Azzura

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Caïus Augustus Septimus - Général des Armées Impériales

◈ Missives : 9

◈ Âge du Personnage : 142 ans
◈ Alignement : Loyal Mauvais
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : Septimus
◈ Origine : Neya
◈ Localisation sur Rëa : Radjyn - Al'Akhab
◈ Magie : Magie métabolique - Régénérescence des tissus
◈ Fiche personnage : Dossier militaire

Héros
Caïus Septimus

◈ Mer 14 Déc 2016 - 19:42

◈ Prénom : Caïus Augustus
◈ Nom : Septimus
◈ Sexe : Femelle
◈ Âge : 142 ans
◈ Date de naissance : Sixième jour de Ranh de l'an 986 de l’Ère de la Paix.
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : Davantage une famille ou clan, nommé sans originalité Septimus
◈ Origine : Neya
◈ Alignement : Loyal Mauvais
◈ Métier : Général des Armées Impériales


Magie


◈ Magie métabolique : Régénérescence des tissus.

Spasmodique, sa magie lui permet cependant de régénérer les tissus endommagés ou même manquant. Capable de guérir d'une blessure bien plus rapidement que ses pairs, Caïus a aussi parfois la mauvaise surprise de ne plus savourer les biens fais de l'alcool ingurgité en grande quantité. Encore incontrôlée, cette capacité a cependant l'avantage de lui avoir sauvé la vie plus d'une fois et surtout de l'empêcher de finir alité des mois durant en cas de coups graves.



Compétences, forces & faiblesses


◈ Forces
La fidélité de Caïus n'est plus à prouver. Depuis plus d'un siècle, l'ordhaleron se tient aux côtés de ce qui fut d'abord un prince puis un Empereur. Jamais elle ne flancha face à la violence et à la folie qui étreignirent Zeran tout au long de ces années houleuses.

Issue d'une longue lignée à la sélection scrupuleuse en terme de mariage, il était de coutume qu'un membre soit de la caste guerrière et l'autre de la branche politique afin de mêler force et intelligence aux générations suivantes. Il en résulte une héritière à l'esprit vif, instinctive et à la résistance physique au-delà de la norme malgré son apparence et ses déviances caractérielles.

Enfin, Caïus est une véritable arme vivante. N'ayant rien connu d'autre que la Légion, elle apprit à se battre dès qu'elle fut capable de marcher. Modelée pour devenir l'excellence au sein de l'armée impériale, sa relation avec Zeran l'aura rapidement propulsé au-delà des enseignements administrés à la masse prétorienne. Élevée en compagnie des professeurs particuliers du prince, elle aura appris à manier toutes formes d'escrimes, à user de son corps comme d'une arme létale et plus tard, lorsque Zeran devint Empereur, à maîtriser les arts subtiles de la stratégie militaire.

◈ Faiblesses
Si sa fidélité est une notion aussi ancrée que l'instabilité de ses humeurs, elle reste une grande faiblesse pour le Général. N'ayant aucune autre ambition que celle de servir son Empereur, n'admettant aucun ordre autre que celui de son maître et n'envisageant aucun but personnel qui ne soit pas relié à Zeran, Caïus se révèle être une créature dénuée de sens.

D'un naturel entêté, l'ordhaleron est capable de faire preuve d'une très grande mauvaise foi dès qu'il s'agit d'admettre qu'elle a tort. Plutôt que de plier, il n'est pas rare que Caïus se débrouille pour que la faute soit jetée sur quelqu'un d'autre. Ce n'est pas tant de l'hypocrisie, juste l'horreur d'être perdante d'une quelconque façon que ce soit. Bien sûr, acculée et face à l'évidence, elle ne pourra pas mentir effrontément. Elle est désastreuse à ça.

Comme mentionné plus haut, ses humeurs sont bien connues de son entourage et même au-delà. Son besoin de violence les rend particulièrement instables et parfois dévastatrices aux entraînement ou lors des combats réguliers. Même son Empereur n'est pas épargné lorsque cela arrive, bien que ce soit toujours à la discrétion du privé, finissant généralement en une pugilat sanglante entre les deux concernés.



Physique


Taille : 5 pieds, 7,8 pouces (soit approximativement 1,88 m)
Poids : 184 livres (soit environs 90 kg)

Avec un cuir sombre, couleur de cendre, parcouru d'innombrables cicatrices rosées, le Général est une silhouette qui n'impressionne probablement pas par sa taille ou sa structure, comme nombre de ses pairs, mais par son charisme. Ses atouts résident essentiellement ailleurs et la femelle aura depuis son plus jeune âge appris à les peaufiner. De ses faiblesses, elle saura y palier avec adresse ou y travailler pour les atténuer à leur maximum. Cette force de caractère transpire dans sa posture, avec le buste en avant, le dos droit et le regard toujours élevé au-delà de la ligne d'horizon. Son maintient est alerte et il est ainsi rare de contempler la femelle au repos, car même allongée ou assise, il exsude du moindre de ses pores comme une aura de prédateur avec l'attente frémissante du corps, le sursaut des nerfs sous la peau. Son regard cille rarement, pupilles effilées couleur d'encre sur le lac d'or glacé de ses iris. Il ne s'abaisse jamais, même en présence de son Empereur et sa voix râpeuse, comme une caresse rêche à l'oreille, trahi rarement ses émotions.

