Azzura


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Harmonie Sabot-Fendu - Milicienne, combattante, voyageuse

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◈ Missives : 13

◈ Âge du Personnage : 124 ans.
◈ Alignement : Neutre bon.
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : Dyjud (par sa mère, le reste...)
◈ Origine : Bourg-D'en-Haut, Sunaï.
◈ Localisation sur Rëa : Sunaï - Gué-du-Pont
◈ Magie : Magie arcanique (manipulation de champs de force).
◈ Lié : Non !
◈ Fiche personnage : Je suis là ! Cliquez-moi !
◈ Crédit Avatar : I-GUYJIN-I

Héros
Harmonie Sabot-Fendu

◈ Jeu 25 Oct 2018 - 11:43

◈ Prénom : Harmonie
◈ Prénom donné à la naissance : Sarras
◈ Nom : Sabot-Fendu.
◈ Sexe : Féminin.
◈ Âge : 124 ans.
◈ Date de naissance : 16è jour d'Ansbar, 1004 Ère de la Paix.
◈ Race : Ordhaleron.
◈ Ethnie : Dyjud.
◈ Origine : Sunaï.
◈ Alignement : Neutre bon.
◈ Métier : Exploratrice, aventurière, milicienne, lame à louer
◈ Crédit avatar : A tiefling by I-GUYJIN-I (Cliquez pour le lien direct de l'image)


Magie



• Magie arcanique (manipulation de champs de force)

Bastiff se traînait sur le sol aussi vite qu’il le pouvait. C'est-à-dire très lentement, puisque le bougre, qui était à peine plus volumineux qu’une poule, devait composer avec les trois tentacules qui lui servaient de jambes. Harmonie, quant à elle avait déjà commencé à piquer un sprint.

- Attends moi ! Beugla Bastif de sa voix fluette et étranglée par l’urgence la situation.

L’ordhaleron s’arrêta tout net pour repartir l’autre sens. Si son camarade était d’une intelligence rare, ses attributs de céphalopode n’en faisaient pas un excellent sprinteur. Arrivant à son niveau, elle lui tendit la main. Il entoura son avant-bras de ses tentacules et se mit à lui hurler de courir sans se retourner. C’est d’ailleurs dans la précipitation que trois enjambées plus tard, elle termina le nez dans la terre, s’étant pris les pieds dans les racines noueuses d’un arbre facétieux. Le temps de se mettre sur le dos et jeter un œil à leur poursuivant, c’était déjà trop tard.

Énorme et musculeux, ce sanglier était sacré bête. Il fondait à vive allure sur ces malandrins qui avait eu l’audace de mettre un pied sur son territoire. Mais comment avait-elle pu se retrouver dans pareille situation ? Une fois de plus, elle avait suivi le jeune Bastiff dans ses allégations les plus folles. Ah ça, des idées ingénieuses, il en avait tous les jours, mais des pourries aussi !
Le cri de son ami s’étouffait dans un gargouillis tandis que ses tentacules enserraient toujours plus son avant-bras. Harmonie se contenta de lever les mains devant elle dans un réflexe instinctif, les yeux fermés et la tête légèrement baissée.

Des picotements dans la nuque, dans les bras et les jambes, jusqu’au bout des doigts et des orteils, suivis d’une chaleur douce et réconfortante. Ses cheveux se dressaient sur sa tête, chaque poil de son corps s'était hérissé. Ce n’était pas la peur, elle l’avait déjà vécue, cette sensation, comme lorsqu’elle s’entraînait en secret ou qu’elle amusait les enfants du village en arrêtant les projectiles des lance-pierres avec le plat de la main. Cependant, jamais cette impression n’avait été aussi forte jusque-là.
Le bruit caractéristique d’un choc lourd et puissant retentit. Lorsque l’ordhaleron daigna rouvrir les yeux, ce fut pour les écarquiller. Elle la sentait, cette chaleur douce comme miel coulant doucement dans ses veines, cette force ésotérique, guidée par sa volonté de les protéger, et qui s’était dressée entre elle et le sanglier. Harmonie se redressa, sans baisser les mains, au centre de cette bulle protectrice translucide aux reflets cuivrés. Cette barrière lui semblait constituée de filaments qui refluaient lentement sur sa surface comme les vagues le long d'une plage.

