Azzura

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Ulfberth Thorn - Lieutenant de la garde Impériale de Neya

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◈ Missives : 15

◈ Âge du Personnage : 229 ans
◈ Alignement : Loyal Mauvais
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : Ordhaleron
◈ Origine : Neya
◈ Localisation sur Rëa : Xyria
◈ Magie : Magie métabolique : Augmentation des réflexes
◈ Fiche personnage : Fiche

Héros
Ulfberth Thorn

◈ Dim 14 Sep 2014 - 16:56

◈ Nom : Thorn
◈ Prénom :  Ulfberth
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 229
◈ Date de naissance : le quatrième jour de Siralon en l'an -139
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : Ordhaleron
◈ Origine : Neya
◈ Alignement : Loyal / Mauvais
◈ Métier : Lieutenant de la garde impériale


Magie


Magie métabolique, depuis la seconde vague de magie, Ulfberth a vu ses réflexes augmenter de façon surprenante, à tel point qu'il lui est possible d'esquiver une flèche ou un trait lui étant destiné ou même écraser un moustique entre deux de ses gros doigts. Et il faut bien l'avouer, lutter ainsi contre cette créature maudite est un atout non négligeable.


Compétences, forces & faiblesses


> Art de la Guerre :
(Métiers engagés : Gladiateur, Soldat)
- Maniement d'armes blanches (double haches de guerre) : Maître.
= Les premières soulevées dans l'arène, puis le cadeau unique de l'Empereur. Comme quoi, même un Ordhaléron peut être sentimental.
- Maniement d'armes blanches (Pèle-mêle) : Expert.
= Il faut savoir s'adapter, autant dans l'Arène de jadis que sur le champs de bataille. Être maître d'armes est la clé de la survie.
- Maniement d’armes de distance (Arbalètes) : Avancé.
- Maniement d’armes contondantes (Massues) : Expert.
- Maniement d’armes de jets (Haches courtes, Hache de guerre) : Avancé.
= Par sa taille et sa force colossale, il lui est possible de lancer avec la même précision ces deux catégories d'armes.
- Combat à mains nues (Lutte) : Expert.
= Même désarmé, un guerrier doit pouvoir se défendre et massacrer ses adversaires.
- Parade (Boucliers, Armes & utilisation de son environnement) : Expert.
= Ne dit-on pas que la meilleure défense est l'attaque ? Et bien c'est ici le même principe.
- Stratégie de combats : Avancé.
= Rejoindre l'armée impériale, puis devenir Lieutenant aura bien fais rentrer quelques petites choses dans le crâne épais de ce guerrier.
- Tactique de guerre : Avancé.
= Ou comment être imaginatif pour mieux vaincre dans la guerre. Comme quoi, apprendre sur les bancs n'est pas toujours une perte de temps.
- Galvanisation : Expert.
= Parce que posséder des hommes sous ses ordres demande tout de même une certaine expérience pour les encourager à être encore plus violents, si c'est même possible.

> Compétences libres :
> Géographie (Rëa) : Intermédiaire.
= Il est toujours bon de savoir où se trouvent les ennemis et leurs frontières.
> Lecture & Écriture : Novice.
= Le strict minimum est demandé, au moins pour lire les ordres de missions ou les rapports de ses soldats.
> Intimidation : Expert.
= Ce n'est pas tant l'éloquence qui est mis en avant ici. Pourquoi on s'y attarderait, quand on a cette gueule d'amour ?

Forces :
- Passé maitre au combat il trouvera peu d'adversaires à sa mesure.
- Sa constitution exceptionnelle lui octroie une force, une résistance à la fatigue et a la douleur hors du commun.
- Pour un colosse tel que lui, ses mouvements sont étonnamment rapides.
- Doué d'un certain charisme, il galvanise et mène ses hommes avec brio.
- Son expérience en tant que soldat lui a apporté quelques notions de stratégie militaire.

Faiblesses :
- S'il est un soldat redoutable, c'est aussi un Inculte, il ne brille pas par la finesse de ses réflexions.
- Les combats sont une chose qu'il comprend, qu'il maitrise mais la politique, les intrigues, les agissements sournois et les jeux d'alliances lui sont totalement inconnus. C'est une chose qu'il redoute et qu'il ne comprend pas.
- Les poisons ou les magies sont des armes très efficaces contre le colosse, il méprise le premier et craint le second. Ce ne serait un grand déshonneur pour lui que de mourir de cette manière.
- Au-delà de la science de la guerre il ne connaît pas grand-chose, il n'est pas idiot, mais peu éduqué.

