Azzura


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Namenlos Soylu - Prêtre

avatar
◈ Missives : 21

◈ Âge du Personnage : 320
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Nain
◈ Origine : Lorh
◈ Localisation sur Rëa : Satvar
◈ Fiche personnage : Le plus pieux des médecins.
◈ Crédit Avatar : AlexSabo

Héros
Namenlos Soylu

◈ Lun 8 Oct 2018 - 21:35

◈ Prénom : Namenlos
◈ Nom : Soylu
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 320
◈ Date de naissance : Astar Merä, an 808 de l'ère de la Paix.
◈ Race : Nain !
◈ Ethnie : Nain !
◈ Origine : Lorh ! Sans blague !
◈ Alignement : Loyal neutre
◈ Métier : Aujourd'hui, prêtre et explorateur.
◈ Crédit avatar : Defend Your Honor! by AlexSabo


Magie


Non



Compétences, forces & faiblesses


> Arts de la guerre
(Exemples de métiers : ancien Thane)
- Maniement d’armes blanches (haches : maître)
= Namenlos a, bien avant de devenir une personne de Croyances, été un puissant combattant au service de son royaume. Sa maîtrise de la hache en fit un ennemi redouté.
- Équitation de guerre (maître)
= Contrairement à ses pairs, Namenlos est l'un des seuls nains ayant pu monter un cheval de guerre. Sa monture était tellement indocile qu'il saura gérer n'importe quel autre cheval si l'occasion lui était donnée.
- Combat à mains nues (avancé)
= Si Namenlos ne craint rien ni personne, hache et bouclier à la main, il saurait parfaitement se défendre avec ses poings. Son corps est d'une étrange puissance, malgré la finesse de ses muscles : il s'agit pourtant d'un immense avantage. Il est bien plus rapide que les siens.
- Parade (boucliers, haches, utilisation de son environnement : expert)
= Le Nain peut se targuer de ne redouter ni les combats, ni un ennemi. Des enseignements militaires, il en a appris les parades et les esquives, armé ou ou désarmé.
- Stratégie de combats (avancé)
= Limité par sa taille, il n'en est pas moins un bon élément. Durant un combat, il put avec brio faire face à des ennemis humains. Bien qu'il puisse tomber sur un combattant plus grand avec une plus grande allonge, il saurait se défaire d'un ennemi moins expérimenté.
- Tactique de guerre (expert)
= S'il avait été maître en la matière, il n'aurait pas essuyé les revers des armées humains mais il faut se rendre à l'évidence. Le nombre contre eux, les nains ne surent survivre à un siège et si Namenlos avait eu plus d'audace, il se serait défait de ces derniers. L'expérience lui aura appris qu'il n'est pas infaillible.
- Commandement (expert)
= Devenu Thane, il avait pour lui son rang et son expérience militaire. On lui obéissait. On le suivait.

> Compétences libres
(Métier engagé : Prêcheur des Trois)
- Lecture & écriture (maître)
= Nain éclairé et de haute éducation, Namenlos a appris l'usage de l'écriture, de la lecture, qu'elle soit des runes naines ou bien de l'écriture Kaerd.
- Religion (naine : maître, autres : avancé)
= Namenlos est pieux. Il est l'un des derniers à maîtriser la religion Naine et possède quelques secrets ouvrages qui n'auraient été détruits par les humains. Il lutte désormais pour faire rejaillir l'histoire de cette croyance et pour insuffler à nouveau la croyance des Trois, divinités naines, ainsi que les valeurs et la morale de cette religion. Par ailleurs, Namenlos est une personnalité qui ne juge que l'incroyance et au cours de ses nombreux voyages, il aura appris la presque intégralité des religions de chaque ethnie, bien qu'il ne maîtrise pas leurs histoires dans leur intégralité.
- Histoire (Lorh : avancé, monde, novice)
= Devenu Thane, ayant dans le sang le feu des guerres passées, Namenlos est l'un des derniers dépositaires de l'histoire naine assez âgés pour pouvoir transmettre les récits héroïques du passé. Il connaît aussi vaguement les histoires d'ailleurs, ayant beaucoup voyagé lors de sa longue vie.
- Éloquence (expert)
= Le Nain use de son charisme et de ses savoirs afin de convaincre l'incroyant à se plier à la crainte des Dieux et du Destin. Il s'agit de son combat. Bien qu'aucun dieu, hormis les entités Eressae, n'ait laissé de trace visible dans ce monde, Namenlos considère l'incroyance comme le moteur de la décadence de cet univers. Si tous avaient foi en leurs dieux et les craignaient : Reä ne s'en porterait que mieux. Les valeurs et la morale qu'il transporte font bon sens et il est de son devoir de prêcher la vertu de la Foi.
- Survie en milieu sauvage (intermédiaire)
= Ayant énormément voyagé, l'on peut deviner que Namenlos sait faire le nécessaire comme chasser ou poser des collets, faire un feu, afin de pouvoir survivre.
- Survie en milieu urbain (expert)
= Prêcheur des rues, Namenlos sait se faire entendre et trouver l'aide nécessaire à sa survie dans une ville ou dans un village. Négocier nourriture et logis contre ses contes et ses sacrements est un exercice quotidien.
- Dressage (chevaux : maître)
= Bien qu'il n'ait eu qu'un cheval, Bhatran, celui-ci fut si tête dure qu'il saurait faire plier n'importe quel équidé tentant de lui résister.