Possédant une musculature davantage taillée sur la souplesse et la rapidité, elle possède néanmoins des muscles noueux, dont le motif racé se dessine parfaitement sous le derme couturé, rouage nerveux à la puissance forgée par de longues heures d'entraînements et des décades de sollicitation. Aux mains devenues rugueuses à force de manier les armes, ses longs doigts s'achèvent par des ongles courbes et à la corne aussi noire que de l'obsidienne. Les mêmes griffes se retrouvent sur ses pieds, forçant la femelle à ne porter que des semelles souples ouvertes autant sur les orteils que les talons, pour l’ergot meurtrier qui en jaillit, un vieil héritage génétique de sa lignée lointaine et bien plus primitive.

Le corps en permanence serré d'une mosaïque d'armures, il n'est cependant pas difficile de remarquer des courbes féminines bien que l'ordhaleron n'y apporte aucun atour de charme ou d'intérêt particulier. Musculeuse donc, elle possède des épaules équilibrées, continuant sur deux bras et un buste plat dont la poitrine tout aussi musclée est souvent comprimée d'une bande de cuir souple afin d'éviter un ballottement inconfortable en combat. Avec une taille marquée, ferme et souple au ventre plat sous le galbe des abdominaux prononcés, l'ensemble ne fait que ressortir des hanches voluptueuses surplombant des cuisses puissantes, nerveuses pour des jambes à l'endurance et à la force de frappe brutale. La cambrure de ses reins annonce guère la sensualité des courbes à tout postérieur, mais plutôt l'interminable appendice qui allonge sa colonne vertébrale en une queue mesurant près de cinq pieds. Préhensile, ce membre est capable de cingler avec la virulence d'un fouet comme de saisir des objets fragiles sur la simple volonté de Caïus.

Le Général ne peut pas être qualifiée de « belle », que ce soit par les normes ordhalerons que par celles vreëns. D'ailleurs, ce n'est absolument pas le but recherché. La femelle est une arme, autant par son esprit de stratège que son corps modelé par la Légion depuis le berceau. Son visage triangulaire possède des traits acérés, typiques d'un prédateur. Ses yeux d'or profond, impénétrables et luisant de férocité à peine domptée par une éducation martiale, surplombent un nez droit aux narines étroites. Si les lèvres sont souples et pulpeuses, elles sont bien plus habituées aux grimaces de rage et aux rires mauvais, proche de l'aboiement, qu'aux sourires de joie ou de bienveillance. Sous leur gaine se cache une dentition carnassière avec une double rangée de canines en haut comme en bas. Ce qui donne un total de huit crocs proéminents promptes à plonger dans la chair pour en déchirer le vélin délicat. A ce faciès austère, seulement orné de tatouage sur la pommette droite, s'allongent de nombreuses cornes parmi une chevelure à la blancheur sale, comme une neige souillée. Des oreilles effilées, percées d'anneaux d'or, sont peut-être la seule coquetterie que ce soldat s'autorise sans que les raisons soient explicites.



Caractère


Irascible et belliqueuse, voilà deux adjectifs qui pourraient parfaitement définir le Général Septimus. Guère encline à œuvrer par la diplomatie et encore moins à perdre son temps sur l'écoute des doléances de quelques noblesses outrées de voir l'Armée Impériale prédominer dans Xyria, Caïus a une méthode toute trouvée pour faire plier les plus récalcitrants des seigneurs ainsi que ses adversaires (les mettant dans le même panier dès qu'il s'agit d'assurer la sécurité de son Empereur) : « il suffit de tout cramer ». Grande adoratrice des feux de joie, l'ordhaleron est bien connue pour aimer se réveiller le matin au son d'un bûcher de valduris. Si certains aiment l'odeur du pain grillé ou du café, elle ce sera la grillade vreën au feu de bois. Après tout, si un diplomate d'une tribu récalcitrante fini en charbon, il sera bien plus facile à transporter au retour et la prochaine fois, il évitera de venir lui baver dans les étagères.

Se présentant comme une figure autoritaire, l'impulsivité du Général est à peine jugulée par son esprit d'une grande logique, elle-même laborieusement inculquée par des décades d'enseignements au sein de l'élite de la Légion Rouge. Stratégie militaire, maîtrise de toutes lames (des communes aux exotiques), combats de corps à corps, Caïus aura appris dans le sang et l'humiliation par ses professeurs à contrôler sa rage et ses crises de violences. Devenant une arme vivante, sa volonté et son entêtement n'ont fait que s'exacerber jusqu'à oblitérer tout le reste. Éduquée depuis le berceau par la Légion, l'on peut davantage parler d'un lavage de cerveau que d'un réel enseignement tant il fut virulent et efficace. Ne vivant que pour la sécurité et le bien être de son Empereur, il n'est plus question d'aspirations personnelles ou même d'ambitions propres. Cette loyauté qui frise l'adoration est heureusement contrebalancée par son mauvais caractère et son besoin d'action qui l'ont poussé tout au long de sa vie à entrer plus d'une fois en conflit avec son entourage et parfois Zeran lui-même.

