de son existence. Même si pour le commun des Ordhaleron il était faible. Il avait la souplesse pour lui et il pouvait s’échapper loin des tourmenteurs s’amusant de sa différence. Certes, comme tout Caudata, il était la risée de la coalition, une larve informe… Incapable de se défendre, il ne pouvait pas combattre.
Mais il s’en fichait, son esprit était plus fort que de vulgaires quolibets, voir des roustes, même s’ils pouvaient être douloureux sur l’instant. Drekryax ne voyait plus loin que la douleur première : il voyait sa vengeance. Petit, déjà il parvenait à changer les évènements à son avantage, par des mots. Pourtant, ce fut lors d’une de ses fuites, là où les mots n’avaient pas suffi, qu’il se réfugia dans l’encoignure d’une large devanture. Intrigué, l’enfançon clopina à l’intérieur pour découvrir ce qui l’animera tout le long de sa vie : le savoir.
Et le savoir c’était le pouvoir. Ce pouvoir pouvait améliorer les choses, ces inégalités ayant affublé tous ces peuples. Depuis ce jour, il travailla d’arrache-pied pour que son objectif grandisse. Et son esprit s’amplifia à mesure qu’il engrangeait les connaissances. Le jeune Ordhaleron se gorgeait de ce qu’il pouvait et contrairement à ce que beaucoup pensait sa chair suivit la courbe exponentielle liée à son esperite. Lui-même fut le premier surpris par cette transformation, ce n’était jamais arrivé parmi les siens. Mais il devint mature, dans tous les sens du terme. Son corps grandit et se rapprocha d’une apparence humanoïde et son intellect s’ouvrit. Il découvrit un monde encore inexploré pour lui et les choses devinrent limpide comme de l’eau de roche. Malheureusement, il perdit dans ce processus le lien ténu qu’il partageait avec les autres Caudata. Il était une abomination et il n’aurait jamais dû changer.
A quoi cela lui servait ? Il allait mourir d’ici quelques années… C’était sans compter son désir frénétique d’arriver à ses objectifs. Il avait réussi à se hisser à un statut d’apprenti dans les hautes sphères de l’administration de Neya. Il parvenait à analyser les données, entendre les discussions importantes que son être insignifiant n’éveillait pas l’attention.
Il parvenait à monter les échelons sociaux. Il n’avait pas l’intention de mourir à l’aube de sa vie.
Non.
Malgré les rebuffades, malgré les remarques, il continua à se diriger vers son rêve : acquérir le pouvoir. La maîtrise nécessaire pour pouvoir changer les choses pour tous les Ordhaleron. Il voulait que ce peuple resplendisse comme dans leur lointain passé.
Le jour de la grande fosse, malheureusement pour lui, était un instant spécial cette année-là. Le second fils de la dynastie Reff, Arcila, passait son intronisation à l’âge adulte. Inopportunément, le roi voulait du faste. Il voulait que sa chair fasse impression. Et il le fit, lui pauvre chose, il évita  les plus massifs, observait les strates de combat et soudain la lumière se fit dans la cohue. Instinctivement, il avait toujours vu les tactiques les plus à propos dans une situation. Mais face aux combats hiératiques se déroulant sous ses yeux, Drekryax comprit ce que viscéralement il savait.
Il savait qui devait vaincre, et quel tas de muscle pousser vers celui parvenant à l’abattre.
Sincèrement, s’il avait dû compter sur son pauvre corps pour survivre. Il n’aurait pas survécu à la première charge. Le Caudata usa de son arme la plus puissante : son cerveau. Il orchestra l’ensemble de l’arène, évitant du mieux qu’il put les coups, et il transforma les combats en une boucherie particulièrement sanglante. Et le héros de ce jour fut Arcila. Chacune des escarmouches qu’il fit, il s’illustra. Très vite, le fils de l’empereur comprit le manège du Caudata, et alors qu’il profitait des manigances de la larve, il le protégeait.
Tous deux sortirent vainqueurs de cette journée et autant, ce fut une mise en lumière sur la puissance du jeune Reff. Autant, la victoire personnelle du Caudata fut de celle de l’ombre. Depuis cet instant, cette dynamique resta ainsi entre Arcila et Drekryax. Le second Reff, souhaitait diriger la coalition et Drekryax par désir de porter les Ordhaleron plus loin et par dette pour Arcila l’aida.  Ensemble, ils grimpèrent les échelons et abattirent leurs opposants. Ensemble, ils devinrent les maîtres de Neya.
Avec la montée au pouvoir d’Arcila sur le trône, les Reff, toujours, maintenaient une union. Il dirigeait les bêtes sous ses ordres et Drekryax dirigea dans l’ombre de ce roi. Il devint la tête pensante des Ostracisés. Ce rôle perdura au-delà de la mort d’Arcila, il devint l’ombre de son fils. Il porta vers l’avant le peuple Ordhaleron, jusqu’à s’emparer dans une grande victoire de Radjyn.  
Maintenant que son peuple était implanté en maître dans un nouveau continent, il pouvait envisager plus, beaucoup. Ses mires myopes se dirigeaient vers l’île Mirage et les terres Elfe de Seregon. Les elfes étaient trop peu nombreux et agressifs pour parvenir à réagir face à leur savoir nouveau et à leur puissance brute. Les Ordhaleron étaient destinés à reprendre la place qui leur était due. Les autres peuples n’étaient pas décidés à leur laisser ces droits éthiques, ils allaient se les arroger.

Ambitions & Desseins


Les desseins et ambitions du Sraal étaient à la fois d'une extrême simplicité dans leurs désirs originels et à la fois ardus dans leurs terminaisons. Son désir le plus simple et pur est de faire payer au peuple de Rëa les maltraitances passées du peuple de la coalition. Ils récupéreront, enfin, un jour leurs terres originelles : le monde.

Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : yepa !
Moultipass : Validé par un pépé décrépi :p