Avec le temps, Namenlos a dompté ses faiblesses, ainsi peu restent après 320 ans d'existence.

Forces :

-Religiosité : Namenlos ne conçoit pas l'incroyance. Il est lassé de cette religion d'apparence, et sa marotte est la question du sens de l'existence. Lui n'en trouve que par la foi.

-Moralité : Cette foi lui permet d'être pleinement moral. Namenlos agit toujours pour le bien commun, ainsi il fait passer les êtres qu'il juge meilleurs avant lui. Et des êtres qu'il juge meilleur, il y en a un tas. Lui n'est qu'un humble serviteur des Trois, et donc il est au service des autres. À part les conspirateurs politiques et les assassins, il respecte chacun autant ou plus que lui-même.

-Prestance : Namenlos est prêtre, vieux et a l'allure d'un noble, s'il le veut. Dans toutes les contrées, c'est un ensemble qui inspire le respect. Même sans titre, on l'a vu influencer de grands seigneurs au cours de sa vie. Cet atout va de pair avec ses multiples talents : dextérité et érudition. 320 ans de vraie vie d'explorateur, sa culture est généralement son atout principal lors de tractations.

En plus de tout cela, Namenlos a un immense contrôle sur lui-même (enfin, après 891).


Faiblesse :

-Réflexion excessive : Namenlos réfléchit en permanence (à défaut de parler), et il lui arrive de se perdre de ses pensées. Des tas de questions le taraudent en permanence, et sa curiosité est sans borne. Cela l'empêche de mener une vie tout à fait normale. Lorsqu'il est seul, il n'hésite pas à modifier son rythme de sommeil pour élucider un mystère qui le questionne. On l'a vu souvent voyager de nuit pour arriver plus tôt dans une bibliothèque.




Physique


Namenlos est un nain un peu plus petit que la moyenne... il fait plus ou moins trois pieds de haut. Il n'en souffre pas, car la nature (et l'entraînement) lui offrent aujourd'hui, pour le dernier siècle de sa vie, un corps unique. Namenlos est de silhouette fine pour un nain, en cela qu'il ne semble pas écrasé par son poids. Pour autant, il est plus fort que la moyenne. Les années au Sommet Gris n'y sont pas pour rien. Ses cheveux tirent sur le blanc, et sont au moins aussi longs que sa barbe.

Son équipement varie en fonction des situations, mais il ne se sépare jamais de sa tunique rituelle ni de sa ceinture brodée au nom de la Trinité. D'ailleurs, ces éléments religieux sont toujours propres et en parfait état. En fait, il les raccommode souvent, les lave sans cesse, et possède d'autres exemplaires.
Cette propreté contraste avec ses chaussures : elles sont horribles. Ce sont des chaussons de laine avec une semelle en bois, le tout accroché par des lanières de cuir. Ces lanières sont d'ailleurs au bord de la rupture. L'argument pour porter cela ? Ce serait confortable et pratique. Certes. Namenlos y est bien plus à l'aise que dans les bottes d'acier d'apparat, très guindées.
En parlant d'apparat, il n'hésite pas à porter l'armure naine lorsqu'il va discuter avec des notables qu'il estime. Celle-ci se compose d'un casque, d'un bouclier et d'un marteau.