- Je le savais ! Je le savais ! Scandait son jeune ami en agitant un tentacule victorieux. Je l’avais dit !

- Mère ne me croira jamais !

Harmonie abaissa les mains, et le dôme salvateur disparu comme il était arrivé. Le sanglier s’en retournait à ses fourrés, sans parvenir à marcher droit. Les deux marcassins retournèrent gambader derrière leur mère à moitié sonnée.

- On met les bouts ! Conclut la dyjud en se mettant à courir à nouveau.


Forces & faiblesses



+ Forces.

Outre son talent pour traire les vaches, Harmonie est devenue, au fil des années d’entraînements difficiles et éprouvants dirigés par Nethrali, une redoutable combattante. Son service dans la milice villageoise de Bourg-D’En-Haut en a fait un défenseur aguerri.
Elle a appris à prendre les bonnes décisions, à se placer et se déplacer judicieusement durant les combats, à tirer son épingle du jeu d'affrontements pourtant mortels. Si c’est bien son cœur qui guide ses actes, c’est son esprit qui dirige son épée. L’ordhaleron ne se laisse pas submerger par la peur ou la colère, reste maîtresse de ses émotions et voit les escarmouches tant comme une épreuve physique que mentale. Si bien que, s’attaquer au moral de son ennemi lui semble presque plus prioritaire que d’inquiéter son état physique.
La magie étant un don rare, sa capacité à créer des champs de force protecteurs peut en surprendre plus d’un. Après tout, il y a de quoi être intimidé quand votre épée ou votre gourdin s’arrête à mi-chemin en buttant lourdement contre une barrière aux reflets cuivrés. C'est là un atout qu'elle garde précieusement dans sa manche et qu'elle n'utilise qu'en cas de danger extrême, ou lorsqu'elle juge cela à même de miner le moral de possibles assaillants et ainsi d'éviter le combat.
Son bon cœur, sa générosité et son ouverture d’esprit en font quelqu’un d’adaptable en société. Elle est difficile à vexer, facile à émouvoir. Son sens de la fête la pousse à rarement refuser une soirée arrosée, à décliner une invitation à danser ou éviter de dépenser son argent pour assister aux représentations des saltimbanques (ce qui a tendance à la mettre sur la paille plus vite qu'elle ne le désirerait).
Son métabolisme est naturellement résistant aux maladies. Bien évidemment, cela ne veut pas dire « immunisé », mais plutôt qu’elle tombe rarement malade. Et ce, qu’elle passe la journée sous la pluie, là où certains contracteraient à coup sûr une pneumonie, où qu’elle évolue au sein d’un hospice rempli de personnes souffrantes. C'est aussi la raison qui explique qu'on peut l'apercevoir se désaltérer à même un ruisseau, sans avoir filtré et chauffé l'eau auparavant, ou même, si la faim la taraude vraiment trop, manger de la viande crue.

+ Faiblesses.