Langues parlées :
Gordhien, Kaerd


Physique


Taille : 8 pieds 4 pouces (environ 2m70) soit presque 2 toises de haut, rendez-vous compte !
Colosse même parmi les siens Ulfberth est une force de la nature, un gabarit impressionnant, une montagne disgracieuse à la peau rugueuse d'un gris cendré. Son cuir épais, balafré çà et là de crevasses plus ou moins longues, est le vivant vestige de son expérience des combats. Ses mains, plus larges que la plupart des têtes Vreën qu'elles ont eu l'occasion de saluer, sont calleuses et griffues, habituées à manier hache, marteau ou épée. Le bras puissant, à l'image du reste de son corps, est modelé pour la destruction, pour enfoncer les lignes ennemies, plonger dans la mêlée, briser les membres, enfoncer le métal, broyer les crânes dans l'écrin de leur heaume. Soutenue par un cou de taureau, sa tête est ornée de deux cornes. Ces deux protubérances osseuses d'un brun foncé grandissent encore un peu plus la créature déjà immense. À l'instar de ses oreilles pointues, elles percent une épaisse et longue chevelure d'un noir de jais qui cascade autour du visage de l'Ordhaleron. Sévère, rude, les arrêtes saillantes de son visage expriment la détermination et la fierté. Sa mâchoire carrée, de laquelle sortent deux crocs menaçants, surplombe un menton volontaire duquel pointent deux appendices osseux.

Il est communément vêtu de simples tissus ou cuirs sombres, mais lorsque son devoir l'appelle au sein de la garde impériale ou sur le champ de bataille, il revêt alors la maille et les plaques d'une armure d'acier noir complète au casque d'autant plus menaçant qu'il laisse paraître ses cornes. S'il est capable de combattre avec plus ou moins tout type d'arme, ce sont les jumelles, deux haches de guerres amoureusement aiguisées, qui pendent continuellement à sa ceinture. Un large anneau d'acier gravé de son allégeance au peuple Ordhaleron et à son empereur orne un de ses doigts. Dans son dos serpente l'histoire de sa vie. Tatouée sur le vallonnement de ses sombres muscles et entre les nombreuses cicatrices qui marque son épiderme, la vaste fresque relate ses combats, ses victoires, ses défaites, ses exploits.


Caractère


Bien que borné et têtu comme une mule, ce grand corniaud sait entendre raison lorsque l'évidence lui est assénée avec suffisamment de force ou lorsque le charisme de son interlocuteur charme son étroitesse d'esprit. Quelques grands noms, dont Zeran n'est pas le moindre, ont acquis de lui une totale et indéfectible loyauté. Par leur force, leur courage, leur charisme ou puissant mélange de ces qualités, ces personnes peuvent compter sur cette inépuisable et incorruptible machine de guerre. Inépuisable il l'est par sa force de caractère et son moral d'acier. Stoïque face au danger, défiant la mort, il ne cède pas au combat, par fierté, pour son honneur, pour protéger ceux à qui il a prêté serment. Incorruptible il l'est également par honneur, mais aussi par un certain manque d'ambition ou de simplicité d'esprit. Il ne désire pas être haut gradé, riche et puissant, seul l'intéresse le combat, le pillage et servir fidèlement son seigneur. Il est comme ces molosses à la morsure puissante et loyauté sans failles.

Au-delà de ces facettes Ulfbert se révèle un bon vivant, appréciant la bonne chair, la bonne bière et les bonnes femmes. Mufle malpoli il sait parfois jouer d'un certain ... charme que ces dames apprécient. Il n'est pourtant pas adepte du viol, voir ses frères se ruer sur les femmes comme de vieux cabots en rut le dégoutent au plus profond de lui-même, il en a tué pour moins que ça. Car même s'il est simplet et brutal, il n'en demeure pas moins qu'il a un certain respect pour les femmes. Cela fait partie des nombreuses règles qu'il s'impose, tuer ou déshonorer une femme, il se l'interdit. Le massacre en soi il ne l'apprécie que lorsqu'il doit faire face à des adversaires armés, sans ça, où est le plaisir ? S'il lui arrive d'être taciturne ou grommeler, il reste bon camarade, bruyant, malodorant et maladroit dans ses propos, mais pourtant bon compagnon tant de régiments que de taverne.


