Azzura


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Faren Hiratielil - Garde des sceaux d’Azzura

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◈ Missives : 7

◈ Âge du Personnage : 300 ans
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Eressäe
◈ Ethnie : Clair de Lune
◈ Origine : Eressä
◈ Localisation sur Rëa : Azzura
◈ Magie : Magie Céleste : Clairvoyant aux intentions d’autrui
◈ Fiche personnage : Fiche
◈ Crédit Avatar : Inconnu

Héros
Faren Hiratielil

◈ Sam 20 Oct 2018 - 21:40

◈ Prénom :  Faren
◈ Nom : Hiratielil
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 300 ans
◈ Date de naissance : 1er jour de Silaron, il y a 5414 ans
◈ Race : Eressäe
◈ Ethnie : Clair de Lune
◈ Origine : Eressä
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Haut Conseiller d’Azzura – Garde des Sceaux (Juge suprême)
◈ Crédit avatar : Sabin Duvert by Fuchsiart


Magie


Magie Céleste : Clairvoyant aux intentions d’autrui
La quête de la justice autant que de la vérité fut toujours comme une évidence aux yeux de Faren. Peut-être naquit-elle de ce pouvoir qui se révèle uniquement à la clarté des rayons lunaires, déchirant le voile des mensonges et des secrets que l’on voudrait garder bien loin de l’oreille d’un juge. L’art du discours n’a plus lieu d’être et la parole ne devient plus qu’un flot naturel dont les accrocs sur les rochers de la vérité sonnent comme un vacarme. Plus rien alors ne saurait se déguiser à son oreille attentive, presque avide de déceler les failles des hommes pour les faire éclater au grand jour. Puisque nul ne devrait s’écarter du droit chemin qui a été défini, sa magie devint alors l’arme suprême contre laquelle rien ni personne ne saurait s’opposer.
Ainsi, même si son don se rythme au fil du cycle lunaire, affinant la qualité des indices qui lui feront deviner ce qui cloche à coup sûr, ceux qui en ont subit les conséquences savent à quel point il faut rester laconique en sa présence. Les mots, même les plus maîtrisés, savent toujours trop bien attirer son attention et les années n’ont fait que perfectionner sa fervente clairvoyance.


Forces & faiblesses


Faiblesses
Manque cruel d’empathie :
Son absence de considération pour les autres est certainement le plus gros reproche que l’on puisse faire à Faren. Les êtres vivants ne savent pas attirer sa compassion et encore moins son indulgence. Son ton glacial ainsi que son indifférence face au sort des autres blessent et vexent sans jamais qu’il ne se remette en question, lui valant davantage d’antipathie que d’amitié.

Terriblement ennuyeux :
Ce n’est pas à ses côtés que l’on vient se distraire. Ses discours moralisateurs autant que ses préoccupations n’intéressent que peu de monde. Il n’a pas besoin de beaucoup de temps pour assoupir un auditoire frivole et encore moins pour lui faire cesser de rire, son sérieux inébranlable ne permettant aucune fantaisie.

Borné :
Si Faren n’est pas disposé à se faire une opinion rapidement, il ne change pas d’avis. Bien des personnes ont cherché à le raisonner ou à le convaincre, sans jamais parvenir à quoi que ce soit.

Solitude :
Qu’il soit entouré des plus grands et qu’on se presse pour le flatter ne change rien à son isolement. Faren fuit autant les autres que ceux-ci l’évitent. On ne le rencontre que par intérêt et plus souvent par crainte – parce qu’il est souvent déjà trop tard.

Forces
Loyauté extrême :
Bien qu’elle ne s’applique pas à la plupart des êtres vivants, malheureusement trop versatiles à son goût, son dévouement pour sa patrie autant que pour les lois qui la régissent ne connaît aucune borne. Il se révèle alors dans ces cas précis quelqu’un sur qui l’on peut indéniablement compter.

Travailleur acharné :
Le mérite est pour Faren une valeur qui lui est particulièrement chère. Le juge ne se laisse pas aller à la facilité et ne se relâche jamais, si bien que le champ de ses connaissances est vaste et son talent indéniable. Il se borne cependant aux domaines pragmatiques et rationnels, les arts n’éveillant pas en lui un grand intérêt.

Rigueur et organisation :
Faren n’est pas du genre à se laisser prendre au dépourvu. Ses actes autant que ses décisions sont bien menés et rien n’est laissé au hasard. Il aime que les choses soient bien faites et soigne d’autant plus ce qu’il fait. Son perfectionnisme le pousse à un niveau d’exigence qui l’éloigne des autres tant ses attentes deviennent alors insoutenables.