Son bon cœur peut aussi lui jouer des tours. Pour beaucoup, elle peut paraître très naïve (ce qui a tendance à l’exaspérer par moments), et pourtant, on ne pourrait pas leur donner tort. Combien de fois elle a partagé ses économies avec un gamin des rues ou pauvre hère de passage ? Combien de fois elle s’est retrouvée dans des histoires pas possibles pour avoir voulu aider un « gentil monsieur » à la morale un peu trop souple ? Se faire avoir est presque devenu une habitude, si bien qu'après un siècle les habitants de Bourg-D’En-Haut ont fini par adopter l’expression « À être trop bon, on termine comme la cornue. ».
Pour Harmonie, la liberté importe beaucoup et prime sur bien des choses. Ses valeurs et sa morale n’échappent pas à cet état de fait. Ainsi, elle peut commettre des actes partant d’un bon sentiment tout en allant à l’encontre des codes et des lois établies. Là encore, il y a de quoi se mettre dans la panade, surtout si cela est couplé à sa naïveté.
L’orage la terrorise, le tonnerre la tétanise. La jeune ordhaleron est astraphobe. Et comme toutes les phobies, cela n’a pas vraiment de logique. En effet, elle ne craint pas que la foudre lui tombe sur la tête, en revanche la détonation du tonnerre l’effraie plus que tout. Si bien que, même à son âge, elle se réfugie sous ses draps, voire sous le lit ou bien dans l’armoire, lorsque les cieux grondent leur colère.
Son nom est une tare, une malédiction. La lignée guerrière des Sabot-Fendu n’est pas appréciée en dehors des frontières et l’est encore moins à l’intérieur. Surtout depuis que Nethrali à déserté l’armée et fuit Neya. Aussi, sur les conseils avisés sa mère, jamais elle n’en fait mention, bien qu’au fond, Harmonie craint toujours qu’un passé inconnu la rattrape et abatte sa colère vengeresse sur elle.



Physique


Les dyjud ont d’ordinaire une peau aux tons foncés, allant du rouge au violet, et possèdent une queue reptilienne. Ils sont par ailleurs munis de deux cornes proéminentes semblables à celles d’un bélier, tous comme leurs sabots qu’ils ont en lieu et place des pieds. De par ces attributs, il est d’ailleurs commun de leur prêter un cousinage éloigné avec le caprinordia. Et si sa mère est une dyjud pure souche, Harmonie n’est, au premier coup d’œil, pas plus proche d’une ethnie que de l’autre. Sa peau est comme la neige, ses pieds comparables à ceux d’un valdur, pire sa queue n’a rien de reptilien et ressemble à celle d’une gerbille, se terminant par une petite touffe de poils aussi blancs que ses cheveux.
En revanche comme ceux de son ethnie maternelle, son corps est fait de muscles longs, fins et puissants, qui plus est résistant à la maladie. Elle bénéficie aussi de leur squelette lourd et solide, ce qui explique en partie ses cent cinquante-trois livres pour seulement cinq pieds et demi du talon au sommet du crâne. Ainsi, tout comme les autres, Harmonie est taillée pour la guerre et le combat. L’entraînement aux armes et son travail à la ferme ont d’ailleurs rendues les paumes de ses mains calleuses, ce qui jure avec ses doigts longs et fins.

Contrairement à certains ordhaleron, dont le faciès ferait frémir plus d’un étranger, Harmonie arbore un visage doux et avenant. Elle a le sourire facile et les yeux rieurs, sa peau pâle trahit rapidement ses émotions lorsque ses joues s’empourprent, ses oreilles pointues frémissent au moindre son bruyant, son petit nez s’agite aux gré des odeurs de la campagne, et ses yeux aux pupilles félines ont l’iris doré. Si certains ont spéculé concernant ce dernier attribut, quant à sa capacité à voir aux travers des nuits les plus sombres, ils ont rapidement changé d’avis lorsqu’ils l’auront distinguée sous la voûte étoilée, terminer le nez dans une bouse de vache alors qu’elle tentait de faire le mur.
Ses cornes sont au nombre de quatre, et c’est une autre différence avec laquelle elle doit composer. Là où habituellement chez les dyjuds deux cornes imposantes et s’étirant vers l’arrière prennent leur origine, elle n’en a que, comparativement, de toutes petites, pointues et tout aussi solides, depuis lesquelles s’étirent quatre nervures discrètes qui se rejoignent entre ses sourcils foncés, juste au-dessus de la base de l’arête nasale. Quant à ses deux autres cornes, les plus proéminentes, elles prennent racine derrière ses oreilles, et à l’instar de ces dernières, rappelleraient presque les attributs physiques des cervidés.
Son visage est encadré de longs cheveux blancs, dont elle prend grand soin, cascadant jusque sur sa poitrine. Harmonie se plaît à se coiffer d’une queue-de-cheval haute, et arbore toujours deux petites tresses qui tombent sur son poitrail.