Son visage est le plus clair de son temps légèrement souriant, sans relation apparente avec son environnement. S'il peut se laisser aller à de francs éclats de rire, sa manière d'exprimer son désaccord est de fermer son visage. Cela est suffisamment rare pour constituer un sévère avertissement à l'impudent qui fait naître la dureté en l'homme paisible.

Ses doigts, enfin, sont tout à fait uniques : de larges paumes et des doigts très fins. Ainsi, il maîtrise le travail de précision et le travail de force brute (port de charge, lancer de troncs). Mais l'entre-deux ne lui convient pas. Il est incapable de tenir un marteau ou une bêche, qui ne sont pas des outils apparemment conçus pour sa morphologie.



Caractère


La vie de Namenlos tourne, finalement, autour d'un principe : la morale. Il ne s'essouffle jamais en questions de sens et d'interrogations sur les agissements de chacun. S'il accepte chacun avec ses défauts, de la paresse à l'orgueil, il peut se montrer franchement intolérant avec les incroyants et les négligents.

Il est exigent envers lui-même... et envers les autres, n'hésitant pas à se prendre en exemple d'une meilleure morale. Le comble du bonheur pour lui est lorsqu'il rencontre des comparses idéologiques ! Quiconque s'impose une stricte morale est pour lui un apaisement et un espoir pour un monde plus humain.

En parlant du monde, Namenlos est très dur vis-à-vis de la politique. S'il encourage ceux qui agissent pour sortir les incroyants de leur torpeur, ceux qui lèvent les gras, et ceux qui donnent quelque abri aux mendiants, il ne croit pas.. enfin.. il ne croit PLUS aux ministres nains. Cependant, il reste fidèle à son Roi et à son Seigneur des Runes. Ces élus du Destin maintiennent l'honneur du peuple Nain. Leurs conseillers sont des profiteurs, des opportunistes sans aucune morale. Il est outré de la croyance d'apparat de certains, qui crachent sur les Ancêtres et croient tout savoir.

Il est humble, et apprécie l'humilité chez les autres. Se mettre au service de l'autre ou, encore mieux, de la communauté est pour lui une bonne chose en soi.

Enfin, la curiosité est une belle part de sa vie. Sans elle, il serait tout à fait différent. Bhatran, son cheval ? Il l'aurait laissé filé s'il avait manqué d'audace et de curiosité. Et c'est pareil, tour à tour pour la stratégie militaire (il aurait pu se contenter de suivre les ordres. Cette curiosité lui sauve la vie.), pour Kara (qu'il aurait pu laisser croupir et seule face à ses questions), pour la médecine (il aurait pu se sauver en courant ou refuser de voir ce que proposait l'Eleär. Ou ne pas s'y intéresser à nouveau plus tard), pour son intérêt des autres races et bien sûr pour la religion ! Quel religieux serait-il s'il ne s'était pas autant intéressé aux propositions des livres ? Un religieux d'apparat, ce qu'il combat. La curiosité a façonné Namenlos.

Enfin, la chose est assez rare pour le souligner, Namenlos Soylu ne boit pas d'alcool, car il se refuse à toute altération de l'esprit. Il reste évidemment extrêmement tolérant à l'égard d'autrui sur ce point, c'est strictement personnel.

Pour un nain, il aime beaucoup les Elëar et l'aventure (zeugma Smile).



Inventaire


cf. physique pour l'équipement porté.

Dès 904, Namenlos tient un carnet de vie. Il est divisé entre les Préoccupations du serviteur et sa Participation à l’œuvre .

Les préoccupations sont des récits théâtraux, des dialogues entre des personnages. L'inspiration est plus ou moins réelle, et les récits sont écrits après les évènements. Les personnages sont le plus souvent schématiques et manichéens. RIEN n'est daté.

La participation à l'œuvre, elle, est une œuvre d'historien. Tout est daté et conservé en l'état. Namenlos ne se permet pas de modifier des éléments à posteriori. C'est un triptyque des ses connaissances en médecine, en histoire (principalement Naine), et en religion & mœurs. Il n'a pas de problème avec l'idée de laisser des données qui sont invalidées par la suite, car tout est daté. L'auteur ne se permet d'ailleurs pas la moindre subjectivité à propos de médecine et d'histoire. Cela est différent pour la religion et les mœurs, évidemment.

Outre cela, Namenlos a en général plusieurs petits livres de religion naine dans sa besace, qu'il renouvelle souvent.