Ne mâchant pas ses mots, exécrant l'hypocrisie, le Général est prompte à dire ce qu'elle pense et sans passer par quatre chemins. Nuisant fortement à ses capacités diplomatiques, sa franchise désarmante aura plus d'une fois embarrassée Drekryax Sraal, bien que son Empereur n'ait de cesse de se régaler de ce genre de spectacle. Bien sûr, il arrive parfois que le Conseiller parvienne à convaincre Caïus de mentir, mais même dans ces tentatives arrachées à force de débats houleux, cette dernière n'est pas du tout convaincante. De fait, si elle n'a toujours pas la tête tranchée à force de son comportement plus que scandaleux à bien des égards, c'est en partie grâce à l'étrange relation qu'elle entretient avec Zeran. Indéfinissable, l'on peut toutefois parler d'une confiance viscérale, presque instinctive car acquise par des décades de trahisons, de souffrance et de conflits où les deux ordhalerons auront toujours fait front commun.

La pugnacité de Caïus, que certains pensent être uniquement liée à son formatage, est en réalité bien plus complexe et ne s'explique pas. Au-delà de ses instructions à protéger l'Empereur, le Général aura appris au fil du siècle passé à connaître le mâle dans ses moindres subtilités et, d'une certaine façon, à l'apprécier autrement que par son rang et ses ordres. Bien sûr, cette affection réciproque, presque primale, est adroitement dissimulée sous un masque de froide relation domination/soumission lorsqu'ils sont en public, refusant que Drekryax ou toute autre personne découvre leur proximité et ne décident de s'en servir contre eux.



Inventaire


Caïus porte rarement l'armure associée à son rang, la jugeant trop lourde et trop encombrante pour l'exercice des instants quotidiens. Elle préférera porter un ensemble de cuir et de lamellaires assemblés par de nombreuses sangles et boucles. Une épaulière de métal et quelques mosaïques de mailles viennent renforcer les parties vitales de son organisme, sans pour autant entraver ses mouvements. La base de sa queue revêt la même protection que son épaule puis se couvre d'un cuir souple parfois agrémenté de boucles afin qu'une lame articulée orne son extrémité, lui permettant d’aggraver les dégâts infligés par son appendice lors de ses combats les plus féroces. Le blason de sa famille est fièrement exposé sur son cœur, unique référence à ses origines et à son identité propre. Elle porte à la ceinture deux fourreaux contenant ses sabres jumeaux à lames courbes, mais elle dissimule aussi nombres de couteaux de lancer, stylets et poignards dans les doublures de son uniforme ou de ses bottes. Sa gorge est étrangement protégée par toute une série d'anneaux de métal, ajoutant une touche plus tribale à son austère armement.



Histoire


Le sable était rouge, gorgé du sang de leurs ennemis. Le soleil cuisait le cuir et les plates des soldats, une brise venait à soulever les rares parcelles de sables encore sèches, venant créer des volutes qui troublaient la multitude de silhouettes monstrueuses des ordhalerons qui chargeaient les rues étroites et labyrinthiques de la capitale. Le vacarme des combats surpassait à peine les cris de rage ou d'agonie qui parsemaient tout Siltamyr. Quelques échoppes étaient en feu, bien que l'ordre d'éviter au mieux les dommages et les pertes civiles ait été largement propagé dans les rangs ordhalerons, la frénésie du combat oblitérait parfois l'esprit des plus sanguinaires de leurs légionnaires. Les troupes avançaient méthodiquement ; veillant à réduire la résistance puis attrapant leurs proies pour les amasser à l'arrière du front, parquant les sharda de la capitale comme du vulgaire bétail. Certains n'atteignaient jamais les enclos improvisés, finissant déshonorés et/ou dévorés dans quelques ruelles... et pas forcément dans cet ordre, mais le plus gros de la population civile survivrait à cette confrontation. Après tout, à quoi bon massacrer ceux qui œuvreraient bientôt à leur richesse et confort ?