La seule véritable cicatrice qui lézarde son corps, se situe au creux de ses abdominaux, tout près de son nombril. Un ancien souvenir laissé par « Vieux Grincheux », un taureau au caractère bien trempé, qui l’avait encornée alors qu’elle était en train de faire rentrer les bêtes dans l’étable pour les abriter d’un orage qui approchait à grand pas.

Compte tenu de ses différences physiques et de l’absence d’information sur l’origine de son paternel, ses amis se sont toujours demandé si ce dernier n’aurait pas quelques attributs de cervidés. Harmonie n’a jamais écarté l’hypothèse, bien que ce soit un sujet qu’elle préfère ne pas aborder.


Caractère


Harmonie est très spontanée, capable de passer du rire aux larmes rapidement, elle vit avec passion et c’est son cœur qui guide ses choix. Elle est d’ailleurs une personne généreuse qui n’hésite pas à partager avec les plus démunis, ou à se mettre dans des situations aussi dangereuses qu’inextricables, simplement car la bonne morale le lui aurait dicté. Certains auraient vite fait de taxer ce comportement de « naïveté enfantine », mais c’est sans compter sur le fait qu’elle reste tout de même méfiante et n’accorde pas sa confiance si facilement. Et Harmonie n’a pas peur ni de la confrontation ni de l’opposition, et si nécessité fait loi, elle démontrera son courage quand bien même il lui faille tirer l’épée et croiser le fer.

Autrement, elle fait preuve d’une grande ouverture d’esprit et s’intéresse aussi bien aux peuples et cultures étrangères qu’aux arts et aux spectacles. Rencontrer de nouvelles personnes, apprendre des choses, découvrir des paysages et des endroits qu’elle n’avait encore jamais vus, lui procurent bien souvent de profonds sentiments d’excitations. Et si par bonheur elle venait à croiser le chemin d’un artiste ou d’une troupe, il faut s’attendre à la voir tomber en pâmoison.
Durant ses lectures, elle rit autant qu’elle essuie ses larmes au fil des aventures et mésaventures des protagonistes, une peinture la fait voyager si loin que son imaginaire débordant la met en scène au centre des représentations qu’elle contemple, quant à la musique… Mieux vaut ne pas la lancer sur le sujet. Étant un peu versée en la matière, il n’est pas rare de la croiser à l’auberge de son village, chanter à tue-tête, danser jusqu’à plus soif ou jouer de l’oud jusqu’au petit matin. Car si Harmonie affectionne bien une chose en particulier, c’est faire la fête et égailler les cœurs de ses amis comme ceux des chalands de passage.

En revanche, outre les injustices et les mauvais comportements, il y a bel et bien un sujet qu’elle n’apprécie guère et à tendance à l’agacer. L’ordhaleron évite les dogmes comme la peste, qu’ils soient religieux, militaires ou politiques. Elle les juge dégradant, voire insultant, mais ne les rejette pas ni ne blâme pas ceux qui les suivent. Cela ne l’empêche non plus d'avoir envie ni de pouvoir les comprendre. De sa conception personnelle des choses, chacun devrait être libre de penser, et seule la volonté propre d’un individu devrait être souveraine de ses choix. De la même manière qu'elle trouve triste de condamner un groupe par la faute d'un seul, de son point de vue, chaque être pensant est responsable de ses propres actes et doit les assumer seul.