Histoire



Âge zéro : un piètre prélude.


I) Pur sang de déchu (808)

Hassam naît en l'an 808 de l'ère de la Paix dans une famille de petits nobles. Petits nobles depuis quelques générations seulement. La famille Forrëder descent d'une lignée bien plus importante, ils avaient pour nom Soylu (Enghar de son prénom, Grand Seigneur Nain du 6ème siècle de l'Ère de la Paix). Cependant, la lignée déçoit ensuite. En fait c'est assez simple : après Enghar Soylu, chacun de ses descendants qui commandera une troupe la mènera à la défaite. Au mieux, leurs soldats seront en déroute ou prisonniers, au pire ils mèneront à la mort toute leur armée. À chaque génération, c'est un ou deux rangs nobiliaires qui sont perdus. Les gènes de la défaite s'inscrivent peu à peu dans leur famille. Lorsque le Nain naît, ses parents sont encore nobles par le titre, mais en réalité ils ont en charge la gestion d'un petit village de 50 âmes, et c'est tout. Le Prévôt a plus de pouvoir qu'eux, de même que les artisans du village.

II) Un artisan raté (828-838)

Ces artisans du village auront néanmoins la charge de le former à un métier. Le jeune homme est, dans sa prime adolescence, aiguillé vers des métiers très nains... il désespérera ceux qui le forment. Il est incapable de réussir à la forge, à cause de ses mains si particulières (cf. physique) qui n'envoient pas assez de force au marteau, qui passe d'ailleurs le plus clair de son temps à lui échapper. Il sera alors envoyé en bijouterie, car on espère utiliser ses fins doigts pour le travail de précision. Le jeune homme est beaucoup trop fougueux pour cet art patient, et c'est encore raté. Il trouvera ensuite tour à tour l'agriculture, la chasse et la pêche trop dégradants pour son reste de noblesse. La maçonnerie lui fera « mal au dos ». Bilan : 6 métiers, 10 ans, aucun résultat. Ses parents le considèrent comme un incapable.

III) Un réconfort extra-familial (832 & 834)

Ces années ne sont néanmoins pas des années malheureuses. Hassam n'a cure des métiers qu'on veut lui apprendre. Il se surprend à s'intéresser énormément aux chevaux. Son premier attrait pour l'animal remonte à sa formation en agriculture : le cheval de trait le fascine. Il regarde les chats et les chiens qui traînent dans la ferme toute la journée et se demande bien l'intérêt de ces bêtes. Par contre, les ânes et les chevaux qui travaillent de concert avec l'homme lui paraissent d'un coup plus beaux. Le cheval surtout, majestueux. Puis il regarde d'un œil très intéressé les écuries, de temps en temps divague quelques minutes à observer un palefrenier.
Et puis, il y a la rencontre avec Bwyn. Bwyn est dans la vie d'Hassam depuis quelques temps déjà. Elle est sa préceptrice. Elle lui apprend les savoirs fondamentaux chez les nains (dont la religion). Au début, la chose lui est banale. Puis il se rend compte au fil des années, sans événement particulier, que la vieille dame est différente. Elle tranche avec la morosité ambiante et le climat guerrier de l'époque. Elle a toujours un peu de nourriture pour les mendiants, une parole de paix pour ceux qui se montrent agressifs. Chez elle, se dit Hassam, cela ne ressemble pas du tout à de la faiblesse. Il développe beaucoup d'affection pour cette dame toujours optimiste. La charge de convenance qui lui a été donnée pour tenir (ou faire tenir) le rang de ce fils de noble se change en amour sincère, et réciproque. Bwyn ne participe cependant qu'à l'éducation d'Hassam, et ne le reverra plus après son départ...

Âge premier : bêêêêêêêh, il rentre dans le rang.