Quant aux soldats qu'ils croisaient, pour le plus grand plaisir du Général Septimus dont le regard d'or parcourait la scène avec un plaisir aussi torturé que mauvais, la Légion Rouge gagnait inéluctablement du terrain. Certes, ces misérables à la peau de miel se défendaient bien, mais ils n'étaient pas de taille à vaincre une armée aussi organisée et volontaire. Bientôt, ils seraient aux portes du Palais et elle aurait l'immense plaisir de lâcher ses prétoriens sur les Immortels qui gardaient le sultanat. Un sourire excité vint à révéler des crocs multiples à sa dentition carnassière, alors qu'elle se léchait les lèvres du sang séché qui les maquillait. Son corps frémissait sur la perspective des prochains combats, n'ayant qu'éprouvé jusqu'alors que frustration. Les grouillots de l'armée régulière sharda ne l'amusaient pas et elle ne laissait derrière elle qu'un sillage de corps tranchés, parfois démembrés ou brisés. Aucun partenaire n'avait été à sa hauteur. Le cuir et le tissu de son armure s'engorgeaient de fluides encore tièdes, la plate rougissait et s'ornait de viscères. De ses cornes pendaient encore parfois quelques souvenirs macabres de ses adversaires déchus. Oui, elle voulait plus. Plus de défis, plus de souffrance autant dans son corps que dans celui de ses adversaires.

Tout avait commencé quelques jours plus tôt. Les flottes impériales avaient déposé le plus gros de la Légion Rouge ainsi que les troupes impériales dès que les canons et les  esclaves mis au sacrifice des remparts de la ville portuaire avaient permis une brèche suffisante. Telles des fourmis rouges, la glorieuse armée de l'Empereur Rheff s'était alors déversée et n'avait eu aucun mal à conquérir la pitoyable défense interne de Navryn, prise par surprise. Rapidement, ils avaient pu constituer le siège et distribuer les troupes pour engager leur véritable proie : Siltamyr. Quelques escouades rongeraient les côtes pour pacifier les villages, s'assurant qu'aucun renfort ne puisse prendre à revers les troupes en marche sur la capitale. A la tête de l'élite ordhaleron, le Général Septimus était en réserve tant que la voie ne serait pas libre jusqu'au Palais. Elle devait alors mener ses troupes pour conquérir le cœur de Radjyn avant l'arrivée de l'Empereur. Bien entendu, c'était sans compter sur l'entêtement de la femelle qui, au détriment du danger, s'était mise dans les premières lignes en compagnie d'une légion constituée d'ordhalerons vétérans les plus assoiffés et volontaires qui soient. Depuis trop longtemps ils croupissaient à Xyria. Il était temps de s'amuser enfin...

Le sang ruisselait à présent même sur le parvis, myriades de dentelles carmines qui suivaient les mosaïques délicates qui constituaient les marches du Palais. Debout sur un tas de corps d'Immortels en lambeaux, Caïus contemplait avec un rire démentiel, sauvage, la fin victorieuse d'un carnage qui s'était effectué en contrebas. Un autre jour, il y aurait eu un pittoresque marché sur cette place immense, mais aujourd'hui il n'y avait que le triomphe des troupes ordhalerons. La clameur se constituait de cris, de rugissements, de bruissements d'ailes et claquements de mandibules. Ils avaient gagné. La capitale était tombée, de même que la tête du Sultan El Thali. Et alors que la masse excitée de l'élite ordhaleron s'écartait pour laisser passer le cortège Impérial, un silence assourdissant gagna toute la place. Le Général Septimus descendit de son trône sanglant pour venir poser un genou au sol, poing sur le cœur alors que la haute et massive silhouette de Zeran Rheff venait à la surplomber. Lorsque l'Empereur fut sur la dernière marche et se présenta aux portes ouvertes du Palais, toute l'armée présente ne se mit pas à l'acclamer. Elle ne se mit pas non plus à scander son nom. Elle fit bien plus que cela. Au rythme d'un seul cœur, d'une seule conscience, tous les Ordhalerons frappèrent la garde des armes à leur cœur, créant une pulsation métallique géante. Il n'y avait aucune individualité. Ils étaient une seule voix. Ils étaient légion, ils étaient vengeance. Et vengeance, ils avaient obtenu aujourd'hui !


Plusieurs semaines étaient passées depuis la prise de Radjyn. Les dix premiers jours n'avaient été qu'une succession grotesque de festivités, de débauches, d'alcool et de festins pour célébrer un deuil royal. Pendant que le sultanat et l'Empereur s'offraient des orgies en dilapidant les coffres du pays, le Général Septimus n'avait pas désœuvré en leur compagnie. Si ses prétoriens occupaient une infime partie du Palais afin de veiller sur les généraux qui resteraient là, abusant de l'hospitalité d'Elyas El Thali et de ses banquets plus que généreux, la majeure partie se trouvait à Navryn. Elle n'avait pas besoin d'abandonner davantage de ses troupes dans les couloirs d'or et de mosaïques de Siltamyr : les Immortels étaient de redoutables combattants sharda. Elle avait pu goûter le plaisir de croiser le fer lors de la prise de la ville : son corps portait encore les cicatrices de ses rencontres. De plus, l'Empereur se trouvait dans la ville portuaire où le plus gros de la Légion stationnait. Elle-même préférait le spartiate de cet endroit à présent bastion d'ordhaleron, plutôt que la richesse clinquante et hypocrite du Palais et de ses beaux quartiers. Les réparations avaient rapidement débuté et s'il n'était probablement plus possible de restaurer la cité à sa splendeur exotique d'avant, ils comptaient bien solidifier ses défenses tout en les adaptant aux nouvelles armes à disposition.

