Azzura

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Zarda Mahli - Courtisan d'Al'Akhab

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◈ Missives : 1

◈ Âge du Personnage : 44 ans
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab
◈ Fiche personnage : [url=][/url]

Aventurier
Zarda Mahli

◈ Sam 8 Juil 2017 - 5:10

◈ Prénom : Zarda
◈ Nom : MAHLI
◈ Surnom : Le scorpion
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 44 ans
◈ Date de naissance : Jour du prophète Zarda Frasni, Ordo le dix-septième de l'an 46 de l'Ère des Rois.
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab en Radjyn
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Courtisan de Syltamir & Général de l’Ordre Secret du Shëorr, en charge du renseignement.


Magie



Magie psychique - Lire dans les pensées

La magie ne manqua pas d’humour en donnant le pouvoir de lire les esprits à l’homme qui avait passé sa vie à déchiffrer les corps et y déceler les plus noirs secrets. Si c’était cadeau du Dieu Elaïm à son protégé, sans doute aurait-il dû faire accompagner le don de quelques consignes d’utilisation. Son esprit s’ouvre aux autres sans le moindre signe précurseur et, quelques minutes à la fois, son crâne s’emplit de toutes les pensées fugaces des êtres à proximité. Il ne peut en discerner grand chose tant les voix se superposent et s’entremêlent, mais elles lui laissent des migraines à se cogner la tête contre les murs et une paranoïa rampante de ne plus savoir discerner le vrai du faux ou le réel de l’imaginaire.


Forces & faiblesses


Le scorpion n’est plus que l’ombre de lui-même. Sa clairvoyance, basée sur un don pour l’observation et une capacité hors norme à croiser les informations pertinentes, est désormais embrumée par la paranoïa rampante de l’homme tout juste aveuglé. La magie a ravagé cet homme d’ordinaire sûr de lui et rapide à la décision. Qui plus est, le général a perdu pendant le coup une grande partie de ses sources et tous ses appuis. Tout est à reconstruire dans un environnement encore beaucoup trop instable où il se doit de manoeuvrer prudemment. Zarda n’est plus qu’un simple courtisan de Syltamir et ne jouit d’aucune position de faveur auprès du nouveau Sultan. Pire encore, il serait même dans une position d’infériorité du fait de son infirmité physique, les militaires ayant généralement peu d’intérêt pour les vers incapables de combattre.

Zarda est par ailleurs désoeuvré face aux tragédies qui secouent son peuple. Il est assailli d’un sentiment de culpabilité fort et tenace, nourri par l’idée que la déchéance du Sheorr repose largement sur ses épaules et qu’il a failli dans son rôle. Ce coup porté à sa confiance en lui ne fait qu’accentuer le doute perpétuel qui l’habite et sa capacité d’action s’en retrouve diminuée. À tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, ou à peser le pour et le contre d’actions bénignes, nombre d’opportunités précieuses sont manquées.

Sa plus grande force dans le moment présent est sa résilience. Le sharda s’est tiré de situations plus périlleuses. Fort de son expérience forgée depuis l’adolescence, de ses capacités d’observation et de sa connaissance approfondie des autres peuples, il conserve une marge de manoeuvre importante même si sa position est délicate. Zarda a déjà bâti deux réseaux de toute pièce dans sa vie, il est indubitable qu’il saura mettre à contribution sa personnalité solaire une fois de plus pour rassurer, conquérir et fidéliser.

De plus, sa brillante épouse, Brunhilde, a su prendre la barre quand son mari a perdu pied et sort de l’ombre face à l’adversité. Zarda peut compter sur sa loyauté sans faille pour l’aider à traverser la tempête ainsi que sur sa poigne pour le secouer et le sortir de sa torpeur quand nécessaire.


Physique


Zarda fut béni par Elaïm d’un minois fort agréable à l’oeil. Bien qu’il ait maintenant l’apparence d’un homme d’âge mûr et non celle de l’éphèbe d’autrefois, les premiers signes de l’âge sont très discrets. Il n’a pas un seul cheveu blanc dans sa crinière brune et fort peu de rides si ce n’est autour de ses petits yeux pétillants. Son visage symétrique aux traits forts est adouci par la barbe brune soyeuse et bien entretenue qui l’encadre. Un nez droit bien proportionné surplombe des larmes charnues desquelles s’échappe une voix grave, profonde et suave, qui apaise et met en confiance.