I) Un Nain sur un cheval de guerre (839)

En 839, après un an d'oisiveté, Hassam rencontre Bhatran. Ce cheval errant broutait paisiblement à quelques pas du village. Ce sera le seul coup de foudre de sa vie. Hassam s'approcha, le cheval ne bougea pas. Bhatran tenait plus du cheval de trait que du cheval de guerre. Il était tout à fait musclé, mais disgrâcieux. Sa tête était assez laide, et le bourrin était assez court sur pattes. Hassam entreprit de l'escalader, à l'aide de bottes de pailles disposées à côté de l'immobile brouteur. Il lui monta dessus, l'air de rien. Le Nain en connaissait trop peu sur les chevaux... il fut mis à terre en un instant. Le cheval, et cela devait être suffisamment rare pour que l'on s'en étonne, était un cheval sauvage ! Pourtant, il ne s'enfuit pas ensuite, contrairement à Hassam.
Mais intrigué, le Nain revint le lendemain, accompagné du palefrenier. Hassam voulait monter ce cheval qui semblait fait pour le trait. Le lad s'en amusa beaucoup. Pas vexé, le Nain insista avec tant de douceur que le valet d'écurie accepta, contre rémunération (les nobles étaient peut-être affaiblis politiquement, mais leur aïeul avait laissé un héritage pour au moins 20 générations de vainqueurs, 10 de perdants). Après deux semaines de préparation, le cheval était prêt à être monté. Hassam apprit sur le tas, collectant les gamelles au départ. À force de passer tout son temps avec ce cheval, l'homme était devenu un excellent cavalier.
En 840, un recrutement militaire eut lieu, et Hassam partit, portant son nom de Forrëder.

II) Une carrière fulgurante (840-850)

Hassam eut la chance de faire partie d'une toute petite troupe. Comme il avait un cheval personnel, il fut posté en cavalerie, à des missions de surveillance principalement. Il fit un premier coup d'éclat lors du siège de Fhalas, petite ville de 2000 âmes. Il avait la confiance de son chef, et proposa de diviser la troupe pour attaquer en multiples points. Si les débats pour convaincre furent long, sa stratégie fut intégralement adaptée. Le récit de la bataille est probablement enjolivé, mais l'on raconte qu'il aurait attaqué à pied, seul, en se cachant derrière son cheval, et qu'il aurait libéré l'une des portes de la ville, alors que sa troupe avait attiré une partie des gardes ailleurs.
Peu à peu, par son ingéniosité stratégique et sa capacité à tuer de sang-froid, l'adolescent devint un chef de guerre respecté. En 850, il n'était rien de moins que Thane. Si les Thanes étaient abondants car la période le voulait, on a parlé de lui pour une bonne raison : il était le seul Thane à cheval du royaume de Lorh. Les autres étaient tous à dos de bélier, de sanglier ou que sais-je, pas lui. Son cheval trappu faisait pour beaucoup : il avait supporté son poids des années.
Dernier détail : si Hassam a grimpé la hiérarchie militaire, il a grimpé bien plus lentement la hiérarchie nobiliaire, et sera loin du sommet. Cela pour une raison toute simple : le Nain se trouve dans une région loin de Lorh, peu considérée, et où le roi ne met jamais les pieds.

III) Des parents contents (847-867)

Les Trois semblaient avoir pardonné aux parents d'Hassam : ils l'avaient dénigré, et se retrouvaient aujourd'hui réhabilités dans la hiérarchie naine. Dès 847 et l'accession du désormais quarantenaire au commandement du bastion secondaire de la région, les hérauts diffusaient les succès (et les rares défaites) du fils du village, bien que ce nom soit excessif : à part Bwyn, personne n'avait considéré le jeune Nain avec respect. Ses parents furent réanoblis, et furent même invités à la la table de grands seigneurs lorsque leur fils devint Thane. Pour autant, ils ne virent plus jamais Hassam (ce qui ne leur fit aucune peine) après son départ en 840.

Deuxième âge : Kara (née en 833) ou le basculement (852-891)

En 852, la guerre contre les Vrëen fait rage. Les tensions sont permanentes, et le nombre d'homicides explose même dans les villes pacifiées où les races cohabitent. À Lorh même, qui est pourtant la ville la mieux gardée du... monde à cette époque, des attentats éclatent. Cette année-là, M. le Thane Hassam Forrëder tient le bastion principal du Sommet Gris, dit «Bastion du bout du monde». Le Sommet Gris est la montagne la plus au sud de Satvar, et de son sommet l'on voit la mer. Les Vrëens ont repris beaucoup de terres dans le sud de Satvar, et la ligne de front n'est plus qu'à 4 lieues du Sommet Gris, qui a d'ailleurs mobilisé toutes ses troupes d'attaque sur ce front.