Assise à son bureau, le meuble en bois de rose croulait sous des piles de rapports et de parchemins, parfois même de plaques de cire ou encore de rouleaux en cuir de moutons et de chèvres à l'usage de notes qui pourraient s'effacer aisément avec un racloir. Depuis peu, Caïus se mangeait migraines sur migraines en compagnie des Majors de l'armée impériale. Ils avaient renvoyé une autre partie de leur troupe à Neya et il ne restait plus qu'une légion de prétoriens pour assurer la garde personnelle d'élite de leur Empereur. Le reste n'était que des soldats de la Légion régulière, ce qui augmentait le malaise du Général Septimus qui regrettait déjà d'être en possession de si peu de ressources de qualité. Le bruissement des conversations, le grognement des dissensions quant à la répartition de leurs troupes finirent par avoir raison de sa patience. D'un claquement de langue et d'un sifflement de sa queue fouettant l'air avec agacement, elle congédia ses subalternes afin de pouvoir se retrouver seule quelques instants. Quittant le bureau, elle marcha jusqu'à une desserte au-dessus couvert d'une lasure pour gainer un feuillage d'or et de cuivre abstrait, mais délicat. Plusieurs cruches de cristal, emplies d'alcools forts à la robe tantôt ambrée tantôt de miel, se proposèrent à la sélection de l'ordhaleron. Prenant un verre, elle se remplit une large rasade avant de s'installer dans une méridienne sous la fenêtre de son salon. Son regard reptilien glissa sur les décorations sommaires, les fresques et les soieries avant de se plonger dans l'ondulation exquise de son breuvage, née de la légère rotation de son poignet.

Lentement, ses pensées dérivèrent sur le flux du temps, remontant le courant jusqu'à la source de son existence. Son regard s'estompa derrière ses paupières closes et seul lui parvint le vent féroce de l'extérieur. Le ciel s'obstruait de nuages gris et l'océan se soulevait en vagues de plusieurs pieds. Les bannières claquaient furieusement, rythmant l'approche de la tempête.

Cela faisait plus d'un siècle qu'elle servait l'Empire. En réalité, depuis sa naissance l'étendard carmin de la Légion était son unique souvenir. Née d'une mère Major dans l'armée Impériale et d'un père magistrat à la Cour de Neya, elle avait été le fruit d'une longue lignée à la sélection particulièrement stricte dans ses mariages. Il devait obligatoirement il y avoir d'un côté ; un ordhaleron cérébral et de l'autre ; un martial. L'objectif était simple, il fallait que la combinaison offre à la génération suivante le meilleur patrimoine possible. Bien sûr, le fait qu'elle obtienne un nom masculin malgré son sexe n'avait rien à voir avec la frustration de son paternel qui, tellement frustré de ne pas avoir de mâle avait alors réfuté sa légitimité et intimé à sa mère de rallonger sa permission afin de concevoir un véritable héritier dans la foulée. Bien sûr, cela n'avait rien à voir avec le fait que son père fut depuis ce jour et jusqu'à sa mort, un eunuque et sa mère une excellente prétorienne dès son retour dans l'armée. Quant à elle, Caïus Augustus Septimus, elle avait été confiée à la Légion Rouge sans une once de regret quel que soit la branche familiale.

Allaitée par une civile le temps d'être sevrée, elle fut ensuite placée dans les écoles et reçue ses premiers cours aux maniements d'armes et de lutte corporelle à l'âge de cinq ans. Pendant les deux décades qui suivirent, Caïus ne quitta plus les bâtiments de formation de la Légion et s'entraîna nuit et jour à parfaire ses enseignements. Ce ne fut qu'à ses vingt-cinq ans que l'ordhaleron décida brusquement de participer au rituel de valeur annuel. Pourtant, exemptée de cet exercice car déjà membre de l'armée, ce fut davantage une manœuvre stratégique qu'un réel caprice de sa part. Elle savait que l'Empereur et son fils assisteraient au massacre et elle voulait se faire voir. Se faire connaître de ceux qu'elle servait déjà corps et âme. Sa condition de soldat ne lui plaisait pas, ce n'était pas suffisant : elle voulait entrer dans l'armée impériale aux côtés de sa mère. Son sang bouillait de violence, mais aussi d'ambition. Se faufilant hors des baraquements, Caïus passa une cape et s'habilla d'une tenue disparate en cuir et tissu de mauvaise qualité, dissimulant son visage à l'ombre d'une capuche élimée. Elle se présenta au jour de la cérémonie parmi la foule nerveuse et excitée des volontaires et entra dans l'Arène sous la clameur assourdissante des spectateurs.