Légitimité :
Même si ses décisions ne manquent pas d’être contestées, Faren n’est pas arrivé au Haut Conseil par hasard et ses actes ont fini par inspirer aux autres le respect. Personne ne se sent plus capable de contester cette place qui semble si bien faite pour lui.


Physique


Le son de ses pas martèle le sol avec une élégante précision, dévoilant une démarche sûre dont le chemin est tout tracé. Sa silhouette dépassant cinq pouces et dix pieds est haute, impressionnante, non pas par une carrure large puisque son corps est fin, mais par le charisme qu’il dégage. En le voyant arriver, on l’admire, on ne se permettrait pas de lui manquer de respect, on n’oserait pas lui barrer le passage, on préférerait même lui offrir davantage d’espace. Son rang l’impose presque, mais c’est loin d’en être l’unique raison. Chacun de ses mouvements est gracieux, raffiné, témoin de l’excellence de son éducation tout autant que de l’assiduité dont il a dû faire preuve.
Sa haute condition n’a jamais été un secret et elle se révèle en premier lieu dans ses vêtements, assemblages de tissus riches parfaitement ajustés à son corps et finement cousus. Les tons sont souvent sombres pour trancher avec la blancheur de sa personne, rarement très colorés, reflet du sérieux implacable qu’il incarne – bien loin d’une excentricité jugée immédiatement superficielle.

Seuls les plus courageux osent s’attarder sur son visage. Une longue chevelure immaculée l’encadre sans le masquer. Il n’existe pas de mèches sauvages, elles sont soigneusement rangées derrière ses oreilles et ne s’en délogent pas si vite, comme si son caractère suffisait à les dompter. Son teint pâle  se dégage parmi tant de blancheur uniquement par son aspect légèrement rosé. Ses traits suivent le même raffinement que le reste de son corps et ils affichent un air d’autant plus calme, si tranquille qu’il en devient inexpressif, paraissant bien vite distant avec chacun de ses interlocuteurs, même les plus proches. Suivant cet exemple, sa voix ne laisse jamais transparaître d’émotions vives, comme s’il en était totalement dénué.
Enfin, ultime parure de son être, ses yeux s’incarnent en deux pierres finement taillées, d’un bleu extrêmement pâle et porteurs d’une détermination sans faille, comme si d’un simple regard et par son unique volonté, il était capable de porter un coup terrible.


Caractère


Son regard autant que l’expression de son visage suffisent sans doute à exprimer la majeure partie de son tempérament. Pour l’être honnête qu’il est, toujours convaincu de suivre la bonne voie, qu’aurait-il à cacher aux autres de toute façon ? Ce qui frappe en premier lieu est son attitude extrêmement sérieuse, comme si le rire ou l’amusement n’avaient pas de place en ce monde, que ce n’était là que choses superflues pour lesquelles il n’a pas de temps à perdre. Pour qui ne connaîtrait pas sa haute fonction, on l’imagine très vite occupé, tant cela transparaît dans son pas toujours affairé et son regard déterminé. Faren n’a jamais cessé d’être un travailleur acharné ; persuadé que le talent n’est que trop souvent un avantage mal exploité, il ne s’est jamais reposé sur la moindre de ses capacités, cherchant encore et toujours à augmenter l’ampleur de son savoir et la maîtrise de ses domaines de prédilection. Son ambition lui a permis de nourrir plus facilement ses efforts, lui donnant un moteur pour avancer sur une voie qui lui était déjà toute tracée.
Sa rigueur extrême et son organisation méticuleuse transparaissent dans chaque tâche qu’il entreprend, tant et si bien que le travail des autres lui laisse toujours un goût d’insatisfaction. C’est à peine s’il est capable de comprendre d’où peut venir un tel désordre ou pour quelle raison on y a mis si peu de soin. Suivant ses propres obsessions, il avance sur la voie de son perfectionnisme sans  attendre que les autres parviennent à le suivre.

Son exigence autant que son obstination l’ont enfoncé dans une solitude qu’il expérimenta très tôt, notamment par son côté silencieux et ses passions fort ennuyeuses. Qui d’autre que lui pourrait trouver plus intéressant n’importe quel texte de lois aux caractères minuscules à tous les plaisirs du monde ?