I) Le temps des questions (857-867)

856 commence mal pour le Thane qu'est Hassam. À l'aube du printemps, le 16ème jour d'Élye, les Vrëen sont au pied du Sommet Gris. Le Sommet est cependant extrêmement bien défendu. En pente constante, l'armée qui veut le prendre doit vaincre 4 bastions de défense, en avançant totalement à découvert. Si cela arrive, seulement ensuite elle peut tenter d'attaquer le bastion principal, une véritable banque d'armes, défendue par des centaines de Nains.
Les Vrëen, pourtant, progressent.
En 857, une tête tout à fait originale arrive au bastion principal : Kara. Cette Vrëen est la fille d'un chef de guerre, et a été vendue aux Nains par un traître qui voulait voyager. Cela ne lui portera pas chance, car il sera arrêté deux jours après l'enlèvement, puis torturé. Toujours est-il que Kara loge maintenant dans le bastion principal, et que le Thane se charge de sa surveillance. Enfin, surveillance... la jeune fille est enfermée dans une chambre de seigneur. Les Nains comptent soigner l'otage, et l'utiliser comme arme dissuasive.
Kara pose beaucoup de questions au Thane, qui, au fur et à mesure des jours, prend de mieux en mieux soin d'elle. En témoignent ce qui SEMBLE être des dialogues entre elle et lui, issu de ses préoccupations du serviteur :

Dialogue entre un fier cavalier et une otage :
-Voilà ton pain, infâme Vrëen.
-Merci mon bon seigneur !
Commentaire de l'auteur : le pardon est la première des vertus. La seule qui permette un changement réel.

Dialogue entre un être en transition et une otage :
-Encore du pain, et un peu d'eau,
-Seigneur ?
-Je ne le suis point.
-Croyez-vous ?
-Pardon ?
-Les dieux vous inspirent, n'est-ce pas ?
-Comme tout un chacun !
-Et vous prenez en otage au nom des dieux ? Quel est le sens de votre vie ? Qu'évoque pour vous la religion ?
-Assez !
Commentaire de l'auteur :  Sans doute l'idée d'une vie sensée fait son chemin chez le seigneur, qui se rappelle au bon souvenir de la religion de son pays.

Dialogue entre non plus des personnes, mais entre deux modes de vies, à la veille de leurs crises respectives :
-Voilà du pain, et un sourire !
-Merci Seigneur !
-Cesse de m'appeler Seigneur.
-Ce n'est pas toi que j'appelle Seigneur, mais mon Dieu.
-Fort bien. La reconnaissance doit être quotidienne. Voici l'un des sens de la vie, la paix entre les hommes et sur Terre.
-Dit-il en tenant une otage et un bastion de guerre...
-Tout cela va se terminer. Nous sommes encerclés d'ennemis.
-Ennemis ?
-Des soldats d'une autre race.
-Ennemis ?
-Nous négocions la paix.
Commentaire de l'auteur : le mot ennemi disparaîtra de toutes mes histoires, si le Destin veut bien me le permettre.

Le carnet des préoccupations, cf. Inventaire, n'est pas un ouvrage scientifique qui rapporte les faits tels qu'ils se sont passés, et ici l'on peut douter de la condition de la prisonnière : sans doute recevait elle bien mieux que du pain, et sans doute n'était elle pas toujours aussi chaleureuse.

II) La fuite (867)

10 ans ont passé depuis la capture de Kara. Pas un seul Nain du Sommet Gris n'est mort de la main d'un Vrëen. Par contre, les humains ne les nourrissent pas, et la situation est quasiment un état de siège. Tous les villages en contrebas sont tenus par l'ennemi, qui contrôle l'approvisionnement en ressources, dont la nourriture ! En cette fin d'Aldar, nous enterrons les 347ème et 348ème Nains du Sommet Gris morts de faim ou de privation d'alcool. Les bastions secondaires ont tous perdus des hommes. Seul le bastion principal compte ses morts sur les doigts de la main, parce qu'il est prioritaire dans la distribution des rations. Mais le Thane vient de prendre une décision. Ce qui sera son dernier coup de génie est un acte de paix. Pour conjurer un peu les doutes qui commencent à peser sur les troupes, le Thane va porter lui même la nouvelle dans les bastions : Kara sera libérée si tous les Nains peuvent s'en aller, et le Sommet Gris sera abandonné aux Vrëens. Les humains accepteront, plus pour épargner leurs soldats que leur otage. Les quelques Nains qui n'ont pas approuvé Hassam et fui mourront dans le déshonneur, en tentant des attentats contre des femmes Vrëen. Les réfugiés fuient vers Lorh, et près de la moitié des résistants du Sommet Gris se démilitarisent et œuvrent pour la paix avec les humains, car conscients des dégâts causés.