Le Général rouvrit les yeux, dardant les orbes reptiliens sur la fenêtre aux vitraux agressés d'une pluie étrange. Le bruit rappelait une chute de gravillons et pourtant elle était au second et dernier étage de la villa qui était désormais son domaine. Fronçant les sourcils, elle se leva pour déposer le verre sur la desserte puis approcha de la baie qu'elle ouvrit d'un geste prudent. Un sursaut fit claquer sa longue queue alors que ses doigts se refermaient sur d'étranges billes froides accumulées au bord de l'embrasure. Le ciel, alourdit de sombres nuages, faisait tomber une grêle aussi virulente inappropriée sur ce continent. L'air tiède faisait fondre la majeure partie des perles avant même qu'elles ne touchent le sable ou les façades, mais une infime partie venait tout de même à perturber les sens de la population. Ordhalerons comme Sharda sortaient dans les rues et observaient avec des yeux ronds le phénomène. Pour sa part, Caïus goûtait littéralement à la singularité en portant à ses lèvres le fruit des nuages noirs. C'était bien plus froid que tout ce qu'elle avait connu jusqu'à présent et ça n'avait aucun goût. De l'eau gelée, comme aux plus froids hivers de Neya et pourtant elle ne se souvenait pas de l'avoir jamais vu cracher une telle glace depuis son ciel. Ne découvrant aucun intérêt supplémentaire à cette histoire, bien que la présence de grêle sur Radjyn était une inquiétante opération, le Général laissa son regard d'or glisser sur le sol de la cour à quelques lieues de sa villa.

Les billes blanches tombaient sur le sable et créaient quelques fugaces explosions dans les grains chauds, soulevant des corolles humides qui se figeaient à mi-parcours, gorgées de l'eau à nouveau fondue. Bientôt le sable s'assombrit à l'image des cieux et ne fut plus qu'une étendue boueuse qui replongea l'ordhaleron dans ses souvenirs...

Jadis le sable de l'arène s'était lui aussi gorgé. Non pas de pluie, mais de la sueur et du sang de ses hôtes. Lorsque la mêlée générale s'était achevée, laissant la poussière retomber au même titre que les viscères de leurs derniers adversaires, il ne restait que deux silhouettes encore debout. Caïus et un ordhaleron à la carapace d'un vert de sève malsain, mandibules cliquetantes et ailes frémissantes. La chitine s’espaçait sur du cuir sombre à la musculature noueuse comme l'écorce d'un arbre. Haut de quatre pieds, il était aussi large que grand  avec dans ses mains humanoïdes deux haches courtes. Son faciès se confondaient en un mélange d'insecte pour ses yeux noirs globuleux et vaguement humain pour sa bouche aux lèvres quasiment inexistantes sur sa dentition éparse dont les mandibules jaillissaient de joues à la chair effilée comme du vieux lin. Quatre jambes arquées soutenaient le buste massif et replet, finissant par des pieds à trois orteils. Les deux combattants s'observèrent, s'évaluèrent alors qu'ils entamaient une approche prudente de l'un et de l'autre, les corps frémissants et les esprits en ébullitions. Progressivement, un silence gagna l'arène alors que le public retenait son souffle. Jusqu'alors, la jeune femelle avait retenu ses coups. Elle avait fauté volontairement à plusieurs reprises, récoltant d'exquises blessures sur les flans et les épaules, la cuisante douleur faisant monter en elle l'exaltation du combat.

Elle avait attendu et espéré cette finale depuis bien des lunes. Et cela aurait pu devenir un spectacle à la hauteur de son auditoire puisque l'Empereur et toute sa famille étaient présents. Elle comptait bien donner tout ce qu'elle possédait pour éblouir son dirigeant, pour lui prouver combien la Légion Rouge éduquait l'excellence à ses pupilles. Malheureusement, le mâle ordhaleron dédaigna Caïus et clama être un gagnant par défaut. Il s'avança jusque sous la loge impériale pour arguer qu'en respect de ses us et coutumes, aucune femelle ne mériterait l'honneur de croiser le fer avec lui. Elle n'était rien de plus que des mères porteuses décérébrées et à peine bonne à pondre de futurs guerriers masculins. Mais puisqu'il n'était pas un monstre, il demanda à l'Empereur de faire montre de mansuétude pour le récompenser de sa victoire : il offrait ainsi la vie sauve à son adversaire qui ne devait probablement sa survie qu'à la piètre qualité des autres combattants de cette année. D'abord immobile, Caïus finit par se fendre d'un immense sourire, crocs ruisselant de bave rougie du sang de ses précédentes victimes et elle, dans sa toute aussi généreuse mansuétude, n'hésita pas à bondir sur son adversaire pour l'émasculer et elle lui enfonça sa virilité au fond de la gorge de sorte à ce qu'ils soient tous deux au même point : des parties génitales à l'intérieur du corps et non plus pendouillant grossièrement entre les cuisses. Malheureusement, l'ordhaleron insectoïde ne survécu pas à cette opération disons le : quelque peu brutale. Il agonisa donc dans une flaque vermeil aux pieds de ce qui fut clamé être la gagnante de l'année 1011 de l’Ère de la Paix.