Contrairement à de nombreux hommes de Rëa, sa peau dorée ne se pare pas des marques de la guerre car, dans son malheur, il a eu la chance d’en être écarté. Zarda se meut aussi peu que possible et toujours d’une démarche chaloupée très lente, aussi il n'apparaît pas immédiatement sous les vêtements amples qu’il a été amputé à la cheville du pied gauche, maintenant remplacé d’une prothèse métallique. L’infirme ne peut se tenir debout trop longtemps et son équilibre sans sa canne reste somme toute très précaire. Ses jambes sont frêles et fragiles, mais il compense depuis tant d’années que la musculature de son buste est assez développée et joliment dessinée. Ses épaules larges lui donnent un air imposant malgré sa petite moyenne, environ 5’2 pieds, et accentuent la grâce que dégage ce corps mutilé.


Caractère


Zarda est une force tranquille. Il dégage un calme profondément apaisant et inspirera un sentiment immédiat de relaxation chez ses hôtes par un regard, un sourire ou le son de sa voix grave. Même au coeur de la tourmente, le sharda ne s’est pas laissé aller à l’agitation mais s’est plutôt enfermé dans le mutisme et la contemplation. Homme de l’ombre, observateur silencieux, Zarda ne cherche pas à attirer l’attention sur lui et il ne s’épanouit pas dans le regard des autres. Il ne cherche pas la reconnaissance et se satisfait simplement du savoir de la réalisation d’objectifs nobles et ambitieux qu’il s’est lui-même fixé. Peu friand des arts de la rhétorique, il préfèrera se taire plutôt que de parler dans le vide. Pour autant, il ne manque pas de répartie et saura tenir une discussion exigeante ou glisser une pointe d’humour dans son discours.

L’enfant béni d’Elaïm est pourtant doté depuis toujours d’un potentiel de séduction remarquable. Sa personnalité solaire attire à lui tous ceux qui cherchent même momentanément confort, gentillesse ou reconnaissance. Courtois, il aura toujours un bon mot ou un compliment pour ses interlocuteurs, mais garde ses critiques et pensées négatives pour lui. A ses yeux, nul bénéfice n’a jamais été trouvé dans l’offense. Après des années d’observation méthodique, il connaît bien les comportements et les attentes des valdurs et ne rencontre généralement aucune difficulté à ouvrir les coeurs et les fidéliser à sa cause. Néanmoins, si Zarda a beaucoup de charisme face à un petit nombre de personnes, il serait tout à fait incapable de galvaniser une foule ou de faire bouger les masses à la manière d’un chef militaire. Ses méthodes sont plus insidieuses et vont puiser au coeur des individualités.

Derrière tout cela, il y a un homme réfléchi et calculateur, déterminé et confiant, mais étrangement, qui reste relativement passif. Il ne cherche pas à tout contrôler, loin de là, mais donne plutôt des impulsions dans les directions qu’il souhaite voir se développer. Il ne sert à rien de forcer ou de presser les choses car en appliquant la pression à certains endroits stratégiques, tout vient à point à qui sait attendre. Zarda utilise ses capacités d’analyse pour décortiquer les informations qui lui ont été transmises consciemment et inconsciemment et croiser ce qui est pertinent pour obtenir les-dits points stratégiques.

D’ordinaire, sa capacité à remonter des détails les plus infimes pour voir le portrait global est assez remarquable et lui apporte une finesse d’analyse et une clairvoyance que peu peuvent se targuer d’avoir, mais c’est ce qui lui a fait défaut pour les éléments des derniers mois. Trop d'information, trop de confusion, et il se perdra dans les détails. Ce trait est d’autant plus accentué que Zarda croûle actuellement sous la culpabilité de ne pas avoir vu ce qui se tramait sous ses yeux et doute de plus en plus de ses capacités. Si la masse d’information à analyser pouvait sembler colossale avant, le travail est titanesque maintenant qu’il s’obstine à repasser inlassablement sur chaque détail.


Inventaire


Dard : Cadeau du Roi Ivar Velmut d'Heisenk, la canne d’acier sur laquelle s’appuie l’infirme est entièrement gravée des aventures des Dieux Élias, pour la beauté, et Vriek, pour l’intelligence. Elle est surmontée d’un pommeau à l’effigie du Scorpion, qui se déboite pour révéler une dague acérée à laquelle vous ne voulez vous piquer.