Naturellement, les relations humaines comme la communication n’ont jamais été son fort, trop peu enclin à se préoccuper des sentiments d’autrui, trop prompt à les froisser lorsqu’il abat sa froide vérité telle une lame, tranchante d’un cynisme acerbe. Il le fait avec éloquence pourtant et, dès lors que la situation pourrait dégénérer, il y voit une bataille à gagner. Sa passion pour la stratégie a su aiguiser davantage son esprit et s’il est question de se battre, il le fait avant tout par les mots, désarmants les autres de gestes qui leur auraient été certainement malheureux. Rarement pourvu de la moindre empathie, il se révèle souvent insensible et très peu concerné par ce que les autres pensent de lui.
Ainsi, ses relations les plus abouties se sont forgées dans la rivalité, une manière pour lui d’entretenir constamment son esprit tout autant que de s’entourer de personnes dignes de sa compagnie. C’est certainement pour eux qu’il a paradoxalement le plus d’amitié. Alors, à défaut d’êtres vivants, son cœur de pierre n’a su s’éprendre que de concepts et d’idéaux. La justice fut son premier et éternel amour, le guidant vers une loyauté sans faille et un patriotisme indéfectible. Même si ses émotions savent conserver une maîtrise parfaite, le faisant croire à jamais incapable de la moindre colère, il traque avec acharnement les traîtres, les parjures et les criminels. Toute entorse à la loi, indéniablement juste, est un affront à ses yeux, une insulte qu’il ne manque pas de faire payer d’une peine dépourvue de la moindre pitié – ils s’en souviendront alors et ne recommenceront pas.

Le juge ne se laisse pourtant pas emporter aveuglément dans cette quête : avide de la vérité et désireux de faire preuve d’une exacte justesse, ses décisions ne se fondent jamais sur un jugement hâtif, mais font bien l’objet d’une longue et précise réflexion. Son caractère peu émotif l’y aide fortement et, froidement impassible, il ne se laisse influencer d’aucune manière. Ce long cheminement le rend malheureusement extrêmement borné : une fois sa décision prise, il n’y revient plus et s’affranchit alors de tout doute ou regret. Nul alors ne saurait le faire changer d’avis.


Inventaire


Fidèle à sa sobriété, Faren se contente de porter des vêtements qui expriment son rang sans pour autant en faire l’étalage. Il n’a sur lui aucune arme, remettant la protection de sa personne à d’autres, plus compétents, et ne s’embarrasse pas de beaucoup d’affaires personnelles. Ce sont souvent des livres, des textes de loi ou des affaires qui concernent ses jugements en cours.


Histoire


L’astre lunaire parfaitement rond avait irradié le ciel obscur et la cité d’Azzura de ses rayons d’opale, comme pour souhaiter muettement la bienvenue à ce nouvel être qui respirait enfin l’air de ce monde. Source infinie d’inspiration pour maints poètes, il n’était pourtant que le stade remarquable d’un cycle éternel. Ce ne pouvait être qu’un événement heureux, une fierté pour la noble famille des Hiratielil qui dessinait enfin son avenir dans une nouvelle génération.
Il fut enfant unique, d’autant plus choyé par ces circonstances, mais prenant inévitablement sur ses épaules le poids de tous les espoirs, de toutes les ambitions – il ne pouvait être n’importe qui, encore moins le devenir. Ainsi, comme s’il avait toujours eu conscience de ce fait, son don pour la magie se manifesta dès ses premières années. Il dévoilait les mensonges avec une clarté candide et s’en offusquait comme s’il en ressentait le terrible poids. Cela plut à ses parents qui virent immédiatement la fabuleuse portée de ce don.

Naturellement, son éducation commença très tôt et dans une rigueur absolue, ce qui ne déplût pas au jeune Faren qui préférait davantage rester le nez plongé dans les parchemins qu’aller courir dans les rues de la ville. Déjà peu sociable, il n’avait pas d’amis de son âge, trop souvent considéré comme l’insupportable monsieur-je-sais-tout qu’il s’était empressé de devenir. Pour le plus grand bonheur de sa famille, il n’avait pas besoin de se faire prier pour se consacrer entièrement à ses études. Il voulait briller et ses meilleures distractions étaient généralement ce que les autres enfants voyaient comme le pire des ennuis. Sa curiosité en matière de connaissance le poussa à s’ouvrir à bien des domaines et son ambition précoce à briller rapidement. Le désir de plaire à ses parents fut bien vite remplacé par celui de correspondre à l’idéal qu’il se fixa lui-même. Son admiration allait pour ses professeurs et les érudits de son cercle de connaissances. Il voulait devenir comme eux – meilleurs qu’eux. Ainsi, son temps libre n’était mis à profit que dans un unique lieu : la bibliothèque dont il finit par connaître si bien les rayons et leurs ouvrages joliment reliés qu’on aurait pu croire qu’il était né là-bas. Le poids de ces immenses tomes tout comme le grain du papier sur ses doigts étaient des sensations merveilleuses. Plus que tout, ses yeux parcouraient chaque ligne avec avidité tant il était désireux de percer les mystères de chacune de ses trouvailles.