Le même sourire carnassier se lisait encore aujourd'hui sur les lèvres du Général Septimus dont la violence était à peine contenue par des décades d'une formation si stricte qu'elle relevait tout simplement d'un lavage de cerveau en bonne et due forme. Car après cet éclat lors du Rituel, son imposture ne tarda pas à être révélée. Bien entendu, il aurait fallu l'exécuter pour avoir ainsi bafoué les traditions et causé la mort de ce qui aurait pu être une excellente recrue, mais l'héritier au trône Zeran Rheff avait été amadoué par la férocité de Caïus et il fut décidé que la vie de la femelle lui reviendrait. De ce jour jusqu'à sa mort, le soldat Septimus fut assignée à la protection du futur Empereur. Quittant les baraquements de la Légion régulière, elle fut transférée dans les bâtiments de l'armée Impériale pour y recevoir un enseignement bien plus strict et brutal. Les exercices étaient pour la plupart mortels, créant une sélection naturelle plus que virulente parmi les troupes qui, au fil des ans, se clairsemèrent jusqu'à ne laisser qu'une élite féroce à la discipline et volonté de fer. Toutes ces années de lutte et de souffrance s'espacèrent heureusement de quelques périodes à la joie singulière pour Caïus dont sa relation avec Zeran tournait sur une amitié malsaine. Les deux jeunes ordhalerons faisaient les quatre cents coups dans le Palais, fuyant leurs instructeurs réciproques pour aller dans le donjon et torturer les prisonniers ou encore pillant les cuisines et les caves à vins jusqu'à se faire attraper et sermonner des heures durant. Caïus finissait aux corvées les plus exécrables tandis que le prince était assigné à sa chambre pour des études barbantes sur la politique et la diplomatie. A chacun son type de punition...


Les yeux du Général se détournèrent de la cour à présent rincée d'une pluie drue, le vent soufflant avec la force de dix hommes au point de plier les palmiers et renverser quelques ballots de marchandises laissés sur l'appontement. Refermant les vitres, elle s'en alla retrouver son verre de liqueur qui vint aussitôt à presser à ses lèvres. Buvant quelques gorgées, l'ordhaleron tenta de chasser la nostalgie qui l'envahissait comme un venin. Le passé était loin derrière elle, y revenir aujourd'hui ne servirait à rien. Neya était scandaleusement loin, sa patrie lui manquait alors que toute l'action qu'elle aurait pu espérer ici n'avait été l'affaire que de quelques jours. Les valduris étaient faibles et si cette île aride n'était qu'une passerelle pour leur véritable objectif, Caïus ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine rancœur. Un malaise persistait sans qu'elle ne parvienne à mettre le doigt dessus. Peut-être éprouvait-elle une quelconque frustration à la victoire facile de cette guerre éclair. Quelque chose leur échappait et elle ne parlait pas de ce mystérieux ingénieur aux créations fantasques et redoutables... non, la docilité du peuple n'était pas normale. Tout avait été décidément trop facile. Caïus joignit les mains dans son dos pour se mettre à déambuler dans le salon, le regard levé sur le plafond aux arches ondoyantes, couronnées de fresques d'or et de vermeil. Elle avait peur pour la sécurité de son Empereur. Peur qu'un mal encore non identifié ne grandisse à l'ombre des clair-obscures de cette contrée de poisons et de songes hypocrites.

Son service auprès de Zeran n'avait pas cessé après la mort de son père. Côtoyant le colosse d'albâtre depuis plus de vingt ans, elle n'avait jamais faibli dans sa loyauté. Même lorsqu'il sombra dans la folie et la rage, même lorsqu'il se retourna contre ses proches et sembla se noyer dans une soif de sang et de souffrance inextinguible, Caïus resta stoïquement à ses côtés. Même lorsqu'elle fut elle-même aux griffes de l'Empereur fou, même lorsqu'elle fut marquée par sa rage et ses doutes à son égard, jamais son regard ne se détourna du sien. Jamais elle ne courba l'échine et toujours elle se tint à ses côtés. Elle ordinairement aussi bouillante que Zeran, n'était plus qu'une rage froide et implacable, dédiée à son Empereur et convaincue de pouvoir l'apaiser avant qu'il ne sombre dans un tourment et une déchéance sans retour possible. Ce fut elle qui brava sa colère une énième fois pour le prévenir que sa Cour grondait et que le peuple songeait à la révolte. Ce fut elle qui souffla à l'oreille de Zeran qu'il y avait bien des avantages à conserver son trône et que la vengeance devait s'appliquer au masque de ce pouvoir qui lui était possible de conserver en ravalant sa haine. Ce fut elle qui jugula la crise de l'Empereur et réussi à le convaincre d'apaiser sa soif pour écouter la noblesse et éviter le soulèvement du peuple. Durant toutes ces années d'éducation au sein de l'Armée Impériale, Caïus Augustus Septimus avait été formatée pour assurer la sécurité de Zeran. Elle devait donc le protéger de l'extérieur, mais aussi de lui-même. Et en cette unique et périlleuse prise d'initiative, c'est ce qu'elle fit.