◈ Brunhilde : Cadeau du Roi Ivar Velmut d’Heisenk, l’épouse alsdern de Zarda n’a pas été choisie pour la joliesse de ses traits mais justement en ce que sa taille, en hauteur comme en largeur, rappelait les silhouettes viriles des hommes que le sharda avait tant aimé à la Cour de Serth. Femme à l’intellect exacerbé, redoutable mathématicienne, physicienne, astronome, horlogère, l’alsdern vit tout à fait recluse derrière les moucharabiehs de la demeure Mahli à Siltamyr, et peut à ce titre être rangée dans les possessions du courtisan, à la manière des livres, des armes et des chevaux.


Histoire


Elaïm s’était penché sur cette naissance. Nombre de signes pointaient dans cette direction. Elle s’était faite le Jour du Prophète, le dix-septième jour d’Ordo, et le fils à naître se devait de porter le nom de l’illustre prédécesseur. Elle s’était faite avec célérité, calmement et sans souffrance excessive, bercée par les chants harmonieux du harem. Elle n’était pas ordinaire non plus. Évènement rare s’il en est, le Dieu Beauté donna à l’enfant le commencement des sirènes, le faisant naître protégé de toute impureté, encore tout enveloppé dans le sac amniotique. Sans compter bien sûr, que l’on ait pu mélanger deux corps si laids, deux figures si grossières unies seulement par l’intérêt, et en tirer ainsi une telle joliesse.

L’enfant béni grandit lentement, au rythme des apprentissages qui allaient de pair avec son statut de fils cadet de l’Emir Mahli. Le garçon semblait glisser sur les années comme on descend une dune de sable. Bon partout mais n’excellant jamais nulle part. Toujours flegmatique, au point de sembler frôler l’ininteressement... Plus par ennui que par défiance, il commença à fréquenter les illustres couches de Syltamir. A tous ceux qui offrent des perles de pluie de landes où il ne pleut pas, qui déclament des poèmes et des odes, qui se démènent de milles attentions pour un seul geste de leurs aimés, Zarda serait apparu fort pénible. Il semblait lui suffir de respirer pour attirer à lui les corps désireux des hommes et des femmes, des ridés et des frais, des forts et des faibles, et de tous les convaincre, d’un regard ou d’un sourire, de s’incliner face aux tentations de la chair brûlante.

Quand vint le temps de choisir quelqu’un à envoyer au Roi Ivar pour prouver les bonnes intentions sharda vis-à-vis de la princesse alsdern, Valkrys, dont le mariage avec le Sultan forgerait une fort belle alliance, Zarda fut presque un choix évident. C’était le plus insignifiant des jeunes hommes importants, à la fois peu de chose et un fils d’Emir, et si son départ pouvait faire cesser l’épidémie de jalousies mesquines, d’épousés infidèles et de virginités disparues, voilà qui était bien. Ainsi, on envoya la rose des sables dans les landes glacées de la Terre Bleu, petite créature délicate et frêle parmi les géants d’asphalte, livré à lui-même au pays des chaises inconfortables et des alcools forts.

Son mécontentement grandissait de jour en jour, et l’insolent ne comptait rester guère plus longtemps chez les rustres et les sauvages. Il allait s’enfuir, chevaucher le vent hors des landes glacées et suivre ses étoiles jusqu’à la Terre de Feu. La réflexion n’était pas plus aboutie quand le tout jeune homme, à peine équipé d’un large manteau de fourrure et de quelques victuailles, s’empara d’un cheval dans les écuries et s’échappa dans la nuit d’obsidienne. L’insouciant avait sous-estimé les éléments et n’alla pas bien loin. Sans doute aurait-il pu parcourir quelques lieues de plus, malgré le froid et la tempête qui l’empêchait de discerner ne serait-ce que les oreilles de sa monture, mais il y avait grand risque à se déplacer tout à fait en ligne droite. Dans un craquement terrible, la glace ploya sous la masse et le destrier se retrouva de moitié immergé dans l’eau glaciale du lac sur lequel l’avait aventuré son cavalier imbécile. S’ensuivit un combat acharné, où bête et homme tentèrent de sauver leurs peaux, et Zarda s’en échappa de justesse. Il rampa à plat ventre sur la glace pendant ce qui lui sembla une éternité et pour ne parcourir qu’une ou deux ruthes, mais il n’y avait aucun objectif à atteindre à l’horizon, ni âme ni abris, aussi finit-il par admettre et accepter pleinement sa perdition.