III) Le missionaire anonyme, prophète piéton (868-891)

Hassam, lui, n'est pas resté à Lorh. Bhatran est mort quelques années plus tôt, et le Thane avait fini sa carrière militaire à pied. Finie, sa carrière militaire ? Comment ?
Après la fuite, Hassam déclare sa retraite au roi de Lorh, qui l'accepte et le remercie de ses services. Interrogé tout de même, le roi lui demande ce qu'il compte faire, et n'obtient pas de réponse très claire, l'ex-Thane haussaut les épaules en souriant.
Le Nain disparaît un an, et va se faire anachorète champêtre. Chaque jour il se remémore les candides questions de Kara. Chaque jour il évolue un peu. Encore jeune, le Nain retourne dans la vie avec plein de certitudes : il redorera l'ancienne religion. Les Trois reviendront au centre de l'organisation des Nains. Cela est nécessaire, pour que le monde avance.
Il devient Namenlos Soylu.
Utilisant ses médailles militaires comme passe-droit pour entrer dans les villes Naines, il fréquente les places publiques et harangue les foules. Cela dure 23 ans.

Saint âge : la paix pour horizon (891 de l'ère de la Paix-90 de l'ère des Rois)

I) Du missionnaire paternel à « l'ardente candeur » du frère (891)

L'année 891 est l'année de la tempérance pour Namenlos. L'homme a posé les armes en changeant de nom, il devient adulte en lisant le code de Paix. Les Nains n'ont pas la religion la plus organisée, et ils ont des livres religieux par milliers. S'il ne s'en crée plus beaucoup aujourd'hui, il était, au cours des siècles précédents, de coutume pour les prêtres de tous créer une fable ou une maxime spirituelle. Le code de Paix est une compilation d'auteurs modérés qui propose des récits de morale, destinés à régler les conflits entre les hommes. Il fut très en vogue à certaines périodes de l'histoire naine.
La troisième maxime de l'ouvrage dit : Celui qui n'est forcé de rien est libre.
Et la quatrième dit : Le plus fier des Nains donne à ses frères la liberté.
La cinquième dit enfin : Béni soit celui qui n'a que des frères en ce monde.

Cela n'était pas lu par l'œil d'un aveugle. Aussitôt lu, aussitôt appliqué, Namenlos arrêta les prêches, et se borna à diffuser sa pensée lorsque cela était à propos. Il restait engagé et enflammé à propos de la religion, mais c'en était fini de son prosélytisme. En cela, il se voulait d'apparence candide, et souhaitait interroger les autres comme l'avait interrogé Kara, mais restait tout à fait ardent en son for intérieur.

II) Le traumatisme du Sommet Gris effacé, la confiance pouvait naître.

La sagesse allait bien entendu avec la paix. C'est facile à dire, mais ça ne s'applique pas en un instant. Si il a facilement posé les armes et que pour rien au monde il ne retournerait à la guerre, ce serait mentir que de dire qu'il câlinait les Vrëens en 892. Cependant, peu à peu, il apprit à faire confiance aux Vrëens. Cela était chose facile dans les villes les plus proches de Lorh, où il y avait cohabitation. Il apprit que la morale n'a pas de race. Il y a des Humains tout à fait bons, et des Nains en partie mauvais.
En plus de transmettre la religion, il allait se mettre au service des autres, par le dialogue et la tradition de transmission. Tout à fait anonyme, il se fit historien des religions, prêtre, médiateur et médecin. Partout où il allait, il ne donnait pas de nom, et demandait à ce qu'on ne parle pas de lui. Et cela fonctionnait ! Sa réputation ne le précédait pas souvent. Il souhaitât que seul son carnet de vie (commencé en 904) porte son « anonyme nom », Namenlos Soylu.