Lorsqu'un calme tout relatif fut à nouveau présenté sur Neya, elle fut nommée Général de l'armée qui l'avait recueillit presque un demi-siècle plus tôt. Consciente de l'énorme responsabilité mise à sa charge, l'ordhaleron ne plongea corps et esprit dans l'étude des stratégies à l'ampleur de légions entières de prétoriens pour certains bien plus âgés et expérimentés qu'elle. Ses journées ne possédèrent bientôt plus assez d'heures pour satisfaire les ambitions de Caïus. Elle étudiait de l'aube jusqu'aux zénith avant de passer aux entraînements martiaux et d'escrimes avant de passer en fin d'après-midi aux exercices et manœuvres militaires avec ses hommes. Si la politique et ses délicats rouages lui passaient bien au-dessus des cornes, le nouveau Général ne lésinait pas sur le reste. Lorsque les mois à son nouveau poste se transformèrent en années puis en décades, la réputation de Caïus ne fut bientôt plus à faire tant son caractère revint à son origine : belliqueuse et irascible. Quant à l'Empereur, il semblait que même lui ne fut guère plus à l'abri ; il n'était pas rare de voir le Général traîner le colosse à sa suite pour le forcer à maintenir le rythme en des échanges d'armes violents. L'architecte du palais s'en plaignait énormément d'ailleurs, devant bien trop souvent réparer les dégâts qui résultaient de telles rencontres. Il n'était pas rare non plus de voir des colonnes de fumées noires, poisseuses, s'élever à l'extérieur du Palais quand le Général faisait flamber quelques dissidents ou prisonniers valduris, rajoutant à son tableau de chasse une tendance pyromane assez prononcée.


Un soupir échappa aux lèvres de la femelle qui baissa le nez sur son verre vide. Une moue déçue courba les traits acérés de son visage, mais elle se résigna à ne pas se resservir. La journée n'était hélas pas terminée et il lui restait encore énormément de choses à prévoir. Même si sa magie l'autorisait à quelques écarts de conduites concernant l'alcool, elle ne désirait pas tenter sa chance. Doté d'une régénération bien plus accrue que le reste de ses compatriotes, les gueules de bois lui étaient parfois évitées depuis que son Don s'était révélé presque deux ans plus tôt. Bien qu'encore instable et parfois totalement absent, il s'agissait d'une roulette alsdern ! Mais d'un autre côté, elle profitait d'une magie on ne peut plus adaptée à sa mission : veiller sur Zeran Rheff au prix de sa vie. Hors si cette dernière se voyait rallongée grâce à une guérison accrue, ce n'était certainement pas le Général qui s'en plaindrait. AU moins, sa découverte avait été moins traumatisante que l'Empereur et sa magie étrange, pleine de noirceur et de tourments, comme son cœur en réalité. Le souvenir de cette période collait encore des frissons au vétéran qu'elle était ! Hors elle en avait vu des choses étranges, répugnantes et horribles -même dans ses critères- tout au long de son existence, mais ça ? Nope. Jamais. Et elle n'était franchement pas pressée de le revoir. Avec un énième soupir, Caïus approcha des doubles portes qui séparaient ses appartements privés ainsi que son bureau au reste de sa demeure. Poussant les battants, elle parcouru du regard les Majors qui attendaient depuis tout ce temps. D'un signe de tête, elle leur signifia que la séance pouvait reprendre. Il n'était plus temps de se perdre en nostalgie... elle avait une ville à sécuriser et des nids de rébellion à étouffer dans l’œuf.



Ambitions & Desseins


La seule ambition de Caïus est de maintenir en vie son Empereur. Lorsque ce dernier se lia d'un Drake, l'on aurait cru la tâche plus aisée mais c'était sans compter sur l'impulsivité de Zeran. Après avoir déterminé ce qui pouvait encore blesser le mâle, il ne lui resta plus qu'à adapter les procédures en conséquence. A présent, le Général se doit d'adapter ces dernières à la géographie, vie et climat de Radjyn afin d'offrir la meilleure sécurité à son Empereur ainsi que son entourage. Autrement, Caïus ne possède aucune ambition propre si ce n'est celle de rester aussi affûtée et mortelle que ses armes, ne lui autorisant aucun repos.




Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Oui
Moultipass : Validé par pépé.



◈ Missives : 52

◈ Âge du Personnage : 188 ans
◈ Alignement : Chaotique Mauvais
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : /
◈ Origine : Neya - Xyria
◈ Magie : Ombres
◈ Lié : Panaxauch
◈ Fiche personnage : Zeran

Maître du Jeu
Zeran Rheff

◈ Mer 14 Déc 2016 - 20:20

Ce cheeeer Caïus Pupuce.

Tu connais la procédure. Tu suis la lumière et tu y es.
La Légion est épique, je sais, je sais.

*Main au cul* allez disparaît. Plus vite que ça.