Ce fut aux alentours de ses dix ans et suivant sa propre requête qu’il quitta la cité blanche pour l’île dont sa famille était originaire. Il voulait autant en apprendre davantage sur ses origines qu’expérimenter une vie qui n’était offerte qu’aux siens. La distance de sa terre natale tout comme l’absence de sa famille ne firent jamais frémir son cœur déjà de glace. Les êtres de chair et de sang n’avaient à ses yeux rien de véritablement appréciable. Ils se dessinaient trop souvent frivoles sous ses yeux gelés, transis par ces vagues d’émotions que certains ne savaient même pas contrôler. Le silence plaisait davantage à ses oreilles et il se satisfaisait tout juste d’observer ces êtres avec lesquels il partageait si peu.
La rigueur de l’éducation Eressäe lui allait à merveille et il n’eut pas de mal à se distinguer, offrant alors aux autres ambitieux une lutte sans merci. La rivalité avait assurément plus de goût que l’amitié. Trop intègre et honnête, il se trouva pourtant confronté à l’amertume de la déception lorsque son pouvoir lui révéla la tricherie de quelques camarades, visiblement incapables de le battre à la loyale. Il n’eut d’autre choix que de suivre sa nature autant impitoyable qu’impartialement droite et il les dénonça immédiatement. Cela faisait bien longtemps qu’on le détestait, mais les mots comme les pensées des autres ne parvenaient pas vraiment à faire frémir son âme.

Les règlements avaient toujours su capter son attention et chaque manquement lui paraissait comme une aberration. Il se plaisait donc à les corriger, mettant à profit sa magie qui le gratifiait d’une efficacité redoutable. Les années ne firent donc qu’alimenter sa passion grandissante pour le droit et lorsqu’il fut temps pour lui de préciser le champ de ses études, le choix ne fut pas difficile. Sa famille elle-même se félicita de son choix et ne manqua pas de l’encourager au cours de leurs brèves entrevues.
Sa mémoire constamment exercée ne manqua pas de lui faciliter la tâche. Les lois ne semblaient jamais assez nombreuses pour lui, si bien qu’il s’intéressa à toutes sortes d’entre elles, sur de nombreux domaines et à travers les ethnies du monde entier. Il était curieux de savoir ce qui était le plus juste et comment les autres voyaient les choses. Les mots, méticuleusement réfléchis, lui permettaient alors de comprendre la nature de chaque peuple. Rigoureux à l’extrême, il trouvait dans les lignes des textes de loi les décisions que d’autres ne savaient prendre – par empathie ou par opinion. Pesant savamment les faits et les propos de chaque parti au cours d’innombrables exercices, il parvenait toujours à trancher, sans jamais éprouver le moindre regret. Ainsi, même si l’on appréciait difficilement son caractère, il avait fini par forcer le respect chez ceux qui avaient choisi la même voie que lui.

La fin de ses études acheva par la même occasion son séjour à Eressa. Il n’avait envisagé de mener sa carrière dans nul autre endroit qu’Azzura. Ses souvenirs autant que ses lectures lui assuraient cette décision. Il choisit néanmoins de différer ses premiers pas en tant que juge, désireux de faire honneur à sa patrie et de faire pardonner son absence. Il effectua donc dès son retour son service militaire. Faren était par ailleurs convaincu que sa présence au sein de l’armée servirait ses ambitions et si ses capacités physiques étaient loin de le placer parmi les meilleurs, il sut en revanche mettre en valeur son intelligence par son sens aiguisé de la stratégie. Ce fut là-bas qu’on l’initia aux jeux de stratégie et il se révéla particulièrement doué au xiangqi, devenant peu à peu un joueur redouté. Ce fut son unique angle d’attaque. Il avait pris parfaitement conscience du fait de n’avoir aucun talent dans l’art du combat, mais son esprit tranquille ne s’était pas laissé agacer par cette médiocrité, ayant trouvé une autre manière de briller, une qui lui paraissait même un peu plus satisfaisante. Son regard froid planait alors sur ces vastes pions qui constituaient une armée, imaginant avec habileté les mouvements à employer pour vaincre. Ses idées avisées surent glisser jusqu’aux bonnes oreilles, lui valant une attention particulière et l’ébauche de relations qui lui serviraient bien un jour. Il en avait la certitude.
Fort d’un règlement militaire qui ne supportait pas le moindre écart, son esprit tranchant ne fit que s’aiguiser et il n’y eut finalement plus personne pour oser mépriser sa droiture extrême. Il avait tourné en ridicule les effrontés et ruiné la carrière des malhonnêtes qui avaient croisé son chemin. Tous savaient donc qu’il n’avait rien d’un confident et qu’il n’avait de loyauté pour personne d’autre que des principes bien éloignés des passions vivaces. Certains crurent voir dans ses expressions une méchanceté sévère, une misanthropie glaciale, mais ils se trompaient, il restait neutre, toujours trop neutre, refusant de prendre parti pour les uns ou pour les autres, pas même pour les quelques-uns qui avaient su trouver pour lui un peu d’amitié.