Inventaire


- Une « étoile du matin », toute faite d'acier, aussi effrayante que destructrice et qui s’utilise à une main.
- Une épée bâtarde, cette arme exotique est aussi son arme de prédilection, et est tout aussi stupéfiante que sa masse, compte tenu des dents qui courent le long de la lame.
- Un sac à dos qu’elle porte en bandoulière et qui contient tout le matériel du bon voyageur, autrement dit une carte et une boussole, une bourse remplie, deux silex, une gourde d’eau, quelques rations et des collets.
- Un oud usé par le temps, mais toujours capable de produire des sons mélodieux.
- Une armure, mailles et pourpoint inclus, en bon état, ayant autrefois appartenu à sa mère (tout comme sa lame et sa masse d'ailleurs).


Histoire


Harmonie est née sur Neya, cependant, elle ne garde quasiment aucun souvenir de cette époque qui résume sa prime enfance. Alors que notre protagoniste n'était encore âgée que de quelques mois à peine, Nethrali, sa mère, décida de déserter l’armée et d’abandonner sa place d’officier ainsi que sa réputation et son nom, pour aller vivre sur Sunaï. Et ce n’était pas sans raison, puisqu’elle fuyait le géniteur de son enfant. Ce choix déterminant allait donner une ligne directrice à la vie de sa fille, tout autre que celle que son père aurait souhaitée. Lui, qui s’était révélé au fil du temps être presque plus un meurtrier qu’un militaire, avait d’ores et déjà pensé de grands projets pour sa fille. Nethrali, exténuée par une vie de soldat, voyait en Sunaï un havre paix où élever son enfant loin des dérives d’un père et d’une société qui la débectait de plus en plus.
Sa fuite se révéla être le plus grand combat de sa vie, une guerre qu’elle avait mené pour sa descendance, quitte à son salir son nom et ses ancêtres. Abandonner sa position sociale, sa maison, poursuivie par son ancien compagnon et la justice militaire, cette histoire aurait très mal terminé si elle n’avait croisé le Samaritain. Et si le bougre les avait trimballées, elle et sa fille, des semaines durant et dans des conditions déplorables jusqu’aux côtes, il ne s’était pas fait prier pour empocher la quasi-totalité de la fortune de Nethrali. Par chance, elle croisa la route de véritables bonnes âmes originaires de Sunaï, qui quant à elles, semblaient plus expérimentées en ce qui concernait la désertion. Et surtout… C’était bénévole. Son seul regret est qu’elle ne sut jamais à qui elle devait adresser sa gratitude.
Ainsi, Sarras, qui traduit du gordhien au kaerd signifie « Chagrin », fut renommée Harmonie. Quant à son nom, sa mère lui a toujours interdit de le prononcer. La longue lignée des « Sabot-Fendu » est connue pour avoir engendré des guerriers craints et haïs, aussi bien par des ennemis étrangers que par les ordhaleron eux-même (Netharil a toujours omis de lui expliquer sa désertion). Harmonie put donc profiter d’une enfance plus paisible qu’elle n’aurait dû l’être en grandissant à Bourg-D’En-Haut. Un petit village sans grande prétention, surplombant des plaines vallonnées et des bosquets touffus, situé à une semaine de Frayh, la capitale de cette île pacifiste. Capitale qu’elle n’a, par ailleurs, encore jamais eu l’occasion de visiter !