Inventaire


Ulfberth ne possède pas grand-chose ne dehors de ses armes et son armure. Il vit dans ses quartiers à la caserne, se vêt de façon simple et à une solde très largement suffisante pour subvenir à ses besoins. En effet les 8 oryns qu'il perçoit lui permettent de ripailler, boire et foutre les donzelles dans les bordels et les tavernes. Toute brute et idiote qu'il est, il envoie malgré tous une part de sa solde à sa vieille mère, trop âgée pour continuer à travailler.

Ses possessions sont un anneau d'acier représentant son allégeance à l'empereur et à l'armée impériale. Les jumelles, une paire de haches de très bonne facture, offerte par le père de Sa Majesté impériale lui-même. Et, enfin, une armure de plaque complète d'un acier noir. Assemblage terrifiant de métal sombre couronné d'un casque fait sur mesure épousant ses cornes. Lorsqu'elle est portée par le colosse à la peau sombre, cette création des forges de Neya rend le combattant absolument horrifiant.


Histoire


Né dans la cité impériale de Neya, Ulfberth grandit dans ses bas quartiers où il devint rapidement une petite frappe réputée cruelle. Sa carrure lui octroyait déjà à son âge un net avantage sur les autres jeunes Ordhaleron. Sa mère l'éleva seule à la mort de son père, il ne le connut que peu et ne fut marqué que par la présence écrasante de sa stature. Peu éduqué il se montrait peu à peu plus limité que ses camarades sur le plan intellectuel. Cette bêtise, ce manque d'éducation se transforma rapidement en violence, ne sachant que mal s'exprimer autrement que par le langage des poings. Il grandit ainsi plusieurs années. À ses 16 ans il était déjà une brute de plus de six pieds de haut. Les muscles moins développés que ce qu'ils sont à présent, la nervosité de la jeunesse en plus. Un jour qu'il trainait près de l'arène, un être laid comme un pou lui conseilla de montrer ce dont il était capable entre ces murs.

N'ayant rien d'autre a perdre que sa vie, celle-ci n'ayant que peu de valeur à ses yeux, Ulfberth décida de s'inscrire pour participer au rituel de passage à l'âge adulte. Le lendemain, entassés dans les tréfonds humides du monument, Ulfberth et quelques dizaines d'autres Ordhaleron, tous plus disgracieux les uns que les autres, se regardaient en biais. Ils attendaient là que le maître de l'arène viennent leur exposer les conditions du combat. Ce dernier, un géant balafré et au bras gauche amputé à mi-longueur, leur vociféra qu'il n'y aurait qu'un survivant, que toutes les armes de l'armurerie leur seraient accessibles et qu'il n'y avait rien de plus à savoir. Après ce court mais violent discours le grincement laborieux d'une porte se fit entendre, tous se précipitèrent vers l'armurerie. Dans cette librairie du métal pendaient, accrochés en désordre, haches et épées, lances, boucliers, casques et plastrons. Les outils de mort étaient de qualité plus qu'incertaine. Cependant tous les futurs combattants, du plus jeune au plus vieux, se jetèrent sur l'objet de leur désir. Ulfberth jeta son dévolu sur deux haches de guerre en état relativement correct laissant les inutiles plastrons aux plus craintifs et abandonnant l'idée de pouvoir trouver un casque que ses cornes grandissantes accepteraient. Lorsque tous furent près, vêtus de leur bric et leur broc, déguisés en guerriers, la lourde porte d'un bois massif qui leur bloquait l'accès au sable chaud de l'arène s'ouvrit. Elle déversa sur eux le torrent des acclamations du public venu assister à cette boucherie rituelle. Certains des combattants semblaient perturbés, d'autres, comme Ulfberth, étaient galvanisés par cette foule d'inconnus hurlant et vociférant leurs encouragements.

L'entrée dans ce cercle de mort, ce théâtre sanglant de la violence, était grisante. L'odeur de sang des précédents combats était à peine masquée par le sable qui le recouvrait. Autour de lui, tous s'écartèrent les uns des autres, méfiants, sur le qui-vive. Lorsqu'enfin la cloche sonna le début des hostilités il y eut comme un vent d'hésitation, comme si tout le monde attendait de voir qui bougerait le premier. Le colosse cornu décida que se serait lui qui aurait l'honneur du premier sang. Brandissant ses deux haches il bondit, s'abattit de toute la force de son poids et de ses bras sur le premier adversaire venu. Celui-ci paralysé de terreur, blotti derrière le rempart dérisoire de son bouclier fut tout simplement réduit en charpie. Ouvert de part et d'autre par l'acier mal aiguisé de deux lames il s'effondra et lâcha son écu brisé. Le sable de ce temple du sang se nourrit alors du liquide vital qui s'échappait de toutes parts de la carcasse de la première victime du jour. Un instant les autres participants furent estomaqués, le doute s'empara d'eux, avant que les plus braves ou les plus fourbes d'entre eux se jettent alors à leur tour dans la mêlée qui devint générale. Dans ce chaos de cris et de violence Ulfberth était devenu un tourbillon frénétique de sauvagerie. Tornade écarlate, il traçait sur son passage un sillon de morts et de souffrance. Sous ses lames les chairs s'ouvraient, les mailles sautaient, les têtes volaient. Lorsque les haches finirent par se briser il pilla les cadavres environnants et continua sa morbide besogne. Enfonçant les lances dans les gorges, détruisant les visages à coup de bouclier ou broyant les cages thoraciques à coup de masse il était devenu le champion incontesté de cette journée. Acclamé par la foule pour ce furieux moment d'exultation des corps, le survivant du jour laissa libre cours à son immense joie et un cri, tonnant comme le tonnerre, explosa entre les murs de l'arène.