Ses actes lui valurent les honneurs de l’armée lorsqu’il termina ses classes. Satisfait de son parcours, il partit sans regrets, entamant alors cette carrière qu’il avait attendue avec tant de patience.

Le juge Hiratielil mena ses premiers procès avec une déconcertante facilité. Il n’avait jamais laissé bien loin de lui ces textes de loi qu’il adorait tant et chaque rencontre avait toujours été pour lui l’occasion d’exercer son jugement. Ses relations acquises à l’armée et le rang de sa famille lui valurent rapidement des postes plus ambitieux. L’Eressäe ne se montrait pas pour autant pressé. Il savait tempérer ses ambitions et si son esprit n’ignorait rien de ses aspirations les plus utopiques, il ne se laissa pas distraire par son arrogance. Rien ne comptait plus pour lui que le mérite et il voulait prouver de manière irrévocable à quel point il était fait pour le sommet. Lui et lui seul.
Les décennies furent longues, mais il y voyait toujours l’occasion de s’exercer. À mesure qu’on le haïssait, les autres reconnaissaient ses capacités, sa supériorité. Il n’avait peur de rien ni personne, osant trancher pour la justice là où d’autres se seraient pliés, suivant l’appât d’une fortune passagère ou la crainte d’un inévitable malheur. Mais que pouvait-on faire contre lui ? Il était impossible à convaincre, trop têtu et trop fier pour laisser qui que ce soit d’autre penser à sa place. Ses plus proches amitiés semblaient venir de ceux qui le détestaient le plus et s’il avait pour sa famille un amour filial, il aurait enfermé lui-même son propre père s’il avait mené la moindre offense envers la Justice. Nulle personne en mesure de conquérir son cœur ne semblait exister en ce monde. Il chérissait davantage les lois et le murmure de ses propres pensées.

Ainsi, il ne se laissa jamais aller à la corruption ni à ces intrigues qui semblaient si tentantes, particulièrement parmi les gens de pouvoir. Sa force était dans son intégrité impitoyable, ses mots honnêtes se faisaient le reflet d’une pensée si exacte qu’elle en devenait sévère – insupportable même. Son comportement lui valut bien des ennemis dévoués à freiner sa carrière, mais il savait aussi toucher les bonnes personnes et, inexorablement, cette stratégie pour laquelle il était si fidèle lui permit de grimper peu à peu ces échelons desquels il ne redescendit jamais.
Ainsi, il ne se laissa jamais aller à la corruption ni à ces intrigues qui semblaient si tentantes, particulièrement parmi les gens de pouvoir. Sa force se matérialisait dans son intégrité impitoyable et ses mots honnêtes se faisaient le reflet d’une pensée si exacte qu’elle en devenait sévère – insupportable même. Son comportement lui valut bien des ennemis dévoués à freiner sa carrière, mais il savait aussi toucher les bonnes personnes et, inexorablement, cette stratégie pour laquelle il était si fidèle lui permit de grimper peu à peu ces échelons desquels il ne redescendit jamais.
La consécration de sa carrière sonna au cours de sa deux-cent-vingtième année, dès cet instant où on lui remit le grand sceau d’Azzura, symbole ultime de sa nouvelle fonction de Haut Conseiller et de Juge suprême. L’appui de sa famille, haute maison parmi l’aristocratie d’Azzura, avait été un atout précieux et un excellent point de départ sur lequel il avait su s’appuyer pour gagner en renommée. Les regards braqués sur lui n’avaient alors pu ignorer sa ferveur et ses capacités. De plus en plus reconnu au sein de la cour pour sa justesse et son intégrité, il avait fini par s’incarner comme un digne prétendant à ce titre, puis finalement comme le seul capable de tenir une si précieuse fonction. Sa présence en tant que juge auprès des plus éminents de la cité blanche ne faisait qu’appuyer ce choix et ce fut la royauté elle-même qui le choisit. Bien que cette nouvelle était assurément loin de plaire à tout le monde, sa légitimité était telle qu’aucune voix n’osa se lever contre lui.