III) La médecine pour servir, un élan vers les autres (dès 888)

Alors qu'il était encore fanatique, Namenlos fait la connaissance de la médecine. Il fut une seule fois interdit de prêche, par un seigneur qui ne jurait que par les titres de noblesse et l'a pris pour un usurpateur de médailles. Alors, il mendie sous la pluie. Un homme pressé s'arrête pourtant, et lui demande ce qu'il lui faut. Namenlos, qui n'avait pas encore la langue sage et retenue, déballe ses péripéties et explique qu'il a besoin d'argent pour dormir à l'auberge. L'homme l'invite chez lui et enlève sa cape.
Namenlos en reste bouche bée : un Eleär de l'Aube d'une beauté sans pareil se découvre alors à lui. C'est en fait la première fois que le Nain parle à un Eleär, même s'il a vu souvent dans les villes. S'ensuit une belle soirée où l'Elfe, en constatant la finesse des doigts du Nain, lui apprend quelques techniques médicales : la préparation d'un onguent et celle des herbes « tue-fièvre ».
Lorsqu'il lira le code de Paix, Namenlos se penchera très en détail sur la médecine, et apprendra tout de cet art, se formant, des dizaines d'années plus tard, chez les plus grands spécialistes, ainsi qu'à la couture (bandages).

Le siècle des possibles vient pour Namenlos. Il est aujourd'hui plus proche de sa mort que de sa vie guerrière. Il souhaite aujourd'hui explorer les traditions naines, continuer à moraliser les autres, et surtout, transmettre ses savoirs en médecine, en histoire et en religion.

Quant au retour de la magie...

Lors du retour de la magie, Namenlos s'est beaucoup renseigné à son propos. Voilà ce qu'il consigne dans sa Participation à l'œuvre :

Friya 16, an 1127 an 89 de l'ère des Rois.
La prestidigitation bat son fort. De multiples personnes arrivent, par des procédés qui me sont pour l'instant inconnus, à créer des illusions d'ordre artistique. Par exemple, des jets d'eau, des créations de petites flammes. Le phénomène semble toucher toutes les classes sociales, bien qu'aucun monarque de sang divin ne s'amuse à cela. En tout cas, ni en Satvar ni en Kaerdum.
Tout cela semble bénin.

Plus tard, il écrira quelque chose d'une toute autre teneur :

Élye 16, an 90 de l'ère des Rois.
Des vieux contes parlent de magie. La magie existe. Je l'ai vue, vue de mes yeux vue. À ceux qui liront ceci, je suis un scientifique. Je constate ces phénomènes de manière tout à fait sensible. Sans aucun problème, certains créent le feu par la pensée, et s'en servent avec violence ou à bon escient. Certains, grâce à ce don, se mettent à la cuisine !
Je ne manquerais pas de noter dans mon journal l'extinction de la magie si je peux la constater de mon vivant. Mais cette réalité est tangible aujourd'hui. Mille sortes de magies existent. Certains manient les éléments, d'autres la nature. Il semblerait que l'essence de ces deux magies soit bien différente. La plus répandue des magies consiste à améliorer la consistance physique. L'exploration en profitera ! Certains peuvent escalader des parois quasiment lisses ou courir huit lieues d'une traite. Il y a encore bien d'autres magies que je n'ai malheureusement pas pu observer assez. J'adjoindrais mes découvertes à ce carnet. Ce n'est pas un mensonge, je l'ai vu de mes yeux vu ! Oh, il faut que vous me croyez. Je ne suis pas fou à mon âge. J'apporterais encore des témoignages scientifiques dans le futur, et vous devrez bien avouer que la vérité règne en ce carnet.
Dernier point : il semble que la magie touche les gens au hasard. Je suis en recherche, mais je n'ai pas encore trouvé de points communs entre les différents mages. Je m'applique à interroger le plus en détail, pourtant.
Note personnelle : si une magie de guérison pouvait me tomber dessus, j'en serais bien aise.





Ambitions & Desseins



Voyez-le comme autant de possibilités de RP Smile

Namenlos cherche :
- à s'instruire encore en religion, en histoire et en médecine.
- à transmettre ses savoirs.
- à explorer le monde à la recherche de traces du passé, particulièrement naines et religieuses.
- à impulser les gens à une vie cohérente.
- à redonner une part de religiosité au monde.
- à découvrir des gens.

La curiosité est une des formes de la sagesse, pour Namenlos.




Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : OUI
Moultipass : Ok par Harden


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◈ Missives : 2270

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Jeu 11 Oct 2018 - 22:12

Toutes mes félicitations pour cette fiche !

Encore un très bon personnage accueilli sur Azzura.

Je te remercie de ta patience et t’enjoins, désormais, à créer ton Journal de bord, mais aussi à créer une Demande de Rp ou à regarder les membres disponibles et les mp !

Bienvenue ici !