De nombreuses années passèrent ainsi, devenu combattant à plein temps, Ulfberth vivait de ce qui lui plaisait, jamais il n'était plus heureux que lorsqu'il luttait sur le sable brulant de l'arène. Vivant de ses gains, il gaspillait tout ce qu'il pouvait gagner, vivant comme rare le peuvent. Il festoyait, offrait ses tournées dans les tavernes et démontrait avec fierté qu'il était presque aussi bon dans la beuverie que dans le combat. Il s'évertuait aussi à prouver aux plus réticents que même éméché, son bras restait à même d'écraser les leurs contre le bois d'une table.

Or un jour, alors qu'un duel allait avoir lieu dans l'arène, un riche et puissant Ordhaleron, lui ordonna de déclarer forfait, faute de quoi son prochain combat serait le dernier. Le géant le toisa avec mépris et entra dans le soleil, prêt à en découdre. Le corps-à-corps fut bref, d'autant plus brutal que l'on avait tenté de le corrompre. Son opposant fini presque coupé en deux, le tronc rattaché uniquement par une bande de chair récalcitrante.

La nuit même il feta, comme à son habitude son exploit du jour, riant et buvant sans modération aucune. Or, en rentrant de cette célébration noyée d'alcool, il fut attaqué par une bande qui finit par réussir à assommer ce monstre. Le lendemain il se réveilla avec un mal de tête formidable, nu comme un ver, dans l'humidité crasseuse d'une geôle. Le maitre chanteur se tenait devant lui, suffisamment loin de lui pour que les chaines qui le retenaient prisonnier ne lui permettent pas de l'atteindre. Cette crapule lui expliqua, sans réussir à masquer sa colère, que son erreur avait été sa dernière. D'ici quelques instants il serait livré à la mort au coeur même de cette arène qui l'avait vu grandir. Le lâche avait fait jouer ses relations, et même dépensé quelques arels, pour organiser pour lui un combat d'anthologie.

C'est ainsi qu'il fut livré dans la gueule béante et assoiffée de l'arène. Toujours aussi nu, offrant son imposante virilité et ses nombreuses balafres au regard de tous, il avança sur le tapis de sable blanc. Bras levés, comme pour mieux absorber les acclamations de la foule, Ulfberth sourit. C'était une belle journée pour se battre. Au-dessus de lui s'étendaient les milliers de péquins venus admirer ce combat qu'on leur avait promis à nul autre pareil. Il se rendit compte à quel point ils étaient venus nombreux pour assister à la fin de leur champion. Parmi eux, à l'ombre de larges tentures de couleur vive, il discerna l'empereur. Accompagné de son fils et de sa garde il toisait le colosse d'un air curieux et amusé. Le géant s'inclina, poing sur la poitrine, en signe de respect. Alors, les portes de l'arène livrèrent l'adversaire du jour. Une immense masse de métal rutilant s'avançait, pensante, puissante, un large espadon dans une main, un épais bouclier dans l'autre. Le combat semblait perdu, mais aux yeux d'Ulfberth, une mort glorieuse n'était pas une défaite. Aussi s'élança-il dès le tintement du bronze de la cloche. À toute vitesse, il se rua sur son opposant qui arma son bras et livra un mortel arc d'acier. La morsure de l'espadon atteignit de justesse le cuir du champion et son sang commença à couler. Esquivant une seconde offrande d'acier, Ulfberth se retrouva alors entre l'écu et le plastron de son opposant. Un sourire carnassier aux lèvres, il délivra alors un colossal coup de crâne sur le heaume de ce dernier. Puis de toute la puissance que pouvait lui offrir son corps il poussa, poussa à s'en déchirer les muscles. La lourde boite de conserve finit par se soulever et chuta dans un bruit d'enfer. Bloquée par un géant nudiste l'armure ressemblait à présent à un sarcophage. Le cercueil d'acier d'un mercenaire trop confiant. Ulfberth se mit à désarmer l'Ordhaleron qui lui faisait face, dépiautant sa carapace pièce par pièce et broyant littéralement son crâne dans le saladier défoncé qu'était devenu son casque. Lorsque le géant se releva finalement, sa proie n'était plus qu'une immonde bouillie à peine solide, s'échappant par toutes les crevasses de la carcasse métallique qui trainait à présent dans la poussière. Après un instant de silence, le temple du combat résonna d'un orage d'ovations. Une tempête d'acclamations qui faisait trembler le sable sous les pieds griffus du colosse.