Son rêve finalement accompli marqua un véritable tournant dans  sa vie, mais elle ne le laissa pourtant pas face à un vide tant il se consacra à son métier avec encore davantage d’acharnement. Pour l’homme rationnel qu’il était, la certitude que jamais rien n’était acquis sonnait comme une absolue vérité. Quand bien même il avait atteint le sommet de sa fonction, son sacerdoce juridique ne pouvait connaître aucune limite et les conflits d’intérêt qui l’opposaient aux plus grands de la cité pouvaient bien vite faire tout vaciller. Il faisait partie de la cour et de ses jeux, se révélant tantôt comme un précieux allié et tantôt comme le pire des ennemis. Dans ces moments, fidèle à lui-même, il n’était pas capable d’éprouver de la crainte, retournant impitoyablement les arguments des autres contre eux. Nul ne pouvait le défier et il sut tenir toujours bon face à ses opposants, même contre les membres du conseil avec lesquels il connut ses plus virulents affrontements. Par-dessus tout, il s’agissait de son plus important devoir et on ne pouvait le faire plier pour des intérêts sans aucune adéquation avec la Justice. Il en était le garant, il ne pouvait la trahir, même face au mépris, à la haine et au dépit de ses plus proches congénères.

Et soudain, en l’espace d’un battement de cils, les millénaires filèrent.

La première ébauche d’une pareille idée ne lui apparut que comme une mauvaise plaisanterie. Pourtant, l’évidence finit par se révéler d’elle-même. Son regard s’était alors fait témoin d’une multitude d’émotions et de réactions extérieures. Combien furent choqués, bouleversés ? Certains se révélèrent incapables de faire face à une telle réalité, d’autres tentèrent d’avancer. Son esprit rationnel, lui, ne pouvait se laisser aller à tant d’agitation, il lui paraissait plutôt nécessaire d’analyser l’état des choses, afin de cerner au mieux cette nouvelle réalité. Depuis bien longtemps, son monde n’avait jamais été qu’Azzura et la majestueuse cité était restée intacte, parfaitement immobile et immuable, comme par fierté. Qu’aurait-il eu à pleurer quand il n’avait rien perdu ? Ses parchemins et ses livres de droit étaient tous restés soigneusement rangés à leur place. Il n’eut donc pour toute cette évolution qu’une curiosité et cette tenace volonté que tout reste ordonné.

Agissant comme un pilier inébranlable, il fit donc partie des ceux qui œuvrèrent pour la survie de la cité. Son sang froid et sa vision pragmatique firent de lui un véritable atout, autant que son dévouement indéfectible. Il fut donc récemment amené à s’occuper de la législation menant à la mise en place des académies, une étape qu’il jugeait cruciale pour l’avenir et la prospérité de ce monde.


Ambitions & Desseins


Dévoué à la connaissance et à l’exercice rigoureux de la justice, Faren n’a jamais cessé d’y consacrer la plupart de son temps. Il eut dès sa jeunesse la dévorante ambition de devenir le Juge suprême d’Azzura et ainsi d’intégrer le Haut Conseil de la cité, devenant alors l’un des acteurs principaux de sa nation. Son rêve réalisé ne mit aucun terme à ses ambitions puisqu’il persiste à faire régner la justice avec plus de zèle que jamais. Il ne considérera pas sa tâche accomplie tant que tout ne sera pas calme et ordonné ; une occupation qu’il sait éternelle.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Oui.
Moultipass : ok par Harden


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◈ Missives : 2256

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
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◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Mar 23 Oct 2018 - 20:22

Et bien cher Faren !

Toutes mes félicitations pour cette excellente fiche ! J’ai donc l’honneur de te souhaiter officiellement la bienvenue sur Azzura.

N’oublie pas de créer ton journal de bord en partie Parchemins des Héros, et à faire des demandes de rp !

Encore une fois bravo ! Smile