Zarda aurait préféré mourir que de se réveiller ainsi, au son des pinces et du marteau, à la douleur de leur funeste ouvrage. Quelques alsderns l’avaient trouvé là le matin, tout couvert d’engelures et recouvert d’un épais manteau de neige. On était fort contrarié qu’il ait perdu la bête, qui gisait non loin prise dans les glaces, si bien que l’option de le laisser à son sort fut longuement considérée, mais il était possession du Roi Ivar et ce dernier avait peut-être encore des plans pour lui que l’on ne voulait surtout pas contrarier. Sa jambe gauche était toutefois en bien mauvais état, aussi entreprit-on de lui amputer les orteils et voilà le jeune homme réveillé, qui se débattait comme un lion. Pas de temps pour ces fadaises, on l’assomma d’un bon coup sur la tête avant de reprendre la tâche en cours.

En l’absence du Roi, et ne sachant que faire de lui, on le jeta aux geôles, où il fut tout à fait oublié, même après le retour d’Ivar.

— Valkrys… Valkryyyyys… Vaaaaalkrys… VALKRYS !

Telle était la musique qui résonnait dans le sombre royaume de Nephalar, de cela Zarda était convaincu. Par pitié, mais qu’elle se taise, ou qu’on la fasse taire ! La créature avec qui il partageait cette partie des geôles était tout bonnement insupportable, criant des heures durant ce même prénom que l’esprit fiévreux et maladif de l’adolescent n’associait pas encore avec celui de la princesse contre laquelle il avait été funestement échangé. Zarda ne reconnut pas non plus le visage de l’alsdern débraillé qui posa un jour son regard sur lui, après avoir visité peu cérémonieusement sa voisine. Un ordre aboyé, on le traîna hors de sa cellule et le supplice de la scie recommença. Ce serait sa vie maintenant ? Se voir couper un par un les membres gangrenés et pourrir en prison condamné à entendre les sons cacophoniques de sa compagne d’infortune ?

Cependant, cette fois-ci, il se réveilla bien au chaud dans un lit presque confortable recouvert de fourrures douces. C’était le Roi Ivar lui-même qui, sans doute plus léger d’avoir pilonné sa maîtresse ordhaleron à même le sol dur des geôles, avait pris le sharda maladif en pitié. Sans compter qu’il ne pouvait assurément perdre si vite sa garantie que sa fille soit bien traitée par le Sultan. Il fallut plusieurs semaines, bien nourri et au chaud, pour que le sharda cicatrise de la perte de son pied coupé à la cheville, puis plusieurs autres pour lui permettre d’acquérir un équilibre fragile à l’aide d’une canne sur l’apparat de métal qu’on lui avait fixé au moignon. Ces expériences avaient endurci le jeune homme et il posait maintenant un regard plus acerbe sur les choses qui l’entouraient. Il lui fallut dès lors peu de temps pour tisser ensemble les morceaux de la tapisserie et deviner que la reine malingre était bien incapable d’enfanter et que les enfants qui lui étaient attribués n’étaient autres que ceux de l’ordhaleron qu’il avait eu le déplaisir d’entendre geindre à ses côtés. C’était un terrible secret, mais tellement précieux pour son peuple que le sharda trouva un moyen ingénieux de faire parvenir discrètement le message jusqu’au Sultan. Zarda apprendrait plus tard, dans les bras d’un de ses anciens geôliers, que la princesse avait pris l’habitude de venir visiter et converser avec sa mère, et que c’est pour qu’elle lui revienne que la grotesque créature criait ainsi son nom sans relâche.

Une année durant, Zarda se fit aussi peu remarquer que possible. Il endurait silencieusement les quolibets et les violences quotidiennes qui lui étaient infligées par tous ces hommes si sûrs de leur supériorité qu’ils avaient besoin de la prouver en s’attaquant à plus faible qu’eux. Ils se riaient de son corps d’éphèbe plus frêle encore que celui des femmes de leur peuple et s’adonaient sur lui à des jeux violents pour leur plaisir unilatéral. Puis, un jour, pendant un banquet et devant tout le monde, la retenue du sharda explosa en éclat. Assis à côté d’un de ses tortionnaires, qui fanfaronnait tout haut de ce qu’il lui ferait plus tard et que le bougre aimerait cela, Zarda se saisit du pied de la chaise sur laquelle il se balançait et asséna à l’asldern au sol un coup de canne au visage si violent qu’il traversa l’oeil et qu’il sembla à tous entendre le bruit du tonnerre résonner dans la grande salle. Le sharda se rassit pour finir son plat et le cadavre resta là le repas durant.