Après cette victoire inespérée, éclatante, le champion fut escorté jusque devant Sa Majesté impériale. Devant ce leader né, Ulfberth sentit une immense fierté l'envahir. Le monarque lui fit une proposition à laquelle il ne s'attendait pas, entrer à son service dans la très réputée garde impériale. Cherchant en vain quelque chose d'approprié à répondre dans sa pauvre caboche d'illettré, le géant bafouilla une seconde avant d'offrir un "oui !" grandiose de bêtise. L'empereur lui offrit alors, comme récompense pour un tel combat et pour son entrée dans l'armée impériale, une paire de haches. Deux pièces d'une qualité de forge remarquable. Les années qui suivirent furent plus paisibles. La gloire des combats d'arène laissa place à l'honneur de la garde impériale. En son sein, Ulfberth reçut une éducation de base sur le calcul, la langue commune et la géographie du monde. Sa formation se poursuivit sur les bases de la stratégie militaire, les manoeuvre d'unités, les embuscades. Les entrainements du combat en groupe et les perfectionnements de son art de tuer firent de lui un monstre de destruction, de massacre, une machine de guerre implacable.

Or le destin de la légion rouge l'amena à sa plus terrible défaite. Le siège de Raiendal vit la mort tragique de l'empereur. Ulfberth était présent lorsque le roi Nardh de Dévéra de Kaerdum trancha la tête du chef Ordhaleron, il vit la fuite des hordes de guerriers de Neya. Dégouté par une telle preuve de lâcheté il fut marqué par l'évènement et se jura de venger l'humiliation que les Valduris avaient fait subir aux siens. Ses prouesses lors de la bataille et son refus face à la déroute, sa persévérance dans la lutte, lui avaient valu une promotion au sein de l'armée impériale. Sous le règne de l'empereur Zeran il exerça en tant que lieutenant de l'armée impériale.

Il y a quelques semaines Ulfberth sentit un changement en lui, comme une façon différente de percevoir le monde, de se mouvoir. Un changement presque imperceptible qui perturbait le géant qui comprenait mal ce qui se passait. Un jour qu'il entrainait ses hommes sur un champ de tir, une arbalète chargée chuta et le tir se déclencha. Le trait partit à toute allure, fonçant droit vers le cou du lieutenant. Sans presque s'en rendre compte, comme par un instinct étranger, il saisit le trait en plein vol. Pendant un long moment il resta incrédule face à cette extraordinaire expérience. Jamais il n'avait été capable d'un tel prodige. Il avait entendu parler de ces personnes capables après un rigoureux entrainement à attraper une flèche en pleine course. Mais lui n'avait jamais tenté la chose, pourtant tout autour de lui ses hommes le regardaient avec étonnement et respect. Aujourd'hui encore il ne sait pas ce qui lui arrive, ce qui l'affecte. Il cherche à comprendre, mais sans succès. Sa place au sein de l'armée impériale au service d'Ordhaleron d'exception l'amènera peut-être à comprendre cette étrangeté. Mais avant tout, il sent que la vengeance vient, que la légion marchera à nouveau sur ses ennemis, écrasera les Valduris et rendra sa gloire aux armées de Neya.


Divers


J'ai hâte de rp, ça faisait longtemps Wink
Super travail les filles. Ce fo' est une splendeur.


avatar
◈ Missives : 2155

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Mer 17 Sep 2014 - 0:29

Tu as la validation des MJ suivants :

Zeran Rheff approval (ouais ok c'est moi mais, c'est plus classe que le vieux papi hein)
Lyssaendrel Loth'Aën
Aedran Dyr

Félicitation, grand benêt. Tu es maintenant un héros d'Azzura.