Si la vie agricole était dure, elle n’en était pas moins amusante. La jeune fille qu’elle fut avait toujours aimé s’occuper des animaux, et la traite des vaches était son moment favori. Vaches auxquelles l'ordhaleron avait toujours donné des noms et savait toujours reconnaître et différencier par on ne sait quel miracle. Elle apprit également à monter à cheval, c’était le moyen le plus rapide de se déplacer lorsqu’il fallait faire rentrer le troupeau, retrouver une vachette en fuite, ou encore courir acheter des provisions ou des remèdes dans les échoppes établies au centre de Bourg-D’En-Haut, qui se situait à une bonne heure à pied de la maison.
Au village, Harmonie était appréciée, outre le fait qu’elle était connue pour être, avec sa mère, la plus jolie laitière à des lieues à la ronde, sa réputation de fêtarde et de joueuse d’oud eut rapidement fait le tour du coin. C’est durant son adolescence qu’elle prit goût à l’ambiance de l’auberge. Il n’était donc pas rare de la voir débarquer à une heure tardive, armée de son instrument, et les client de l’écouter chanter et jouer jusqu’au petit matin. Son rôle de saltimbanque lui avait toujours plu, parfois, il arrivait même que certains voyageurs lui offrent de quoi se sustenter ou lui glissent deux ou trois bryas. En somme, de quoi lui arracher de sublimes sourires.
Quant aux enfants du village, ils la connaissaient tous, et malgré son âge, elle ne refusait jamais une partie de cache-cache. Après quoi, le jeu suivant consistait généralement à nouer des bouts de ficelles aux cornes d’Harmonie, qu’elle mettrait des heures à défaire. Ce que Bastiff ne manquait pas de faire remarquer à chaque fois.

Bastiff… Son ami de toujours, il était à peu près du même âge qu’elle et était le fils de l’épicier. Si on l’aurait imaginé plus à l’aise dans l’eau que sur terre, il ne manquait pas d’une certaine adresse lorsqu’il fallait atteindre des points en hauteur. En effet, il semblait tenir du céphalopode plus que d’autre chose, et son envergure dépassait à peine celle d’une poule. Ce qui avait fasciné la jeune ordhaleron chez lui, c’était son incroyable intelligence. Il savait lire et compter comme personne, connaissant les prix des produits par cœur, il se souvenait toujours de tout, même de qui était passé acheter quoi et en quelle quantité le cycle lunaire précédent. Bastiff était, à ses yeux, une encyclopédie vivante et un gouffre de connaissances dont la soif ne se tarissait jamais.
Cependant, il était aussi le roi des bêtises en tout genre. Il avait souvent quelques théories à vérifier, des choses qu’ils voulaient absolument voir ou essayer. Comme chevaucher « Vieux Grincheux » par exemple, alors qu’un orage approchait et qu’Harmonie pestait à l’idée de ne pas s’occuper des bêtes dans l’instant. D'autant qu'elle-même craignait le tonnerre plus que la peste. C’est d’ailleurs ce qui lui valut sa cicatrice abdominale, lorsque, dans la précipitation, elle avait tenté de faire rentrer les vaches et « Vieux Grincheux » dans l’étable, ce dernier l’avait encornée comme la dernière des intruses. Et Bastiff s’en était trouvé bien embêté ce jour-là, ça oui !
Mais il était aussi son confident. Lorsqu’ils partaient tous les deux bivouaquer dans un bosquet (qu'ils ont surnommé « Le P’tit Bois ») à l’écart de la ferme, ils en profitaient l’une comme l’autre pour se raconter leurs petits secrets, leurs ennuis et leurs aspirations autour d’un feu de camp. Feu dont Harmonie s’occupait, puisque les tentacules ne sont pas très adaptés à ce genre d’activités. En outre, il n’y a bien qu’à lui qu’elle s’était confessée sur ces étranges capacités apparues du jour au lendemain, il y a une bonne année et demi de cela. Il était l’instigateur de son entraînement, qui selon lui devait débuter le plus rapidement possible. Le céphalien memori (c’est bien là son ethnie) avait débauché les gamins du village pour tirer sur son « apprentie » à grands renforts de lance-pierre. Quant au projet de l'année dernière, consistant à la mettre en volontairement en situation de danger réel pour manifester son pouvoir… Cette idée malade était aussi sortie de sa tête flasque. Au grand dam d’un sanglier, cette tentative s’était révélée plutôt efficace. À moins que cela n’ait rien eu à voir, mais selon Bastiff, c'était pourtant d'une logique implacable.