Tout avait changé à ce moment précis. Zarda arrêtait de subir, il prenait les choses en main, le contrôle de sa vie, et écrivait ses propres règles. Le geste brusque changea également le regard que l’on posait sur lui, un étrange respect s’imposa à son égard. Il avait soudainement gagné sa place à la Cour de Serth et non plus en tant que monnaie d’échange ou prisonnier. S’en suivirent de fort belles années où il apprit et reçut beaucoup des alsderns. Il se rapprocha du Roi Ivar et de ses proches, contribuant même à déjouer une tentative d’assassinat et de coup par sa capacité à assembler les secrets révélés sur l’oreiller par ses amants. Le monarque le récompensa largement, notamment d’une magnifique canne en souvenir de sa prouesse et à l’effigie de son nouveau surnom : le Scorpion. Vif et agile, se glissant entre les draps, et ôtant la vie d’un coup d’un seul. On le fit aussi prendre pour épouse une alsdern nommée Brunhilde de quelques années son aînée, qui compensait son physique disgracieux par un intellect acéré bien accordé à celui du Sharda. La blague potache voulait qu’en la retournant, Zarda ne verrait pas la différence avec ses amants habituels.

Zarda demeura à Serth plusieurs années après le terrible assassinat d’Ivar, continuant à fournir de précieuses informations au Sultan, qui finit tout de même par le rappeler à lui face aux tensions qui agitaient la région. Personne n’avait plus vraiment de raison de le retenir et le sharda s’en retourna à Syltamir en l’an 75. Tenu en haute estime par le Sultan, il fut initié à l’existence de l’Ordre Secret du Sheorr et en gravit rapidement les échelons jusqu’à être nommé Général en charge du renseignement. Zarda excellait dans son rôle et aurait presque pu sembler omniscient tant il manoeuvrait habilement, central dans une organisation tentaculaire et tout à fait anodin dans sa vie de courtisan de la Cour.

Jusqu’à la lente descente au royaume de Nephalar à la fin de l’an 89. Zarda fut soudain assailli de voix terribles qui envahissaient sa tête et disparaissaient, laissant des migraines sans fin ainsi qu’une traînée d’incertitude et de doute derrière elles. Le vrai ? Le faux ? Soudainement surchargé d’informations sans sources qu’il ne pouvait ni vérifier ni analyser ni même parfois comprendre, le Général était aveugle et sourd. Il découvrit en même tant que tout le monde les manoeuvres d’Elyas et de Zeran, et bien trop tard cela va sans dire. C’est à peine s’il put arranger un passage hors de la cité pour certains privilégiés. Concernant le Sheorr, il ne put qu’assister impuissant à sa chute à la hauteur de sa grandeur passée… Sans son réseau, sans ses appuis, sans même sa capacité d’analyse, Zarda n’est plus qu’un courtisan ordinaire, ou moins que ça, un infirme à la Cour assiégée d’un Sultan guerrier.


Ambitions & Desseins


Zarda se remet à peine du choc des évènements qui ont frappé Al'Akhab sans qu'il n'ait rien vu venir. Sa mission dans l'immédiat sera d'évaluer les dégâts subis par le Sheorr et d'établir ce qui peut être sauvé. Il cherchera également à consolider sa position au sein de la Cour de Syltamir et, sur un plan plus personnel, à apprendre à contrôler sa magie au moins assez pour qu'elle ne l'handicape plus.

A terme, Zarda cherchera par tous les moyens à rendre son indépendance au sultanat en débarassant Al'Akhab de l'envahisseur Ordhaleon.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Depuis longtemps.
Moultipass : mdp validé par pépé

J'ai mis bien longtemps à écrire cette fiche et je m'en excuse. J'espère qu'elle vous conviendra et que je rends honneur aux intrigues et à l'existant de Radjyn et Heisenk.



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◈ Missives : 2155

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Lun 10 Juil 2017 - 12:52

Et c'est une... Validation express qui me fout le cul parterre !

Court mais efficace, pas besoin de plus. Et cette histoire du secret m'a donné des frissons 8D.

Du coup bienvenue ici. Tu peux désormais créer ton Journal de Bord, partie Parchemins des Héros mais aussi créer un topic de demande de RP ou bien tout simplement regarder ce qui se fait déjà : il y a des gens en recherche !

Encore toutes mes félicitations pour cette très belle plume. Nous avons bien fait d'attendre.