On ne peut mentionner l’ordhaleron, sans s’attarder sur ses années de présence dans la milice villageoise, tout comme celle de sa mère. Toute sa vie, elle avait suivi les enseignements de Nethrali. Celle-ci lui avait inculqué le sens du devoir, la science et l’art du combat, sans oublier des rudiments de stratégie militaire. Harmonie apprit alors à dresser des plans de bataille, l’information étant au centre des décisions stratégiques, la lecture et l’écriture du gordhien et du kaerd furent de mise. Au fil des années d’entraînement, Harmonie avait fini par maîtriser un style de combat ravageur. Forte de ses compétences, et équipée des anciens effets personnels de sa mère, elle n’avait pas rechigné à participer aux patrouilles et aux gardes des abords du village. Quelques fois, il lui était arrivé, en compagnie des autres, d’intimider des voyageurs louches qui traînaient un peu trop souvent sur la même route, voire d’occire des vide-goussets et des moribonds trop entreprenants. Et bon sang qu’elle ne les aimait pas ceux-là, truander et vider les poches des bonnes gens, c’était, pour elle, un acte des plus abjects.
Ses compagnons d’armes étant des villageois, elle s’entendait particulièrement bien chacun d’entre eux. Pourtant, ce qu’il prenait pour un sérieux inhérent à ce travail, n’était pour Harmonie qu’une tendance à la discrétion. N’ayant pas accompli son rituel de passage à l’âge adulte, elle évitait de se faire remarquer ou d’évoquer le sujet. Lorsqu’on lui on en parlait, l’ordhaleron se contentait d’expliquer qu’elle avait du rejoindre Neya afin de s’y plier et ne s’épanchait pas outre mesure. Un mensonge en entraînant généralement un autre, elle ne voulait certainement pas avoir à donner de détails imaginaires et se retrouver à composer avec une imposture intenable.

Le temps de la sédentarité est cependant terminé. Longtemps, elle avait rêvé de parcourir Sunaï de long en large, et même en travers. Elle était avide de connaître son monde, de le voir par ses propres yeux plutôt que de l’écouter de la bouche des voyageurs ou des mercenaires de passage. Elle aussi avait le droit de partir à l’aventure, d’explorer les forêts et les montagnes, peut-être même les cavernes de l’île ! Qui sait ce qu’il pouvait y sommeiller ? Sa décision prise, Nethrali n’y trouva pas grand-chose à redire, à la grande surprise de sa fille. Les enfants rêvent, grandissent, mûrissent, et vient un temps où ils doivent prendre leur envol et suivre leur propre voie. C’était aujourd’hui.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Vi.
Moultipass : MDP validé par pépé

Bon, alors déjà, je voudrais remercier le glorieux staff pour sa patience. Mon post est en retard, et plus que de raison.
Ces derniers temps ont été assez chargés ! Je termine mon contrat cette semaine, et j'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup de choses à terminer et de projets à clore au boulot. Sans compter la formation de mon remplaçant, du moins les derniers conseils.
Bref !    Merci !  

En tous les cas, bon courage pour la lecture ! J'aime bien écrire des histoires, mais les fiches, ce n'est pas mon fort !

Et s'il faut changer mon nom de compte (Oui parce que j'ai bavé devant le contexte, encore et encore, jusqu'à noyer mon clavier. Puis j'ai réalisé mon inscription, pour enfin aller lire le règlement. Oui, je suis une quiche.), et bien pas de problème. Je me disais que pour un personnage se faisant appeler Harmonie et uniquement Harmonie, c'était peut-être trompeur d'écrire autre chose. Voilà, voilà !

Du coup, j'avais tout de même une question. Elle m'est venue à l'instant, mais allumer un feu de camp, ça nécessite une compétence "novice" dans un survie en milieu sauvage par exemple ?


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◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Ven 26 Oct 2018 - 15:17

Et bah écoute, c’est validé ma foi !

Bienvenue à toi sur Azzura et toutes mes félicitations !

Bon comme d’hab, laïus « journal de bord » à créer partie Parchemin des Héros + faire des demandes rp ou y répondre pour trouver des compagnons Very Happy.

Encore bravo !! Very Happy